lundi, novembre 12, 2007
samedi, octobre 06, 2007
Lettre aux Jbebs
ShooShoo
vendredi, septembre 14, 2007
A la pêche aux moules, nous n'irons plus ...
Il nous a quitté dans la douleur de ceux dont la vie a cruellement accidenté le corps mais pas l'esprit. Avec lui , ce sont les dimanches après-midi de notre jeunesse qui s'éloignent, des sketches et des parodies inoubliables dans Le Petit Rapporteur, des envolées lyriques et carusoiennes , des Ecoles des Fans surgies d'un temps où l'argent et la gloire médiatique ne pourrissaient pas la lucarne télévisuelle. Il est parti rejoindre le bourru Jean Yanne et notre maître Pierre Desproges. Là haut, dépouillés de leur enveloppe charnelle j'entends déjà la joie et la déconne de leurs âmes. Jacques Martin faisait partie de ces références qui construisent notre humour, notre joie de vivre et ce sens de la dérision qu'il vaut mieux avoir pour vivre dans le monde qui est le nôtre,. Grand Jbeb d'honneur je te nomme , toi qui restera comme une source de bons mots et de potacheries.Comme on dit dans le milieu the shooshoo must go on .
lundi, septembre 10, 2007
Le post rugbystique de Shoo² (comme d'habitude, c'est du velours !) m'a donné une idée ("Ce soir il me vient une idée !", me suis-je dit l'autre jour, à la Sardou...) dont je vous livre le résultat, dans la série "C'est très con, mais ça me fait mââârer et c'est déjà ça de pris"...Bon, comme c'est une insertion d'une vidéo postée sur YouTube (homemade, je précise), je ne maîtrise pas encore la fonctionnalité et je ne garantis pas que tout va se passer correctement...
Finalement, il est pas si impressionnant, le Haka des All Blacks, surtout si on modifie légèrement la bande son...
On constate aussi que les Blacks cuvée 1979 ont une Choré un peu pataude...
MacBaud
vendredi, septembre 07, 2007
Terre d'Ovalie
Après un Eté que l’on peut aisément qualifier de pourri pour la majeure partie du pays, l’Automne sera ensoleillé par la sixième Coupe du Monde de Rugby qui se déroule du 7 septembre au 20 octobre 2007 dans notre beau pays.
La France va baigner dans la Culture Rugby comme la saucisse baigne dans le cassoulet, elle va se parer des couleurs tricolores Cet se découvrir une âme rugbystique, sensuelle et désirable comme un Dieu du Stade lascivement couché sur papier glacé. On va en manger du matin au soir du Guerrier néo zélandais avec son Haka en bandoulière, de l’Epilé décoloré français, du Wallaby australien, du Johnny Wilkinson, héros de la dernière édition, du Bok sud-africain, et spéciale dédicace à notre Jbeb exilé et à son beau-frère Nicholas, du Canuck canadien. L’Ovalie va s’inviter sur nos écrans et permettre à TF1 de nous abrutir avec des spots de pubs longs comme des autoroutes nord-américaines, c’est le prix à payer pour jouer dans la cour des grands événements planétaires
Ne nous trompons pas, cette conversion soudaine aux valeurs de l’Ovalie n’est pas d’une spontanéité folle. Le rugby se rapproche de plus en plus du Football en terme d’exposition médiatique ce qui fatalement induit plus d’argent , plus de strass et plus de paillettes sur les fessiers musclés des Adonis peroxydés. Le rugby amateur, ludique et provincial cède sa place au rugby professionnel, bodybuildé et international .
Les budgets des fédérations et des clubs ont enflé aussi vite que les panses des avants de
première ligne se durcissaient et se musclaient sous le joug des appareils de musculation. Les physiques des joueurs actuels sont plus proches du Terminator que du leveur de coude de troisième mi-temps. Les joueurs de rugby de mon enfance, les Jean Luc Joinel, les Robert Paparemborde et autres Jean-Pierre Rives ne se touchaient pas l’entrejambe en jetant un regard ardent à l’objectif photographique. Ils sentaient la sueur, avaient les oreilles aplatis ou décollés selon le poste et ressortaient du terrain froissés et piétinés, valeureux grenadiers voltigeurs de champs de batailles gras et labourés. On savait envoyer le saucisson sans coup férir, sortir la boîte à gifles ou faire progresser une belle cocotte.
Ceux d’aujourd’hui sont des icônes glabres découvrant à nos yeux chastes et prudes leurs pectoraux défoliés et parfois leur saucisse de Toulouse ou d'ailleurs (certainement un ultime clin d’oeil au cassoulet des Anciens). La caricature est médiatiquement contrebalancée par l’irruption préhistorique du néanderthalien Sébastien Chabal surnommé l’homme des cavernes. Duquel Daniel Herrero, ancien entraîneur du RC Toulon, dit ‘Avec Chabal, nous sortons des éphèbes plus gays que gais du Stade français calibrés pour séduire la niaise et le benêt. C'est la revanche du poilu sur l’épilé. Chabal est rustique, on le met dans la caverne, au coeur de la mêlée. Joueur sacrificiel, il est le joker qu'on envoie en pleine bataille pour en renverser le cours. Tout un programme.
La popularité people du rugby a été amorcée par le célèbre Max Guazzini qui a force de trop fréquenter le show biz (il fut l’impresario du frère de Dalida avant d’être un des piliers de la station radio NRJ) est parvenu à faire porter
des maillots roses à ses joueurs et à les faire parader comme de vulgaires Chippendales. Max la menace a du donner des conseils en capilliculture avancée à ses ouailles puisque la mèche blonde peroxydée faire flores chez les Rémy Martin et autres Dimitri Szarzewski.
Le calendrier "Les Dieux du Stade" mettant en scène les joueurs du St
ade Français a
grandement contribué à amener la gent féminine urbaine aux joies d’une bonne partie de maniement de vessie de porc. L’imagerie gay est ardemment convoquée dans ces calendriers qui se vendent comme des petits pains. Les joueurs du Stade Français ressemblent plus à Jeff Stryker qu’au pilier droit de la section paloise, promotion 1964. Pour avoir parcouru avec la rigueur professionnelle qui est la mienne le dernier portfolio des Dieux du Stade on trouvera équivoques les positions de certains joueurs penchés en avant, jouant de leur croupe façon encart central de Playgirl ou Honcho. Prenant au pied de la lettre le terme "groupé pénétrant" appelé aussi (demi) maul (exploitable) ou bien le terme "progresser dans l'axe profond", ces apollons hédonistes se frottent l’épiderme en bande ( !) de deux ou trois dans les vestiaires. Cela me rappelle l’excellente chanson de Clarika intitulé «Les garçons dans les vestiaires» dont le refrain était :
Ah, les garçons dans les vestiaires
Les garçons ont dit-on
Des mœurs singulières
Dans les vestiaires
Ils porteraient sur les hanches
Des serviettes qui quand ils penchent
Laissent entrevoir dans les vapeurs
L'objet du délit prometteur
Ah, les garçons dans les vestiaires, ah

On remarquera à l’examen des photos du calendrier, que le jeune Frédéric Michalak n’a besoin que d’une main pour cacher l’objet du délit prometteur quand d’autres usent de toute la longueur du ballon ovale pour dissimuler leur matériel. La nature est capricieuse pour certains.
Les manieurs de béchigue de 2007 font de la réclame pour des hamburgers au lieu de vanter les vertus apaisantes d’un bon cassoulet made in Castelnaudary, ils se tartinent le visage de crème qui font la peau douce quand leurs aînés sortaient du match le maillot ensanglanté d’avoir côtoyé le tarbouif éclaté du voisin de mêlée. Autre temps autres mœurs me direz vous mais on peut quand même rester pantois sur la rugbyisation de la publicité quand elle va jusqu’à mettre en scène la star du football Zinedine Zidane porté en hauteur tel le nouveau Fabien Pelous ou au cœur d’une mêlée de figurants, tout ça pour vendre les mobiles de Mr Orange.
J’avoue benoîtement ne pas posséder une forte culture rugbystique (on tâte peu de l’ovale dans
le Nord!).Cependant, mes souvenir de matches du Tournoi des 5 nations (oui à l’époque les Italiens se contentaient de jouer au foot) sont constellés des rugueuses poussées des Gros de l'époque, le pilier palois Robert Paparemborde et son homologue de première ligne le tarbais Philippe Dintrans, du casque d’Or et du visage tuméfié d’un Jean–Pierre Rives, capitaine et porte drapeau de ces Bleus qui s’en allèrent gagner sur les terres néo zélandaises un 14 juillet 1979.
J’ai encore le souvenir de la prestance d’un Jean Michel Aguirre (natif de Bagnères de Bigorre) qui portait beau et shootait costaud, de la vision de jeu du demi de mêlée farfadet Jérôme Gallion et des zig zag du Petit Prince Didier Codorniou. Tous ces souvenirs nimbés des commentaires forcement chauvins de Mr Roger Couderc et sa faconde toute Gascogne, accompagné par le jeune journaliste Pierre Salviac qui deviendrait son successeur.
S’en suivèrent les exploits des Bleus lors de la première Coupe du Monde de rugby en Nouvelle Zélande en 1987, les commentaires de Pierre Albaladejo, les chevauchées d’un Patrice Lagisquet surnommé le TGV, la moumoute de Didier Cambérabero, l’incomparable Philippe Sella et bien sûr le Pelé du rugby et son essai d’anthologie contre les Australiens en demi finale de la première coupe du monde, Serge Blanco himself.
Les Jbebs aiment le rugby et plus précisément les mots du rugby. Il est assez naturel pour un Jbebs de prendre un fort accent tarnais imitant le sélectionneur français Bernard Laporte, futur Secrétaire d’Etat aux Sports. Avec cet accent chantant, le Jbeb devient percussif au niveau des avants, il va porter le cuir dans l’en-but
adverse, il fait vivre le maul, il raffûte l’adversaire et sait jouer au prés. Enfin, il sera important devant l'ogre néo-zélandais de savoir enlever ses tongs au pied le l’Himalaya pour chausser ses souliers de randonnées.
Côté pratique sportive, les Jbebs sacrifient plus volontiers à un petit teuteu improvisé arguant de leur habilité à la roulette libanaise et à la reprise de volée kohkohienne qu’aux joies d’une partie de rugby ou certes l’embonpoint de certains membres permettraient de prendre place au cœur de la mêlée et ou d’autres useraient de leur passé de Carl Lewis costarmoricain pour dévaler le long de la touche, trois-quarts aile aux envolées lyriques et aux jambes de feu !. Chez nous donc pas de spécialistes de l'arrêt-buffet, point de virtuoses du drop-goal ou coup de pied tombé, mais quelques bons amateurs de packs ... de bières.
C’est un fait chez les Jbebs on est plutôt foot que rugby malgré l’assiduité de certains aux rencontres télévisées des samedis après midi, rencontres dont d’autres Jbebs ont longtemps été privé, la faute à ce magasins de sport où ils étaient enfermés , digérant difficilement un couscous merguez ou une copieuse assiette grecque (N.B. On ne pourra pas qualifier de "maul" l'action de jeu pour un individu jbeb de se vautrer sous une pile de survêtement pour s’adonner à une sieste réparatrice !!!).
Pour finir sur une note mêlant le rugby et la musique, une citation de Philippe Guillard dit La Guille (ancien trois-quarts aile du Racing Club de France, époque Nœud papillon rose) :
"Un mélomane, c’est pas forcément un gars qui aime les mêlées"
vendredi, août 31, 2007
quand on n'a pas le temps ni le talent...
Dans la série on bidouille sur son pc, une nouvelle race, celle des DJ nerds... Rien ne se perd, tout se recycle. Tendance avec des pionniers, les DJ Zebra, 2 Many DJ's, Nicolas Baudet, etc. Plus récemment, MTV a repris l'idée...
Dans la série "sacrilège" / "ils sont forts" / "porte na ouakk" aujourd'hui, le Jbeblog vous fait découvrir quelques mariages pas de raison mais totalement improbables
Beatles / Shaggy, sous le titre non moins improbable "Let it be Me".
tout un programme...
DJ Joey Starr Wars... rien que le nom m'amuse !
La chanson preferée de K2000 rencontre M&M's
Bambi Busters !
Le grand Classique du genre, "Boulevard of Broken Dreams"
50 Cents vient prêter ses yakas aux Bee Gees...
J'attends vos suggestions et apports...
jeudi, août 09, 2007
mercredi, juillet 25, 2007
vendredi, juillet 20, 2007
France, ta jeunesse foot le camp !
Depuis que je suis loin de toi
Je suis comme loin de moi
Et je pense à toi là-bas
Oui j'ai le mal de toi parfois
Même si je ne le dis pas
Je pense à toi tout bas...
C’est une Lettre à France comme celle de Michel Polnareff (1944), qu’à l’avenir les jeunes espoirs du football français pourraient être amenés à écrire à leur beau pays. Même si le mouvement ne date pas d’hier, l’exode des futurs talents résonne comme une fanfare mortuaire, laissant comme une saignée profonde dont le seul mérite est de faire la place à une nouvelle génération encore plus brillante que la précédente.

A l’heure où le néo international Bakary Sagna (1983) va quitter les bords de l’Yonne pour découvrir ceux de la Tamise contre la modique somme de 11 millions d’euros et un salaire deux fois supérieur à celui qu’il percevait à Auxerre, c’est quasiment la moitié de la sélection des Bleuets (2005-2006) qui évoluera la saison dans un championnat étranger, loin de la modeste Ligue 1 dirigée par l’avocat moustachu Frédéric Thiriez (1952).
Les jeunes footballeurs français rejoignent les aspirants chercheurs et les futurs loups de la finance mondiale outre manche là où l’herbe est plus verte et la fiscalité plus tendre. Bakary Sagna va rejoindre, chez les Gunners, des exilés de longue date comme Gaël Clichy (1985) et Mathieu Flamini (1984).
Outre le fait d’avoir tous évolué avec les meilleurs de leur catégorie d’âge dans les multiples sélections nationales, le point commun de la plupart de ces espoirs qui fuient des stades au doux nom comme le stade manceau Léon Bollée ou le stade lorientais du Moustoir pour cirer le banc des moins pittoresques Emirate Stadium d’Arsenal et autre Stamford Bridge de Chelsea, est de n’avoir pour ainsi dire pas joué plus d’une cinquantaine de matches en France.
Symptomatique le cas de l’athlétique et rugueux latéral gauche d’Arsenal Armand Traoré (1989) qui n’a que 16 ans et aucun match de L1 dans les gambettes .Formé au Racing 92 et passé en coup de vent à Monaco, le seul joueur de la sélection nationale des moins de 17 ans à jouer à l’étranger perpétue une tradition familiale de l’exil puisque son frère Djimi Traoré (1980) formé à Laval n’a joué que quelques matches en Mayenne avant de découvrir la rigueur des hivers britanniques à Liverpool en 1999.
Pour les clubs anglais, l’importation massive de jeunes pousses françaises est très rentable. Des joueurs peu chers par rapport aux jeunes anglais, amenés à maturité par les meilleurs centres de formation du monde et dociles au vu des salaires versés par leurs généreux employeurs. Ajoutez à ceci une belle plus value potentielle à la revente si le poussin éclot correctement. Les clubs anglais achètent ainsi du footballeur français clé en main avec la garantie constructeur et la révision des 100 000. Le choix anglo-saxon se porte essentiellement sur du joueur à vocation défensive, pas doué de la plus belle technique balle au pied mais doté des fondamentaux et d’un bagage intellectuel viril mais correct.
L’Angleterre, nouvelle terre promise pour nos jeunes, on peut le croire quand on remarque que le sélectionneur Raymond «Père Denis» Domenech» (1952) a récemment convoqué en équipe de France A, Abou Diaby (1986) et Lassana Diarra (1985), deux joueurs que les spectateurs français ne connaissent ni des lèvres ni des dents mais qui jouent régulièrement en Premier League sous les couleurs d’Arsenal et Chelsea.
Abou Diaby, formé à l’ INF Clairefontaine porta une dizaine de fois la tunique auxerroise avant de filer à l’anglaise se mettre sous la coupe d’Arsène Wenger (1949) Présenté comme le futur Patrick Vieira (1976), ce natif d’Aubervilliers profitera peut être d’un temps de jeu conséquent chez les Gunners pour s’y imposer la saison prochaine. Quant à Lassana Diarra, intronisé par beaucoup d’observateur futur Claude Makelélé (1973) il aura arpenter le mythique stade havrais Jules-Deschaseaux une trentaine de fois avant de s’exiler en 2005 à Chelsea pour s’y imposer progressivement comme milieu défensif et/ou comme arrière droit, une polyvalence appréciée par l’entraîneur lusitanien José Mourinho(1963).
Eleveurs de champions, le célèbre entraîneur au bonnet Guy Roux (1938) se désole régulièrement de cette fuite des mollets vers des contrées fiscalement plus attrayantes; son ancien club, l’Association Jeunesse Auxerroise vient de perdre outre Bakary Sagna le prometteur défenseur Younés Kaboul (1986).Considéré par beaucoup comme un élément de la future garde de la défense des Bleus. il vient de signer pour 11 millions d’euros pour rejoindre les Spurs de Tottenham. Il rejoindra l’improbable Dorian Dervite (1988), jeune défenseur lillois et international dans toutes les catégories d’âge jusqu’aux moins de 19 ans. Ce grand dadais d’1m 93 n’ jamais foulé de son auguste démarche les terrains de Ligue 1.
Dorian Dervite est au milieu d’un litige administratif très représentatif des incidences de l’exode précoce des jeunes footballeurs français. Formé au LOSC, il aurait dû s'engager avec le club nordiste en vertu de la réglementation française, qui oblige un joueur à signer son premier contrat stagiaire dans son club formateur. Une réglementation qui n'est pas en vigueur dans les autres pays, ce qui a permis à Tottenham d'acquérir le Français. La FIFA devra juger des réparations financières auxquelles Lille peut prétendre.
Les Spurs de Tottenham ne sont pas en reste pour accueillir les jeunes pousses françaises puisque Adel Taarabt (1989) y séjourne depuis quelques mois après qu'il se soit frité avec ses coéquipiers lensois du CFA. La Perfide Albion serait elle devenue le nouveau camp disciplinaire des jeunes sauvageons français, that is the question! Celui qui fut jadis le plus jeune aspirant français à l’âge de 12 ans , est régulièrement convoqué en équipe de France des moins de 18 ans, mais son cœur balance encore entre la sélection tricolore et son pays d’origine le Maroc ou le sélectionneur aimerait le compter dans ses rangs.
Arnold Mvuemba (1985), pensionnaire de l’équipe de France espoir avec laquelle il a remporté le Tournoi de Toulon en 2005 et le titre de meilleur joueur est un milieu de terrain axial. Formé au Stade Rennais, il intègre rapidement l’équipe première et réalise quelques bons matchs sous la houlette de László Bölöni (1953) . Mais comme tous les éphèbes taille Junior, il rêve de ressembler à Thierry Henry (1977), de s’habiller en Tommy Hilfiger (1951) et de déambuler dans les rues de Londres au bras d’un mannequin à la mode. Mais pas de Notting Hill pour le franco congolais, il a signé pour les rivages de Portsmouth au Sud Est de l’Angleterre.
L’ex-castelroussin Yassin Moutaouakil (1986) vient de signer dans le club de Charlton 19ème de la Premier League 2006-2007 et relégué en deuxième division britannique. Alors que son avenir aurait dû prendre le chemin d’une des défenses de Ligue 1, ce membre éminent des Espoirs français va aller se faire bizuter dans un championnat où l’on casse du tibia comme le bûcheron casse du petit bois. Comme dirait Jean-Luc Delarue (1964), c’est son choix ! Qu’il ne vienne pas se plaindre si son exil lui coûte un genou et le tient éloigné de l’Equipe de France A.
D’autres espoirs ont franchi le Channel, les Pyrénées, le Tunnel du Mont Blanc ou encore la ligne Maginot, on citera Ricardo Faty (1986) partira exercer ses talents au Bayer Leverkusen, Charles N'Zogbia (1986) qui fut un temps suspendu de jeu par la justice suite aux plaintes répétées du Havre à l’encontre de Newcastle accusé d’avoir débauché sans vergogne un jeune formé au club ou encore Yoann Folly (1985) l’ex stéphanois parti s’exiler en Angleterre et qui fait le tour du pays.
Si les expatriés sont souvent comme nous l’avons vu des jeunes sans expérience de la Ligue 1, l’exode touche aussi des talents qui ont eu l’occasion de faire reluire leurs crampons sur les pelouses hexagonales.
Julien Faubert (1983) le sosie officiel de Kmaro (1980) (chanteur libano-canadien de musique de danse de jeunes) vient de quitter les rives de la Garonne et l’équipe des Girondins de Bordeaux pour aller jouer à West Ham (15eme de la dernière édition de Premier League !). Récemment convoqué en bleu par Raymond "Je déteste Giuly et Pirès, ils essayent de niquer ma gonzesse !" Domenech, on se demande quel est l’intérêt d’aller se faire oublier du sélectionneur national à un an du Championnat d’Europe dans une formation qui compte déjà une trentaine de gaillards velus du mollet.
Un début de réponse, la thune, le flouze, l’artiche, la fraîche, la maille («Yannick J’aime ta maille»)... Comme dirait beau-papa un peu hardiment avant d’aller aux toilettes, je vous laisse, je vais essorer le Faubert !
Une dernière nouvelle vient de tomber sur les téléscripteurs, le néo Hammer a été victime d'une rupture du talon d'Achille lors d’un match amical face aux Tchèques du Sigma Olomouc. Il risque six mois d'indisponibilité. Humpf !!!!
A croire que l’Aquitaine n’attire que les jeunes pères de famille et les escaladeurs de moins de 80 cm, Rio Antonio Mavuba (1984) après 4 saisons en Gironde ,prend ses cliques et ses claques et rejoindra le sous marin jaune de Villareal. Il espère sans doute un destin à la Claude Makelélé qui s’exila en Espagne pour défendre les couleurs du Celta Vigo, marchepied à son triomphe au Real de Madrid puis à Chelsea.
Yoann Gourcuff (1986), pur produit made in Cote d’Armor (Spécial Akrazeltro à notre Barde costarmoricain, Nicolas Baudet (1972), est arrivé au Stade Rennais en 2001 en même tant que son père, l’entraîneur Christian Gourcuff (1955).
Très rapidement courtisé par les plus grands clubs européens, ce jeune milieu de terrain très technique n’a pas fait long feu en Ligue 1 et après une deux saisons en France, il a rejoint le Milan AC au cours de l’été 2006, malgré les appels du pied du PSG.
Dommage car la Ligue 1 aurait eu besoin de sa précision de passe et de sa belle vision du jeu. Au lieu d’enflammer un Parc des Princes qui attend toujours un joueur capable de lui faire oublier la technique d’un Safet Susic (1955) ou d’un Valdo (1964), le jeune breton préfère côtoyer les Paolo Maldini (1968) et autre Pippo Inzaghi (1973) et cirer le banc de l’équipe professionnelle, ah les jeunes c’est plus ce que c’était mon bon monsieur !
Sur le bord de la route de l’expatriation des espoirs déçus on trouvera quelques candidats à la gloire qui sont resté en rade. Le francilien Mourad Meghni (1984), considéré comme le nouveau Zinedine Zidane (1972) s’est expatrié en Italie à l’âge de 16 ans. Là-bas, tout est neuf et tout est sauvage et Mourad Meghni ne s'impose pas comme titulaire De retour en France à Sochaux il déçoit et fait quelques allers retours entre Bologne et la Franche Comté sous forme de divers prêts. Cette année, il semble enfin avoir trouvé une issue favorable en signant à la Lazio de Rome pour 1 million d’euros. Mais que de temps perdu pour un talentueux potentiel qui ne connaitra probablement pas les joies d’une convocation avec les Bleus.
Force est de constater qu’un aller sans retour vers Londres en Eurostar peut s’avérer périlleux. Ainsi Jérémie Aladière (1983) pressenti comme le futur grand attaquant français n’a jamais réussi à percer à Arsenal. Arrivé tout droit de l’INF Clairefontaine, centre technique national et fabrique à champion, le natif de Rambouillet évolue désormais à Middlesbrough. Comme ses anciens comparses Gaël Clichy et Matthieu Flamini le passage par la case Arsenal l’a éloigné de la sélection tricolore, laissant le champ libre à d’autres jeunes de la même promotion.
Mais les cas les plus flagrants d’un exil un peu hâtif sont sans doute ceux de Florent Sinama-Pongolle (1984) et son cousin par alliance Anthony Le Tallec (1984) formés par le Havre et qui partirent tous les deux à 17 ans rejoindre Gérard Houllier (1947) à Liverpool en 2001.
Ce double transfert reste comme le symbole des joueurs français ayant quitté trop tôt leur club pour tuer leur carrière avant même qu'elle ne commence. Les deux espoirs n’ont eu cesse de naviguer de clubs en clubs sans jamais s’imposer.
Malgré tout, Anthony Le Tallec semble avoir trouvé une certaine stabilité à Sochaux ou il a gagné la dernière coupe de France et Florent Sinama-Pongolle a rejoint le Recreativo Huelva où il a inscrit 12 buts la saison dernière. Les deux comparses qui enflammèrent l’attaque de l’équipe de France Espoirs ne seront jamais convoqués en équipe A tout un symbole.
Si plus dela moitié des bleuets 2005-2006 ont quitté leur douce France, il reste quelques futures stars pour contenter l’amateur de football que je reste. Paradoxe des paradoxes, les deux joueurs à qui l’on prête le plus brillant des avenirs, Samir Nasri (1987) et Karim Benzema (1987) jouent encore à la maison.
A 19 ans, Samir Nasri , le minot marseillais a déjà disputé une centaine de match sous la tunique phocéenne. Sa technique et son volume impressionnent les observateurs qui en font à tort le futur Zidane. Nasri est Nasri et personne d’autres, son jeu clairvoyant se rapproche plus de celui de joueurs comme Anderson Luis de Souza dit Deco(1977) ou Andrea Pirlo (1979) que de l’illustre Zizou.
Nul doute qu’après avoir envenimé les travées du Vélodrome il suivra l’exemple de Franck Scarface Ribéry (1983) parti briller sur les terrains allemands et qu’il signera dans un très grand club européen. Son plan de carrière est réfléchi, le jeune homme est bien entouré et il sait qu’un départ précoce pour l’étranger peut signifier une carrière ratée, sportivement parlant.
Karim Benzema (1987), bien que courtisé par de nombreux clubs a choisi de rester en France, il brillera à la pointe de l’ogre lyonnais au moins la saison prochaine. Même constat que pour Samir Nasri, une carrière menée avec réflexion, un entourage stable et la chance de jouer dans un grand club français qui dispute la ligue des champions chaque année.
Raymond «plus beau à 50 piges qu’à 25» Domenech ne s’est pas trompé en sélectionnant rapidement les deux compères, leurs débuts en Bleu ont été fracassant et l’avenir de la sélection nationale parait positif avec ces deux gaillards à la manœuvre.
Constatation encourageante, les moins de 19 ans français qui disputent en Juillet 2007 le Championnat d’Europe sont encore pensionnaires de clubs hexagonaux. Aucun des 18 joueurs sélectionnés par Guy Ferrier n’évoluent à l’étranger. Malheureusement on peut penser que quelques recruteurs ont fait le déplacement en Autriche pour scruter leurs futures recrues. Les plus en vue comme le monégasque Malaury Martin (1988) ou le lensois Kévin Monnet-Paquet (1988) succomberont-ils aux contrats juteux proposés par les clubs étrangers, affaire à suivre ...
Les Jbebs ont également connu les affres d’un exode massif de leurs jeunes et vigoureux membres. Mais à contrario de nos glabres footeux, les Jbebs s’exilent après avoir brillé sur le sol national, sauf peut être le franco-helvète Antoine Thooris. (1973) qui à l’instar de tous les jeunes joueurs et joueuses de tennis a choisi d’évoluer pour des raisons fiscales dans le modeste club de deuxième division suisse de Lausanne. Parti très jeune affronter la rigueur de la culture allemande lors d’un premier transfert outre-rhin, le jeune Athégien d’origine orientalo-nordiste s’est vite installé en Suisse, où il fait valoir un jeu rugueux et physique ainsi qu’une prédisposition naturelle au capitanat.
Formés dans la région parisienne, le généreux et ex-espèce d’Icaunais Benoît Viteur (1973) a rejoint le champion de France Olympique Lyonnais. Après une violente prise de bec avec Guy Roux lors d’un essai à Auxerre, ce footballeur doté d’un physique atypique à ce niveau a choisi de s’exiler pour raisons familiales dans la région rhône-alpine. Il a été rejoint par le solide et infatigable Stéphane Leterrier (1973). Ce jeune trentenaire est un porteur d’eau (minérale), ascète et résistant. Ces deux néo-lyonnais ont choisi la stabilité d’un grand club afin de convaincre Raymond «Ex Big Moustache»Domenech de les convoquer en Equipe de France de raclette au Mont d’or.
Un temps convoité par les plus grands clubs ibères comme le Club Deportivo Orientación Marítima ou encore la Unión Deportiva San Sebastián de los Reyes, l’élégant hispano- rosnéendesbois Cédric Pascual (1973), défenseur dont le physique n’est pas sans rappeler à la fois l’immense libéro madrilène Fernando Hierro et le célèbre buveur de bières Homer Simpson, évolue dans le club de la capitale au stand Merguez-Frites du Parc des Princes. Une cruelle blessure auto-infligée au genou aura eu raison d’une belle carrière. Adios celui qu’on surnommait El Gavilán.
L’auteur de ces lignes (1970) a choisi l’exil vers un club prestigieux, résistant aux sirènes d’un club qatarien qui voulait donner sa chance à un vieux joueur de 36 ans ! Il évolue désormais sous la férule de Laurent Blanc (1965) aux Girondins de Bordeaux dans les gradins.
Le déjà cité Nicolas Baudet (1972), vif ailier aux chevauchées dantesques et marmoréennes, bien que formé en Bretagne et après un bref passage au Havre Athletic Club, évolue au côté du Parisien Philippe Thomas-Raynaud (1972). Ce joueur fantasque, aux dribbles imprévisibles et à la reprise de volée légendaire possède une accointance canadienne qu’il partage avec le plus célèbre des Jbebs du Monde.
Seul Jbeb évoluant outre-Atlantique, le sémillant et luxuriant Julien Capraro (1973), joueur au physique puissant (qui n’est pas sans rappeler un Jean-François Larios en fin de carrière) a revêtu la chasuble des Colombiens Britanniques de Vancouver. Adepte de la roulette libanaise et du Pugnendo, il a choisi, à l’instar du grand David Beckham (1975), de faire revivre un championnat nord américain de Soccer en devenir. Dans un pays plus doué pour pousser un palet sur de la glace avec une crosse, le débroussailleur d’obédience italienne Julien Capraro ouvre une voie encore vierge et inexplorée. Gageons qu’il saura devenir une sorte de Dündar Siz (1954) de son époque.
Et parce qu’en France tout finit en chanson, citons ici le refrain d’un des tubes du chanteur gai et batave (mais pas Moluquois!) Wouter Otto Levenbach (1944), plus connu sous le nom de Dave. Un refrain que pourraient entonner un jour nos jeunes footballeurs exilés :
J'irais bien refaire un tour du côté de Ligue 1
Revoir mon club formateur qui me donnait rendez-vous sur le terrain
Et me laissait entraîner par Guy Roux
Je ne voudrais pas refaire le chemin à l'envers
Et pourtant je paierais cher pour revivre un seul instant
Le temps du bonheur à l'ombre du Stade Nungesser
mercredi, juillet 11, 2007
9 mois

Neuf mois à l’intérieur, neuf mois à l’extérieur, Timothée Bouvier deux tirets Lannoy fête ses 9 mois ce Mardi 10 juillet 2007 sous un soleil resplendissant et une chaleur accablante (tu parles Charles !!!).
Quelques cheveux clairsemés viennent accentuer les similitudes physiques avec son daron, même si de l’avis de tous il ressemble de plus en plus à sa Maman Chérie. Il prend son indépendance et n’est plus dans les shorts de son père (j’en conviens l’expression originale sonne mieux).
L’Homme Tige est doté d’une vitesse de déplacement au sol proprement stupéfiante, il partage avec les soldats commandos une véritable appétence pour le rampage. Une fois son but atteint, il cherche par tous les moyens à se mettre debout et à trouver cette verticalité tant convoitée chez l’homo erectus de petite taille (comme dirait Robert «R» Kelly «He believes he can touch the Sky»).
Une fois achevée cette quête du Graal de l’Altitude, il endosse la panoplie du grimpeur. Tel un Patrick Edlinger des grands jours, il tente l’escalade de tables basses, canapés et autres chaises à stabilité réduite. Parfois une tentative mal négociée se conclut par une chute non pas à l’arrière du peloton mais sur la tête du mecton. Mais à l’instar de son Tonton Colt Seavers cascadeur inconnu de son état, il se relève et entonne un petit ... Je suis le petit homme qui tombe à pic... Je suis le petit homme qui revient de loin....
Pour l’heure, celui que ses parents ont affectueusement affublé de quelques surnoms comme MooMool, Mimi(zan), Jean-Luc ou Motété (comme l’appelle son cousin Benoît dit BeuBeu) passe ses vacances à Bruges ou il accueillera bientôt son cousin Akan Popiet alias Théo, son Dieu. Ensuite il rejoindra l’autre bande de cousins à Aniane ou il prendra ses quartiers aoûtiens. Septembre sonnera l’heure de la Nounou : notre homme ira alors se faire chouchouter par Marie-Rose.
Timothée ne pouvait pas vous donner de ses nouvelles sans mentionner l’arrivée ô combien attendue et heureuse de la sémillante Noa Lynn Thomas-Raynaud. Bienvenue à toi, belle et tendre sœur de Chloé, encore une petite blonde pleine d’amour et de bonheur. Décidément, après la très fruitée Clémentine Mitchell-Capraro, voilà encore une jeune fille pour couvrir Timothée de pleins de bisous, le veinard !
A bientôt pour de nouvelles aventures.
La bande à Timothée
mardi, juin 05, 2007
Bring On The (Great) Night
30 mai 2007. General Motors Place, Vancouver.
Il fait un temps splendide, nous nous hâtons donc lentement. Le temps de se téléporter, nous ratons donc la première partie, où Sting, toujours opportuniste, à réussi à imposer Fiction Plane, le groupe de son fils ainé Joe. En même temps, il fait bien chaud et ça sent déjà le fauve dans la salle...
La salle justement, 20000 personnes, type POPB. Beaucoup plus petit que les stades que le groupe va remplir cet été, sans même parler d'un double Stade de France à la rentrée...
Mauvaise surprise, nous sommes assis tout en haut des gradins, sur le côté de la scène. Bon... avantage, personne ne nous filera des coups de genoux dans le dos.
20h45, le groupe est supposé entrer sur scène à 21h, et on se déshydrate. Je pars en mission expéditive bière, à la fraîche. Mal m'en prend puisque les lumières s'éteignent et le concert débute avec 10 minutes sur l'horaire prévu.
Police envoie le bouzin d'entrée avec Andy Summers faisant chauffer l'arpège saturé de "Message In a Bottle", histoire de pas tourner autour du pot. Temps de réaction très net, c'est net, les djeunz et les moins djeunz vancouvérois connaissent la chanson et sont chauds comme des baraques à frites !

Sting a mis son Marcel à 30.000; l'homme qui fait rêver les ménagères de moins de... 64 ans n'a en revanche rien perdu de sa voix. C'est tant mieux, car euh... imaginez un peu un "Roxanne" avec la voix de Vincent Delerm, ça le fait moyen. Il n'a d'ailleurs jamais cessé de reprendre quelques rengaines de Police pendant toute sa carrière solo, donc il n'est pas totalement dépaysé. E n revanche, les deux autres compères, sevrés de concerts de ce genre depuis 25 ans , semblent prendre leur pied. Stewart Copeland, avec ses faux-airs de Patrick Topaloff sous amphet's, rappelle à tout ce beau monde pourquoi il est une des références et inspirations de toute une générations de batteurs : précis, sec, délié, syncopé, original... c'est une empreinte incontournable du "son" de Police.
Pour continuer le jeu de ressemblances, le plus pépère Andy Summers a quant à lui avalé le gars Bruno Lochet. Un peu emprunté à l'allumage, il se déride au fur et à mesure.
Les 3 larrons se lancent des coups d'oeil complices pendant les premiers titres, comme des gamins contents de leur mauvais coup. Certes, cette tournée, c'est un paquet d'oseille. Certes, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Certes, les mêmes se mettaient sur la tronche régulièrement il y a de cela 25 ans tant ils avaient du mal à se blairer. Certes, dans quelques mois ils seront certainement moins frais.

En attendant, ce soir là, pour leur deuxième concert de la tournée, ils s'éclatent. Et les voir se prendre les pieds dans le tapis particulièrement casse-gueule de leur deuxième chanson de la soirée "Spirits In a Material World", fait plaisir : ils n'en sont que plus humains. Quel bonheur d'ailleurs de constater qu'il n'y a pas rien qui dépasse : juste un bon vieux "power trio" à l'ancienne, dépourvu de tout l'accastillage moderne des effets spéciaux , des frous-frous d'une déco kitsch, des chorégraphies pré-digérées de chipstas sans âme; de tétra-chiées de choristes. The Police se présente sans synthé, sans artifices. Chic et de bon goût. Classique. "Classieux" aurait ajouté le père Gainsbarre. Les pisse-froids bouderont leur plaisir en notant que certains effets de style tombent un peu à plat. A vouloir apporter quelques touches de nouveauté, quelques titres peuvent surprendre. Mais c'est chipoter : si c'est pour écouter les versions albums, autant allumer son Ipod. Pour le reste, Police déroule : avec assez de morceaux cultes bien envoyés pour faire passer une excellente soirée, avec, en bonus un parfum de presque inédit (25 ans après) qui pourra faire dire aux 20.000 heureux élus : j'y étais !!
dimanche, février 25, 2007
Un jour, une chanson…Volume 3
Nous sommes à peu près en mars 1995. Voilà déjà plus de 4 mois que je suis parti sur la Jeanne d’Arc, pistonné à mort et goûtant les joies du travail de simple matelot (1e classe, quand même, non mais oh…J’avais failli oublier que j’avais pris du grade pendant mon service…) affecté à la buanderie…Evidemment, 4 mois autour du monde et 11 escales, ça en fait du souvenir de marin à pompon, mais tout n’est pas racontable sur ce jbeblog
J’en étais donc, avant cette déviation concupiscente, au mois de mars 1995 : Boston est notre dernière escale avant le retour triomphal à l’arsenal Brestoâââ. Escale chargée, incluant virée à N-Y pour une journée, fête de la St Patrick à Boston et aussi et surtout solde dépensée à acheter ce qui est encore moins abordable en France : un 501, une paire de Timberland de base (les beige clair…) et évidemment pas mal de CD, voire des discman (discmen ?) pour ceux qui avaient mieux géré leur petit pécule (pas moi, donc). De retour à bord, un camarade de chambrée, Benjamin C., sachant que je suis plutôt branché folk et gratte, me dit « Ecoute ce mec, tu vas aimer. Il est pas du tout connu, mais c’est génial ! ». Dans le discman, il y a « Welcome to the cruel world » de Ben Harper…

Cet album presque exclusivement acoustique contient un bon nombre de perles, parmi lesquelles la n°5, « Waiting on an angel »…Ma première impression en écoutant ce morceau, c’est que ce mec, ce Ben Harper (inconnu en France, à l’époque), a réinventé le folk : un gars à la voix chaude, une guitare en bois, des accords simples qui sonnent (pourquoi personne n’y avait pensé avant, se dit-on en général à l’écoute de ces morceaux « évidents »), des paroles à la simplicité « biblique » (littéralement)… Une sorte de gospel guitaristique, si on veut.
Bref, une claque tout en douceur, ce qui est une sensation assez étonnante…


La semaine prochaine (j’aurais peut-être dû dire « la prochaine fois », mais là c’est trop tard, je me suis engagé…), il sera question de Manchester et du lac de Créteil…
mercredi, février 21, 2007
Les Yeux plus gros que le Blog ?

L'idée, séduisante, d'un cadavre exquis "Ravallec-ien" n'a pas à ce jour déchainé les foules Jbébiques (Jbébiennes ?).
Je me permets donc deux remarques à ce sujet :
- "Pendant les travaux, la boutique reste ouverte" : en un mot, toutes les contributions sont les bienvenues, parler de la pluie (pour les Vancouverois), du beau temps (pour les Bordelais), de l'amour, du pouvoir des fleurs, de l'argent-du beurre, de bruits et d'deurs, de marteaux piqueurs (je ne politise pas le débat, c'est uniquement pour la rime !). En parlant de bruits justement, la série qui avait passionné la Jbéberie au crépuscule de 2006 n'est pas refermée : passions musicales à faire partager, anyone ?
- La pression, la pression... était peut-être trop forte sur les frêles épaules de notre ami Rouquin. Et puis... rhââ, Munich (pas le même genre de pression), rhâââ Mont'la 'dssus Montmartre, rhâââ manque de temps... Ouvrir le bal, eh bien c'est une responsabilité ! C'est pourquoi je suggère, soyons-fous, à l'ami Tuff Gong de lancer lui-même les hostilités si son plus fidèle soutien craque sous la pression. Une façon de donner le ton, de lancer l'affaire...



