jeudi, décembre 28, 2006

ouiouicheyouamericrismasse


andahappiniouyir !

mardi, décembre 12, 2006

He do the Walkman of Life

A vue nez, j'étais en cinquième.
Au risque de choquer certains culs-bénits, je crois que j'ai couché avec dès le premier soir.

Pour tout dire, ça n'a pas été fantastique, et je me souviens ne pas avoir bien dormi : il était bruyant et prenait trop de place dans le lit. Peu importe, l'expèrience était nouvelle, excitante.

Je l'avais attendu pendant de longs mois. La plupart de mes petits camarades en parlaient à longueur de journées; mettant en avant leurs mérites comparatifs.

Cela dit, j'avais bien fait d'attendre, de ne pas me jeter sur le premier venu. Le mien était beau, et son sticker orange fluo “Sony” dégageait une aura qui criait "on s'est pas foutu d'ma gueule" !.

Blanc, le boitier en partie transparent, il laissait entrevoir le bon défilement de la cassette. Un détail pas toujours anodin, quand à l'instar de leurs ancêtres les mange-disques, certains "balladeurs" avaient la tendance à avaler la bande...










Il fallait réussir à se procurer trois piles pour actionner un mécanisme que je soupçonnais à la pointe de la technologie, mais son autonomie était catastrophique, si bien que rembobiner une chanson afin de la ré-écouter était un plaisir très coupable. D'où la technique imparable dite du “crayon” pour rembobiner manuellement les cassettes...


Se faire offrir son premier walkman était seulement un point de départ d'une (que)quête ultime, restait ensuite à se procurer des cassettes, et surtout, de la “bonne musique”.

A cet égard, le Top 50 pouvait être considéré avec un certain respect; un prescripteur de tendances, de tubes mémorables, qu'on se devait de posséder pour ne pas passer pour le dernier des has-been.

Pour cela, plusieurs méthodes :


1) Méthode dite du "richman"

Méthode onéreuse, et donc limitée, à moins de s'appeler Rotschild, ou... Thooris. Méthode simpliste, directe, efficace, consistant à mettre sur sa liste de noël ou d'anniversaire la cassette d'un artiste en vue... JJ Goldman et sa cravatte en cuir, Madonna, voire U2 ou Police pour plus pointus. Ou sinon, un des nombreux “hit parade", qui font aujourd'hui les délices des soirées rétros, des Di'djis qui ambiancent dans les mariages dans le 77, entre la danse des Canards et le dernier tube de Shakira...

Anecdote à ce sujet, je me souviens avoir demandé à mon père à l'époque quel était le "vrai" nom de Jean-Jacques Goldman. Après tout, Spiderman = Peter Parker, Batman=Bruce Wayne, etc. A ce tarif, Goldman, c'était un nom de scène... "Les enfants sont formmmmmidables !"

2) Méthode dite du "chacal"

Accepter d'accompagner ses parents, grands parents, voisins, à Euromarché. Officiellement pour “aller en commissions” (expression devenue désuette depuis.) En réalité, la manoeuvre, hautement sournoise, consistait à aider pendant le premier tiers du parcours, histoire de créer des conditions favorables, avant profiter de l'attendrissement provoqué pour tenter d'extorquer le dernier 45 tours top tendance. A choisir, par exemple, “Commanchero” (de Moon Ray), “Life is Life” (de Opus) ou encore le fameux “Macumba” de Jean Pierre Mader. On n'oubliera pas, dans ce cas, d'écrire au stylo bic s'il vous plait, son nom, en haut à gauche, pour ne pas se faire barboter le précieux 45t lors d'une boom à laquelle on espère bien être invité.

Il ne restait plus, ensuite, qu'à poser la petite rondelle-adaptateur sur la platine, poser le diamant sur le pourtour du 45 tours (sans mettre les doigts dessus nondoudjiou !!) avec une précision de sniper yougoslave, en sortant la langue, comme pour mieux se concentrer. Puis enclencher, de deux doigts fermes (majeur et index, dans la majorité des cas) les touches “O” et “>” du magnéto-cassette. Ni trop tôt (pour ne pas avoir trop de blanc), ni trop tard (pour ne pas manquer les premières mesures).

3) Méthode dite de "l'épervier"

Pour cette technique, il fallait être vif, patient, et sur le qui-vive. "Réactif", comme on dit aujourd'hui dans les SSII du 92...

En résumé : trouver, à tâtons sur sa molette une radio à la mode, genre “NRJ”, mettre son magnéto (serge) en position d'enregistrement, et sur pause. Restait ensuite à tenter de faire ses exercices de maths pour le lendemain, tout en gardant une oreille attentive sur la radio. Sitôt résonnant les premières notes d'un tube recherché, bondir de la chaise, cadrage-débordement sur le canapé, double contact couscous pour éliminer la table basse,, et applatir d'un doigt victorieux la touche pause. On aurait dés lors LE morceau tant souhaité, mais on pourrait ensuite maudir jusqu'à la VII eme génération l'animateur-crétin, qui, en continuant de causer, polluait le début de l'enregistrement. Des propos badins qu'il faudrait pourtant se tortorer des dizaines de fois, pendant des années, au gré des écoutes à venir.

Ainsi armé d'une cassette top-moumoutte/home made, de piles en état de marche, on pouvait, enfin, se payer le luxe Ô combien jouissif d'aller se promener, triomphant, de la musique sur les oreilles... Le Walkman, quelle invention !

Avance rapide... (merde, les piles !!!) Au fil des années, il s'est amainci, perfectionné, embelli. Auto-reverse, radio, chargeurs, design...

Puis vint l'avènement du Discman.

Puis le lecteur Mp3...

Voyant que je lorgnais sur le dernier Ipod nano, ma femme (Monique, si tu nous écoutes !) a eu la riche idée (c'est le cas de le dire) de me l'offrir.

Sans vouloir faire la pub de l'engin (qui n'en a pas vraiment besoin), ce petit gadget, à l'instar de ses concurrents, a des possibilités énormes. Je vous passe le couplet sur “le chemin parcouru”, le progrès et temps qui passe. Pour le coup, c'était pas forcément mieux a'vang...

En chargeant la “bête” l'autre jour de près de 500 titres, j'ai fait une sélection très rapide et particulièrement eccléctique, à la “va-là comme j'te pousse”.Le but était de faire face aux différentes occasions, satisfaire différentes humeurs.

C'est ainsi que j'ai ri, seul, bêtement, l'autre jour en plein centre ville de Vancouver. En lecture aléatoire, je finissais d'écouter une chanson probablement sérieuse, adulte, sombre... anglo-saxonne. Elle collait bien : moi, marchant, pensif, au milieu d'une foule compacte et anonyme, entre quelques buildings aux allures futuristes. On est en 2006, on est à Vancouver.

Et puis retentissent les premières notes, dépouillées, rigolotes, basiques, surranées d'une chanson enfouie loin, du côté d'Athis Mons...

"La Froumi veut pas donner son miam... MIAM

La Froumi veut pas donner son miam... MIAM..." (...)

a n'était ne fois ptite froumi relasque
por ne que navait ne steréo fifi ne mini crasquette
ne lave crecelle branque et ne frigérateur

La cigale est dans le show business ness
mais elle ne veut pas montrer ses fesses
fesses
alors pour bouffer quand même
elle va au buffet du midem
elle butine dans les coktails à Cannes
Cannes Cannes Cannes Cannes
La froumi veut pas donner son miam miam


Et moi, seul dans ce flot d'inconnus, de partir dans une quinte de rire, auto-nourrie par l'incongru, le décallage de la situation...

Des parfums de 1983 remontant soudain. Pit et Rik, la télé du salon, Collaro Show, Cocoricocoboy, Docteur Cynoque, et forcément la playmate du samedi soir. Playmate qui m'en touchait à l'époque une sans bouger l'autre. Question de timing et d'âge du capitaine. Mais je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans, etc...

vendredi, décembre 08, 2006

Un jour, une chanson...Volume 2

Dites donc, quelle effervescence sur ce jbeblog ! Les posts tombent comme à Gravelotte, et ce n'est qu'un début...Je verrais bien Shoo² nous pondre un article enfiévré sur Michael Bolton, ou encore la Quiche nous dire tout le bien qu'il pense de "Lemon tree" de Fool's Garden (arf, arf...) !

Cette semaine, on reste dans le folk, mais à la française, et avec une pointe d’accent…

Nous sommes donc en juin 91 à Rennes, à l’issue d’une année de prépa école de commerce, pas franchement épanouissante (tu m’étonnes…), mais au cours de laquelle j’ai quand même fait la connaissance de mecs assez sympas (pas de filles, ohhh non, elles sont encore à l’époque un concept un peu abstrait…), notamment un gars avec qui ça avait plutôt mal commencé.
Ce mec, c’est Tuff’ (mon pote Fabrice, celui avec les grosses lunettes sur la photo...) et ma première rencontre avec lui m’a laissé…disons dubitatif : le midi de la 1e journée d’intégration de la prépa, comme tous mes futurs compagnons de galère, je vais déjeuner au RU et je me retrouve à faire la queue juste derrière Tuff’, qui est avec un certain Richard et l’entretient en ces termes : « Non, mais il faut pas se leurrer, on n’a aucune chance d’avoir une bonne école avec seulement 1 an de prépa…Là, il faut se dire on part pour 2 ans. ». Ma 1e réaction en entendant ça, c’est « Putain, c’est quoi ce mec qui casse l’ambiance ! S’il est pas plus positif que ça, c’est sûr qu’il ne va pas aller bien loin, autant qu’il arrête tout de suite ! »…Bon, évidemment, comme je ne suis pas totalement punk, je garde ça pour moi, n’empêche que le Tuff’ est vite catalogué : pas cool, légèrement anticonformiste, fréquentant en plus des personnes pas super populaires…Et comme de son côté, il est plutôt agacé par mon côté « américain », easy-going (je cite…), on ne peut pas dire que cette histoire démarre sur les chapeaux de roux…
Après 9 mois de bachotage, on passe les concours et dans l’attente des résultats, avant de partir passer les oraux un peu partout en France, on a quelques jours de répit, qu’on passe à Rennes, dans une ambiance primesautière plutôt décontractée du flanc (on bossera quand on aura envie de bosser).
C’est dans ce contexte à la cool qu’on se fait une soirée au cours de laquelle Tuff’ apporte sa gratte, pour la 1e fois…

Et là, non content de gratouiller sa guitare dans un coin, il dégaine la voix qui a fait dire un jour à ma mère « Ce Fabrice, il a une voix qui remplit l’espace » (depuis, je n’ai pas trouvé mieux pour la décrire…) et balance « Carte postale » du père Cabrel…
Je ne suis pas un fan transi du barde d’Astaffort, mais ce moment là, c’est comme si c’était hier. Je pense que ça tient autant à la chanson qu’au gars qui l’a interprété ce soir-là, qui n’allait pas tarder à devenir un ami…J’en profite pour dire que je lui dois beaucoup, ne serait-ce que d’un point de vue musical, puisque c’est ce moment précis, entre autres, qui m’a donné envie de me mettre à la gratte…Et c’est pour ça que j’ai pris le temps pour en parler longuement, avant d’en venir à la chanson en elle-même…

Alors, cette chanson, justement, qu’est-ce qu’elle a de spécial ? Bon, certes, l’écriture est ciselée, les mots bien choisis, on le devine très bien, ce « hameau, perdu sous les étoiles, avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales » ; on les entendrait presque, ces « phrases sacrées des grands-pères », ou ces « rires des nuits de moisson »…Y a pas à dire, c’est un poète, le Francis…Mais alors, d’où vient cette impression un peu bizarre que la chanson a mal vieilli ? Il est vrai qu’elle date de 1981 et qu’à l’époque, traiter de l’exode rural était au cœur des préoccupations de la population, il était naturel de s’inquiéter pour « les fermes endormies quand les jeunes partent »…Seulement voilà, à l’heure de la révolution numérique, force est de constater que le sujet n’est pas des plus sexys…On peut le déplorer, mais c’est difficile de le nier. C’est dans ce contexte que le discours « C’était mieux avant » a plus de mal à passer, et c’est vrai qu’une partie du répertoire du Francis tourne autour de ça, même s’il vaut mieux, je trouve, que cette caricature unilatérale qu’on a fait de lui…

En tout cas, il y a 15 ans, on était encore loin de tout ça, le minitel était à son apogée, avoir un discman était l’apanage de quelques avant-gardistes, les Renault 11 étaient à la mode et j’écoutais cette chanson avec un esprit encore pur et vierge…Le fait est que la chanson et le contexte de sa (re)découverte ont engendré un souvenir indélébile, d’autant plus fort qu’il marque à peu près distinctement le début de mon envie de faire de la musique (eh oui, j’ose le dire, je prends position, je suis un vrai gueudin : mes 3 années de flûte à bec quand j’étais au lycée ne comptent pas…). Et rien que pour ça, merci Francis et merci Tuff’ !!! Merci les gars, de la part de ma Guild et moi...

La semaine prochaine, il sera question d’anges, d’auberge de jeunesse Irlandaise et de Jeanne d’Arc…

jeudi, décembre 07, 2006

Soundtrack of our Lives ?

En cette période de massive transhumance jbébique, il tient ferme la barre du bateau. Oh oui, Mitch ! Tel le marin breton affrontant les éléments, tel un ohé-ohé-capitaine-abandonné seul sur le pont, tel le mousse des 40eme buanderies rugissantes, tel le héraut de la Jeanne, Nico nous nourrit de son concept. Concoctés au chaud dans son intemporel repère "Reuillois", ses posts sont une bouffée d'air frais musical. Un jour, une chanson; "Soundtrack of our lives" en somme, comme dirait JC Van Damme de Elle-eh.

Au risque de polluer le monologue, je m'immisce, et point de circonvolutions déjà pesantes, je me lance...


Mars 1990. Je suis en première. Un échange est organisé avec la bourgade de Beverley, Massachusetts. Là où j'avais eu la scoumoune deux ans auparavant, en Allemagne et surtout en Angleterre, cette fois, je tire la queue du Mickey : mon correspondant, Scott, est un rouquin affable et rigolo. Il m'a à la bonne. J'ai même la chance de rencontrer ses parents à Paris avant de me rendre aux 'Stazinis. Barb' & Chuck Wicke (prononcé "Wiki") sont des globe-trotters curieux, ouverts sur le monde... démocrates. Moralité, je suis reçu dans leur grande et belle maison en lisière de forêt comme un nabab, avec les égards pas forcément dus à mon rang de "Fromage qui pue".

Beverley, c'est la "Suburbia Americana" typique des feuilletons : à une petite demie heure au nord de Boston, c'est une banlieue aisée, aérée, bourgeoise. Dans ce berceau de l'amérique Wasp, on se veut plus proche des Kennedy que des red-necks texans.

Entre visites à Boston, Cape Cod, New York, des semblants de cours à la high school locale le matin, basket ou tennis avec des autochtones, les soirées sont libres...

L'idée, c'est donc d'avaler le bitume, tranquille, "cruisin' "... comme ils disent. Un stop pour une pizza, une visite chez un amibe, une partie de foot américain improvisée sur la plage... Un truc un peu fou, un parfum de liberté. C'est l'amérique bordel !

A ce point, la différence essentielle entre un ado de Beverley et de Joinville-le-pont, c'est que le jeune amerloque peut conduire librement dès l'âge de 16 ans. C'est peut être un détail pour vous, mais à cet âge, ça veut dire beaucoup.... Simplement, rouler tranquillement, à sa guise, décontracté du flanc. Durant cette période parfois ingrate, c'est une fenêtre sur la suite, ce qui fait envie, sur tous ces vieux salauds de bien 22 ou 23 ans, qui se la racontent et sortent avec les belles pépés de 17/18 ans qu'on reluque avec concupiscence. Mais je m'égare...

La famille, les Wicke, possède deux caisses, dont une énorme Pontiac break, décorée sur les côtés de panneaux en simili bois du plus bel effet retro-kitsch. Scott la surnomme, avec son accent chantant, le "bateau". Le confort est américain, débordant de gadgets, d'équipements, dont un "booming system" à la pointe.



Le single de Depeche Monde "Personal Jesus" tourne déjà depuis quelque temps en radio. Il annonce l'évolution du groupe, sa sortie progressive des années 80. La fin du côté minet/ new wave/ son Bontempi et boite à rythmes de pacotille. Fan de "Music for the Masses", je me rue dès la sortie acheter la cassette qui ne quittera pas la voiture de tout le séjour, quitte à saouler mon rouquin de corress... L'album est sombre, mystérieux, avec un je-ne-sais-quoi de langoureux... A mesure que nous faisons, Scott et moi, nos innocentes rondes nocturnes, la cassette tourne en boucle.

Le faisceau lumineux des phares éclaire par bribes cette banlieue, sous l'emprise presque hypnothique de "Violator". Dans ce bout d'amérique chic, la bande son du voyage d'un ado de la banlieue parisienne est fournie par le mal être, les hésitations religio-sessuelles d'un groupe issu d'une grise province anglaise. La musique est universelle...

La production de l'album est fouillée, restituée par les enceintes hi-fi de la voiture. "World In My Eyes", "Enjoy The Silence"... aux conversations suivent des silences... "There's a pain, a famine in your heart, an aching to be free" chante Gahan sur "Halo". J'entends les mots, les comprends un par un mais pas dans leur globalité. Ils s'agglomérent en écheveaux complexes, forts, qui résonnent en moi.

La voix de Dave Gahan, gutturale et suave emplit la voiture. Les synthés sont ciselés, précis. Aux néons des centres commerciaux et autres Mc Do succèdent des parcelles de nuit profonde, loin des lueurs de la ville. On roule, on devise. La France, les Français, les filles, les voitures, l'avenir... Des soucis, des envies d'ados. "Waiting For The Night", onirique, la voix de Martin Gore tierce celle de Gahan à la perfection. "Policy Of Truth", le gimmick du synthé accompagne un groove entêtant et dépouillé. Et toujours ces deux voix à l'unisson...

L'année suivante, me parfumant soudain de jouer de la guitare, alors que je gratouille à peine, je tourne subitement le dos à Depeche Mode sous le pretexte d'un manque de "vrais musiciens", de "vrais" instruments. Plaquant tout juste trois accords, je soutiens mordicus que ne pas jouer avec une saturation et un mur d'amplis est un faux-pas honteux. Il me faudra quelques années pour surmonter ces conceptions pseudo-snobinardes sur ce qui constitue ou pas la "vraie" ou la "bonne" musique. Plus de 15 ans après sa sortie, "Violator" est solidement ancré dans mon panthéon perso, mon top 5. Le fameux top 5 de l'île déserte. Il accompagne toujours de nombreux moments, qui me replongent parfois à Beverley, Massachusetts, en 1989.