dimanche, février 25, 2007

Un jour, une chanson…Volume 3

Retour aux affaires sur le jbeblog, après une trêve des confiseurs qui n'a que trop duré ! En attendant que la muse m'habite pour attaquer le projet du roman rock'n'roll cher à Tuff, je relance la série "Un jour, une chanson..."

Cette semaine, je déroge un chouïa à la règle que je me suis fixée : il va en effet s’agir de « 3 jours, une chanson… ». Je sais, ça fait un peu jean-foutre, mais je prends le risque…

Nous sommes à peu près en mars 1995. Voilà déjà plus de 4 mois que je suis parti sur la Jeanne d’Arc, pistonné à mort et goûtant les joies du travail de simple matelot (1e classe, quand même, non mais oh…J’avais failli oublier que j’avais pris du grade pendant mon service…) affecté à la buanderie…Evidemment, 4 mois autour du monde et 11 escales, ça en fait du souvenir de marin à pompon, mais tout n’est pas racontable sur ce jbeblog…Ah bon, vous insistez ? Bon d’accord, une prochaine fois, promis, je consacrerai un article au crémeux, aux Malgaches portant une dent en or et aux toits en tôle ondulée de certaines habitations de Diego Suarez…

J’en étais donc, avant cette déviation concupiscente, au mois de mars 1995 : Boston est notre dernière escale avant le retour triomphal à l’arsenal Brestoâââ. Escale chargée, incluant virée à N-Y pour une journée, fête de la St Patrick à Boston et aussi et surtout solde dépensée à acheter ce qui est encore moins abordable en France : un 501, une paire de Timberland de base (les beige clair…) et évidemment pas mal de CD, voire des discman (discmen ?) pour ceux qui avaient mieux géré leur petit pécule (pas moi, donc). De retour à bord, un camarade de chambrée, Benjamin C., sachant que je suis plutôt branché folk et gratte, me dit « Ecoute ce mec, tu vas aimer. Il est pas du tout connu, mais c’est génial ! ». Dans le discman, il y a « Welcome to the cruel world » de Ben Harper…
Cet album presque exclusivement acoustique contient un bon nombre de perles, parmi lesquelles la n°5, « Waiting on an angel »…Ma première impression en écoutant ce morceau, c’est que ce mec, ce Ben Harper (inconnu en France, à l’époque), a réinventé le folk : un gars à la voix chaude, une guitare en bois, des accords simples qui sonnent (pourquoi personne n’y avait pensé avant, se dit-on en général à l’écoute de ces morceaux « évidents »), des paroles à la simplicité « biblique » (littéralement)… Une sorte de gospel guitaristique, si on veut.
Bref, une claque tout en douceur, ce qui est une sensation assez étonnante…


Nous sommes en mars 2001, les vaches sont folles et je passe avec mes potes Tuff’ et José une semaine de vacances en Irlande, qui se terminera en apothéose par une St Patrick bien arrosée (pléonasme) à Dublin. En attendant, on se trouve à Doolin (sud ouest), dans le Aille River Hostel, auberge de jeunesse tenue par un proprio maniaco-maniéré…Le 1er soir, on fait la connaissance d’un couple d’Australiens baba-coolo-zeno-sympatoches : la petite trentaine, avec un bébé, et alors qu’on est en train de gratouiller tranquillement dans la salle commune, la jeune femme me demande si elle peut jouer un morceau…
Elle commence par dire que son fils, qui est là, peinard, dans les 6 mois, s’appelle Angel et que le morceau qu’elle va jouer lui tient tout particulièrement à coeur…Les lecteurs les plus perspicaces auront compris de quel morceau il s’agit…Eh bien, entendre ce morceau (ça y est, les moins perspicaces ont aussi trouvé, ou bien ?) chanté en prise directe avec le cœur, d’une jeune mère pour son fils, ça a été quelque chose de fort, même dans ce contexte plutôt anodin…








Nous sommes en mai 2005, mon pote pianiste Cyril organise chez lui un petit bœuf musical, l’occasion de me présenter une de ses amies, une fille « qui aime bien chanter », une certaine Carole. Une sorte d’intuition qu’elle pourrait faire mieux que juste bien aimer chanter m’incite à bootleguer cette session : c’est donc parti, ça tourne, et Carole commence à jeter un œil à mon répertoire : « ah, génial, tu sais jouer ça ! »…Les lecteurs les plus vifs d’esprit auront compris qu’on se lance donc dans une version à cru de « Waitin’ on an angel »…Le moins que je puisse dire, c’est que son interprétation cristalline (j’aurais aussi pu dire étherée…), aussi fragile que puissante, m’a encore une fois laissé le BIP ! par terre (tiens, il y a des modérateurs sur ce blog ? C’est pas tellement jbébique dans l’esprit, ça, Monsieur le ouaibmestre ! Je dis halte à la censure, haro sur le baudet, etc…). J'ai depuis appris qu'elle s'était inspirée d'une version de Vanessa Paradis, mais c'est pas grave, le souvenir de ce petit moment de grâce demeure...

Voilà, ce morceau fait donc partie de ceux qui m’ont suivi depuis quelques années, il fait aussi partie de ceux qui font leur effet auprès des demoiselles en soirée (il paraît…) et qui n’ont pas leur pareil pour énerver les mecs non-guitaristes (à ce qu’on m’a dit…), mais je m’égare…

La semaine prochaine (j’aurais peut-être dû dire « la prochaine fois », mais là c’est trop tard, je me suis engagé…), il sera question de Manchester et du lac de Créteil…
Waitin' on your next contributions...

mercredi, février 21, 2007

Les Yeux plus gros que le Blog ?


L'idée, séduisante, d'un cadavre exquis "Ravallec-ien" n'a pas à ce jour déchainé les foules Jbébiques (Jbébiennes ?).

Je me permets donc deux remarques à ce sujet :

- "Pendant les travaux, la boutique reste ouverte" : en un mot, toutes les contributions sont les bienvenues, parler de la pluie (pour les Vancouverois), du beau temps (pour les Bordelais), de l'amour, du pouvoir des fleurs, de l'argent-du beurre, de bruits et d'deurs, de marteaux piqueurs (je ne politise pas le débat, c'est uniquement pour la rime !). En parlant de bruits justement, la série qui avait passionné la Jbéberie au crépuscule de 2006 n'est pas refermée : passions musicales à faire partager, anyone ?

- La pression, la pression... était peut-être trop forte sur les frêles épaules de notre ami Rouquin. Et puis... rhââ, Munich (pas le même genre de pression), rhâââ Mont'la 'dssus Montmartre, rhâââ manque de temps... Ouvrir le bal, eh bien c'est une responsabilité ! C'est pourquoi je suggère, soyons-fous, à l'ami Tuff Gong de lancer lui-même les hostilités si son plus fidèle soutien craque sous la pression. Une façon de donner le ton, de lancer l'affaire...