mercredi, juillet 25, 2007
vendredi, juillet 20, 2007
France, ta jeunesse foot le camp !
Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas
Oui j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas...
C’est une Lettre à France comme celle de Michel Polnareff (1944), qu’à l’avenir les jeunes espoirs du football français pourraient être amenés à écrire à leur beau pays. Même si le mouvement ne date pas d’hier, l’exode des futurs talents résonne comme une fanfare mortuaire, laissant comme une saignée profonde dont le seul mérite est de faire la place à une nouvelle génération encore plus brillante que la précédente.

A l’heure où le néo international Bakary Sagna (1983) va quitter les bords de l’Yonne pour découvrir ceux de la Tamise contre la modique somme de 11 millions d’euros et un salaire deux fois supérieur à celui qu’il percevait à Auxerre, c’est quasiment la moitié de la sélection des Bleuets (2005-2006) qui évoluera la saison dans un championnat étranger, loin de la modeste Ligue 1 dirigée par l’avocat moustachu Frédéric Thiriez (1952).
Les jeunes footballeurs français rejoignent les aspirants chercheurs et les futurs loups de la finance mondiale outre manche là où l’herbe est plus verte et la fiscalité plus tendre. Bakary Sagna va rejoindre, chez les Gunners, des exilés de longue date comme Gaël Clichy (1985) et Mathieu Flamini (1984).
Outre le fait d’avoir tous évolué avec les meilleurs de leur catégorie d’âge dans les multiples sélections nationales, le point commun de la plupart de ces espoirs qui fuient des stades au doux nom comme le stade manceau Léon Bollée ou le stade lorientais du Moustoir pour cirer le banc des moins pittoresques Emirate Stadium d’Arsenal et autre Stamford Bridge de Chelsea, est de n’avoir pour ainsi dire pas joué plus d’une cinquantaine de matches en France.
Symptomatique le cas de l’athlétique et rugueux latéral gauche d’Arsenal Armand Traoré (1989) qui n’a que 16 ans et aucun match de L1 dans les gambettes .Formé au Racing 92 et passé en coup de vent à Monaco, le seul joueur de la sélection nationale des moins de 17 ans à jouer à l’étranger perpétue une tradition familiale de l’exil puisque son frère Djimi Traoré (1980) formé à Laval n’a joué que quelques matches en Mayenne avant de découvrir la rigueur des hivers britanniques à Liverpool en 1999.
Pour les clubs anglais, l’importation massive de jeunes pousses françaises est très rentable. Des joueurs peu chers par rapport aux jeunes anglais, amenés à maturité par les meilleurs centres de formation du monde et dociles au vu des salaires versés par leurs généreux employeurs. Ajoutez à ceci une belle plus value potentielle à la revente si le poussin éclot correctement. Les clubs anglais achètent ainsi du footballeur français clé en main avec la garantie constructeur et la révision des 100 000. Le choix anglo-saxon se porte essentiellement sur du joueur à vocation défensive, pas doué de la plus belle technique balle au pied mais doté des fondamentaux et d’un bagage intellectuel viril mais correct.
L’Angleterre, nouvelle terre promise pour nos jeunes, on peut le croire quand on remarque que le sélectionneur Raymond «Père Denis» Domenech» (1952) a récemment convoqué en équipe de France A, Abou Diaby (1986) et Lassana Diarra (1985), deux joueurs que les spectateurs français ne connaissent ni des lèvres ni des dents mais qui jouent régulièrement en Premier League sous les couleurs d’Arsenal et Chelsea.
Abou Diaby, formé à l’ INF Clairefontaine porta une dizaine de fois la tunique auxerroise avant de filer à l’anglaise se mettre sous la coupe d’Arsène Wenger (1949) Présenté comme le futur Patrick Vieira (1976), ce natif d’Aubervilliers profitera peut être d’un temps de jeu conséquent chez les Gunners pour s’y imposer la saison prochaine. Quant à Lassana Diarra, intronisé par beaucoup d’observateur futur Claude Makelélé (1973) il aura arpenter le mythique stade havrais Jules-Deschaseaux une trentaine de fois avant de s’exiler en 2005 à Chelsea pour s’y imposer progressivement comme milieu défensif et/ou comme arrière droit, une polyvalence appréciée par l’entraîneur lusitanien José Mourinho(1963).
Eleveurs de champions, le célèbre entraîneur au bonnet Guy Roux (1938) se désole régulièrement de cette fuite des mollets vers des contrées fiscalement plus attrayantes; son ancien club, l’Association Jeunesse Auxerroise vient de perdre outre Bakary Sagna le prometteur défenseur Younés Kaboul (1986).Considéré par beaucoup comme un élément de la future garde de la défense des Bleus. il vient de signer pour 11 millions d’euros pour rejoindre les Spurs de Tottenham. Il rejoindra l’improbable Dorian Dervite (1988), jeune défenseur lillois et international dans toutes les catégories d’âge jusqu’aux moins de 19 ans. Ce grand dadais d’1m 93 n’ jamais foulé de son auguste démarche les terrains de Ligue 1.
Dorian Dervite est au milieu d’un litige administratif très représentatif des incidences de l’exode précoce des jeunes footballeurs français. Formé au LOSC, il aurait dû s'engager avec le club nordiste en vertu de la réglementation française, qui oblige un joueur à signer son premier contrat stagiaire dans son club formateur. Une réglementation qui n'est pas en vigueur dans les autres pays, ce qui a permis à Tottenham d'acquérir le Français. La FIFA devra juger des réparations financières auxquelles Lille peut prétendre.
Les Spurs de Tottenham ne sont pas en reste pour accueillir les jeunes pousses françaises puisque Adel Taarabt (1989) y séjourne depuis quelques mois après qu'il se soit frité avec ses coéquipiers lensois du CFA. La Perfide Albion serait elle devenue le nouveau camp disciplinaire des jeunes sauvageons français, that is the question! Celui qui fut jadis le plus jeune aspirant français à l’âge de 12 ans , est régulièrement convoqué en équipe de France des moins de 18 ans, mais son cœur balance encore entre la sélection tricolore et son pays d’origine le Maroc ou le sélectionneur aimerait le compter dans ses rangs.
Arnold Mvuemba (1985), pensionnaire de l’équipe de France espoir avec laquelle il a remporté le Tournoi de Toulon en 2005 et le titre de meilleur joueur est un milieu de terrain axial. Formé au Stade Rennais, il intègre rapidement l’équipe première et réalise quelques bons matchs sous la houlette de László Bölöni (1953) . Mais comme tous les éphèbes taille Junior, il rêve de ressembler à Thierry Henry (1977), de s’habiller en Tommy Hilfiger (1951) et de déambuler dans les rues de Londres au bras d’un mannequin à la mode. Mais pas de Notting Hill pour le franco congolais, il a signé pour les rivages de Portsmouth au Sud Est de l’Angleterre.
L’ex-castelroussin Yassin Moutaouakil (1986) vient de signer dans le club de Charlton 19ème de la Premier League 2006-2007 et relégué en deuxième division britannique. Alors que son avenir aurait dû prendre le chemin d’une des défenses de Ligue 1, ce membre éminent des Espoirs français va aller se faire bizuter dans un championnat où l’on casse du tibia comme le bûcheron casse du petit bois. Comme dirait Jean-Luc Delarue (1964), c’est son choix ! Qu’il ne vienne pas se plaindre si son exil lui coûte un genou et le tient éloigné de l’Equipe de France A.
D’autres espoirs ont franchi le Channel, les Pyrénées, le Tunnel du Mont Blanc ou encore la ligne Maginot, on citera Ricardo Faty (1986) partira exercer ses talents au Bayer Leverkusen, Charles N'Zogbia (1986) qui fut un temps suspendu de jeu par la justice suite aux plaintes répétées du Havre à l’encontre de Newcastle accusé d’avoir débauché sans vergogne un jeune formé au club ou encore Yoann Folly (1985) l’ex stéphanois parti s’exiler en Angleterre et qui fait le tour du pays.
Si les expatriés sont souvent comme nous l’avons vu des jeunes sans expérience de la Ligue 1, l’exode touche aussi des talents qui ont eu l’occasion de faire reluire leurs crampons sur les pelouses hexagonales.
Julien Faubert (1983) le sosie officiel de Kmaro (1980) (chanteur libano-canadien de musique de danse de jeunes) vient de quitter les rives de la Garonne et l’équipe des Girondins de Bordeaux pour aller jouer à West Ham (15eme de la dernière édition de Premier League !). Récemment convoqué en bleu par Raymond "Je déteste Giuly et Pirès, ils essayent de niquer ma gonzesse !" Domenech, on se demande quel est l’intérêt d’aller se faire oublier du sélectionneur national à un an du Championnat d’Europe dans une formation qui compte déjà une trentaine de gaillards velus du mollet.
Un début de réponse, la thune, le flouze, l’artiche, la fraîche, la maille («Yannick J’aime ta maille»)... Comme dirait beau-papa un peu hardiment avant d’aller aux toilettes, je vous laisse, je vais essorer le Faubert !
Une dernière nouvelle vient de tomber sur les téléscripteurs, le néo Hammer a été victime d'une rupture du talon d'Achille lors d’un match amical face aux Tchèques du Sigma Olomouc. Il risque six mois d'indisponibilité. Humpf !!!!
A croire que l’Aquitaine n’attire que les jeunes pères de famille et les escaladeurs de moins de 80 cm, Rio Antonio Mavuba (1984) après 4 saisons en Gironde ,prend ses cliques et ses claques et rejoindra le sous marin jaune de Villareal. Il espère sans doute un destin à la Claude Makelélé qui s’exila en Espagne pour défendre les couleurs du Celta Vigo, marchepied à son triomphe au Real de Madrid puis à Chelsea.
Yoann Gourcuff (1986), pur produit made in Cote d’Armor (Spécial Akrazeltro à notre Barde costarmoricain, Nicolas Baudet (1972), est arrivé au Stade Rennais en 2001 en même tant que son père, l’entraîneur Christian Gourcuff (1955).
Très rapidement courtisé par les plus grands clubs européens, ce jeune milieu de terrain très technique n’a pas fait long feu en Ligue 1 et après une deux saisons en France, il a rejoint le Milan AC au cours de l’été 2006, malgré les appels du pied du PSG.
Dommage car la Ligue 1 aurait eu besoin de sa précision de passe et de sa belle vision du jeu. Au lieu d’enflammer un Parc des Princes qui attend toujours un joueur capable de lui faire oublier la technique d’un Safet Susic (1955) ou d’un Valdo (1964), le jeune breton préfère côtoyer les Paolo Maldini (1968) et autre Pippo Inzaghi (1973) et cirer le banc de l’équipe professionnelle, ah les jeunes c’est plus ce que c’était mon bon monsieur !
Sur le bord de la route de l’expatriation des espoirs déçus on trouvera quelques candidats à la gloire qui sont resté en rade. Le francilien Mourad Meghni (1984), considéré comme le nouveau Zinedine Zidane (1972) s’est expatrié en Italie à l’âge de 16 ans. Là-bas, tout est neuf et tout est sauvage et Mourad Meghni ne s'impose pas comme titulaire De retour en France à Sochaux il déçoit et fait quelques allers retours entre Bologne et la Franche Comté sous forme de divers prêts. Cette année, il semble enfin avoir trouvé une issue favorable en signant à la Lazio de Rome pour 1 million d’euros. Mais que de temps perdu pour un talentueux potentiel qui ne connaitra probablement pas les joies d’une convocation avec les Bleus.
Force est de constater qu’un aller sans retour vers Londres en Eurostar peut s’avérer périlleux. Ainsi Jérémie Aladière (1983) pressenti comme le futur grand attaquant français n’a jamais réussi à percer à Arsenal. Arrivé tout droit de l’INF Clairefontaine, centre technique national et fabrique à champion, le natif de Rambouillet évolue désormais à Middlesbrough. Comme ses anciens comparses Gaël Clichy et Matthieu Flamini le passage par la case Arsenal l’a éloigné de la sélection tricolore, laissant le champ libre à d’autres jeunes de la même promotion.
Mais les cas les plus flagrants d’un exil un peu hâtif sont sans doute ceux de Florent Sinama-Pongolle (1984) et son cousin par alliance Anthony Le Tallec (1984) formés par le Havre et qui partirent tous les deux à 17 ans rejoindre Gérard Houllier (1947) à Liverpool en 2001.
Ce double transfert reste comme le symbole des joueurs français ayant quitté trop tôt leur club pour tuer leur carrière avant même qu'elle ne commence. Les deux espoirs n’ont eu cesse de naviguer de clubs en clubs sans jamais s’imposer.
Malgré tout, Anthony Le Tallec semble avoir trouvé une certaine stabilité à Sochaux ou il a gagné la dernière coupe de France et Florent Sinama-Pongolle a rejoint le Recreativo Huelva où il a inscrit 12 buts la saison dernière. Les deux comparses qui enflammèrent l’attaque de l’équipe de France Espoirs ne seront jamais convoqués en équipe A tout un symbole.
Si plus dela moitié des bleuets 2005-2006 ont quitté leur douce France, il reste quelques futures stars pour contenter l’amateur de football que je reste. Paradoxe des paradoxes, les deux joueurs à qui l’on prête le plus brillant des avenirs, Samir Nasri (1987) et Karim Benzema (1987) jouent encore à la maison.
A 19 ans, Samir Nasri , le minot marseillais a déjà disputé une centaine de match sous la tunique phocéenne. Sa technique et son volume impressionnent les observateurs qui en font à tort le futur Zidane. Nasri est Nasri et personne d’autres, son jeu clairvoyant se rapproche plus de celui de joueurs comme Anderson Luis de Souza dit Deco(1977) ou Andrea Pirlo (1979) que de l’illustre Zizou.
Nul doute qu’après avoir envenimé les travées du Vélodrome il suivra l’exemple de Franck Scarface Ribéry (1983) parti briller sur les terrains allemands et qu’il signera dans un très grand club européen. Son plan de carrière est réfléchi, le jeune homme est bien entouré et il sait qu’un départ précoce pour l’étranger peut signifier une carrière ratée, sportivement parlant.
Karim Benzema (1987), bien que courtisé par de nombreux clubs a choisi de rester en France, il brillera à la pointe de l’ogre lyonnais au moins la saison prochaine. Même constat que pour Samir Nasri, une carrière menée avec réflexion, un entourage stable et la chance de jouer dans un grand club français qui dispute la ligue des champions chaque année.
Raymond «plus beau à 50 piges qu’à 25» Domenech ne s’est pas trompé en sélectionnant rapidement les deux compères, leurs débuts en Bleu ont été fracassant et l’avenir de la sélection nationale parait positif avec ces deux gaillards à la manœuvre.
Constatation encourageante, les moins de 19 ans français qui disputent en Juillet 2007 le Championnat d’Europe sont encore pensionnaires de clubs hexagonaux. Aucun des 18 joueurs sélectionnés par Guy Ferrier n’évoluent à l’étranger. Malheureusement on peut penser que quelques recruteurs ont fait le déplacement en Autriche pour scruter leurs futures recrues. Les plus en vue comme le monégasque Malaury Martin (1988) ou le lensois Kévin Monnet-Paquet (1988) succomberont-ils aux contrats juteux proposés par les clubs étrangers, affaire à suivre ...
Les Jbebs ont également connu les affres d’un exode massif de leurs jeunes et vigoureux membres. Mais à contrario de nos glabres footeux, les Jbebs s’exilent après avoir brillé sur le sol national, sauf peut être le franco-helvète Antoine Thooris. (1973) qui à l’instar de tous les jeunes joueurs et joueuses de tennis a choisi d’évoluer pour des raisons fiscales dans le modeste club de deuxième division suisse de Lausanne. Parti très jeune affronter la rigueur de la culture allemande lors d’un premier transfert outre-rhin, le jeune Athégien d’origine orientalo-nordiste s’est vite installé en Suisse, où il fait valoir un jeu rugueux et physique ainsi qu’une prédisposition naturelle au capitanat.
Formés dans la région parisienne, le généreux et ex-espèce d’Icaunais Benoît Viteur (1973) a rejoint le champion de France Olympique Lyonnais. Après une violente prise de bec avec Guy Roux lors d’un essai à Auxerre, ce footballeur doté d’un physique atypique à ce niveau a choisi de s’exiler pour raisons familiales dans la région rhône-alpine. Il a été rejoint par le solide et infatigable Stéphane Leterrier (1973). Ce jeune trentenaire est un porteur d’eau (minérale), ascète et résistant. Ces deux néo-lyonnais ont choisi la stabilité d’un grand club afin de convaincre Raymond «Ex Big Moustache»Domenech de les convoquer en Equipe de France de raclette au Mont d’or.
Un temps convoité par les plus grands clubs ibères comme le Club Deportivo Orientación Marítima ou encore la Unión Deportiva San Sebastián de los Reyes, l’élégant hispano- rosnéendesbois Cédric Pascual (1973), défenseur dont le physique n’est pas sans rappeler à la fois l’immense libéro madrilène Fernando Hierro et le célèbre buveur de bières Homer Simpson, évolue dans le club de la capitale au stand Merguez-Frites du Parc des Princes. Une cruelle blessure auto-infligée au genou aura eu raison d’une belle carrière. Adios celui qu’on surnommait El Gavilán.
L’auteur de ces lignes (1970) a choisi l’exil vers un club prestigieux, résistant aux sirènes d’un club qatarien qui voulait donner sa chance à un vieux joueur de 36 ans ! Il évolue désormais sous la férule de Laurent Blanc (1965) aux Girondins de Bordeaux dans les gradins.
Le déjà cité Nicolas Baudet (1972), vif ailier aux chevauchées dantesques et marmoréennes, bien que formé en Bretagne et après un bref passage au Havre Athletic Club, évolue au côté du Parisien Philippe Thomas-Raynaud (1972). Ce joueur fantasque, aux dribbles imprévisibles et à la reprise de volée légendaire possède une accointance canadienne qu’il partage avec le plus célèbre des Jbebs du Monde.
Seul Jbeb évoluant outre-Atlantique, le sémillant et luxuriant Julien Capraro (1973), joueur au physique puissant (qui n’est pas sans rappeler un Jean-François Larios en fin de carrière) a revêtu la chasuble des Colombiens Britanniques de Vancouver. Adepte de la roulette libanaise et du Pugnendo, il a choisi, à l’instar du grand David Beckham (1975), de faire revivre un championnat nord américain de Soccer en devenir. Dans un pays plus doué pour pousser un palet sur de la glace avec une crosse, le débroussailleur d’obédience italienne Julien Capraro ouvre une voie encore vierge et inexplorée. Gageons qu’il saura devenir une sorte de Dündar Siz (1954) de son époque.
Et parce qu’en France tout finit en chanson, citons ici le refrain d’un des tubes du chanteur gai et batave (mais pas Moluquois!) Wouter Otto Levenbach (1944), plus connu sous le nom de Dave. Un refrain que pourraient entonner un jour nos jeunes footballeurs exilés :
J'irais bien refaire un tour du côté de Ligue 1
Revoir mon club formateur qui me donnait rendez-vous sur le terrain
Et me laissait entraîner par Guy Roux
Je ne voudrais pas refaire le chemin à l'envers
Et pourtant je paierais cher pour revivre un seul instant
Le temps du bonheur à l'ombre du Stade Nungesser
mercredi, juillet 11, 2007
9 mois

Neuf mois à l’intérieur, neuf mois à l’extérieur, Timothée Bouvier deux tirets Lannoy fête ses 9 mois ce Mardi 10 juillet 2007 sous un soleil resplendissant et une chaleur accablante (tu parles Charles !!!).
Quelques cheveux clairsemés viennent accentuer les similitudes physiques avec son daron, même si de l’avis de tous il ressemble de plus en plus à sa Maman Chérie. Il prend son indépendance et n’est plus dans les shorts de son père (j’en conviens l’expression originale sonne mieux).
L’Homme Tige est doté d’une vitesse de déplacement au sol proprement stupéfiante, il partage avec les soldats commandos une véritable appétence pour le rampage. Une fois son but atteint, il cherche par tous les moyens à se mettre debout et à trouver cette verticalité tant convoitée chez l’homo erectus de petite taille (comme dirait Robert «R» Kelly «He believes he can touch the Sky»).
Une fois achevée cette quête du Graal de l’Altitude, il endosse la panoplie du grimpeur. Tel un Patrick Edlinger des grands jours, il tente l’escalade de tables basses, canapés et autres chaises à stabilité réduite. Parfois une tentative mal négociée se conclut par une chute non pas à l’arrière du peloton mais sur la tête du mecton. Mais à l’instar de son Tonton Colt Seavers cascadeur inconnu de son état, il se relève et entonne un petit ... Je suis le petit homme qui tombe à pic... Je suis le petit homme qui revient de loin....
Pour l’heure, celui que ses parents ont affectueusement affublé de quelques surnoms comme MooMool, Mimi(zan), Jean-Luc ou Motété (comme l’appelle son cousin Benoît dit BeuBeu) passe ses vacances à Bruges ou il accueillera bientôt son cousin Akan Popiet alias Théo, son Dieu. Ensuite il rejoindra l’autre bande de cousins à Aniane ou il prendra ses quartiers aoûtiens. Septembre sonnera l’heure de la Nounou : notre homme ira alors se faire chouchouter par Marie-Rose.
Timothée ne pouvait pas vous donner de ses nouvelles sans mentionner l’arrivée ô combien attendue et heureuse de la sémillante Noa Lynn Thomas-Raynaud. Bienvenue à toi, belle et tendre sœur de Chloé, encore une petite blonde pleine d’amour et de bonheur. Décidément, après la très fruitée Clémentine Mitchell-Capraro, voilà encore une jeune fille pour couvrir Timothée de pleins de bisous, le veinard !
A bientôt pour de nouvelles aventures.
La bande à Timothée

