Je vous propose de brosser quelques portraits d’hommes et de femmes qui ont fait l’industrie du X, acteurs et actrices de films pour Nous. Mon premier invité nous vient tout droit du Canada (terre de plaisirs à ce que l’on rapporte !), il n’est pas aussi célèbre que Rocco Siffredi, mais possède une filmographie aussi longue que la star transalpine. J'ai l'honneur de vous présenter, Peter North. «Entre ici sémillant étalon au Panthéon des cascadeurs de la biroute».
Ma première rencontre avec le hardeur a eu lieu au détour du matage d’une bonne vieille cassette de boules, louée avec l’accord tacite de Patrice, employé au Vidéo Club d’Alfortville, qui n’émettait aucune réserve à la location de films pourtant prohibés aux moins de 18 ans car lui aussi en mater toute la sainte journée en loucedé. J'avais pris soin de louer ladite vidéo accompagnée des deux grands succès du moment à savoir «Retour vers le Futur» et «Le flic de Beverly Hills», précaution qui évite de passer pour un gros pervers ! Cette location était rendue possible par la bonne idée qu'avait eu mon paternel d'acheter son premier magnétoscope afin de pouvoir suivre avec assiduité la Coupe du Monde de Football 1986. Je me contentai pour ma part, bien que fan de football, de m'esbaudir devant les croupes mondiales que le gentil VHS allait pouvoir me permettre de regarder.
Cette vidéo, dont le titre était «Sky Foxes» (que l’on peut traduire approximativement par «Les Chiennes de l’Air»), mettait en scène les turlupinades de stewards et d’hôtesses s’envoyant en l’air au (pas) propre comme au figuré. Du bien nommé (big)cock-pit à la (grosse) queue de l’avion , tout en passant par les toilettes, Peter North enfilait ,indifféremment, collègues de travail (les fameuses P.N.C «Pénétrées Notoirement Cochonnes») et passagères soignant gaillardement leur aéroacrophobie.
Il sortait son double décimètre aussi vite que le commandant de bord (qui se faisait joyeusement astiqué le manche) sortait le train d’atterrissage de son gros avion. Le film était joyeux et festif, les acteurs prenaient beaucoup de plaisir, et quelques prises de vue effectuées prés d’un aéroport au moment du décollage de beaux avions permettaient de meubler entre les scènes. En bref, du bon film de boules des années 80, à l’ancienne avec quelques doggy et quelques missionnaires.
Peter North se distinguait des hardeurs de l'époque par un physique avantageux composé d'un torse défolié soumis aux rudes lois du Bodybuilding, d’abdominaux tablettes de chocolat, d'un teint halé et d'un brushing tirant parfois vers la coupe de cheveux «joueur de football ouest-allemand période Littbarski», court sur les côtés et nuque longue.
Le look était très California Style, il contrastait avec celui des stars de l'époque comme Ron Jeremy dont le physique ingrat et l'apparence homme de Cro-Magnon avec torse et épaule «option moquette», bedaine du leveur de coude et moustache de beauf, lui avaient valu, dans le métier, le doux surnom de The Hedgehog (le porc-épic en français dans le texte).
Peter North ne ressemblait à aucun autre camarade de travail, ni à Joey Silvera dont le physique de voisin de palier et la ressemblance avec Rudi Voller était troublante aux yeux du fan de foot que j’étais déjà, ni à Tom Byron dont le look d’éternel adolescent acnéique n’était compensé, à mes yeux, que par la gloire d’être le boy friend officiel de Traci Lords dont nous aurons l’occasion de reparler (de Traci, pas de Tom …).
Peter North enquilla films et partenaires féminines, à une époque où, autant la consommation de jeunes femmes était galopante, autant le bataillon des centurions du sexe était congru. Notre ami bien membré devint une des valeurs sûres de l’industrie du X et tous les (a)mateurs de films «pour nous» l’auront aperçu, au moins une fois, au détour d’une DP ou d’une éjac’ faciale. Nous passerons sous silence, faute d’intérêt et d’information, sur son époque films Gay, elle n’est pas restée dans les annales (sauf peut être dans celles de ses partenaires), époque où l'on peut penser qu'il a plus donné que reçu.
Mais l’originalité de notre homme ne tient pas tant dans la perfection d’un pectoral amoureusement sculpté ou d’un brushing résistant aux 69 les plus torrides que dans une particularité physique que l’on peut qualifier de niagaresque.
Muni d’un mandrin de taille réglementaire, toujours dressé aux quatre vents, Peter North, une fois le coït venu, possède la plus jaillissante et débordante livraison séminale du métier. On peut considérer notre homme comme le premier producteur mondial de sirop de corps d’homme.
Ce sont des torrents, que dis-je, des chutes abondantes qui s’abattent sur ses partenaires féminines. Cette propension à l’ouragan séminal lui vaut, chez les initiés, le surnom de Geyserman, et d’avoir noyé des collègues de boulot, cassé les paires de lunettes d’actrices placées trop près de l’objectif et douché (!) les (h)ardeurs de jeunes débutantes. Les assistants de plateaux où notre héros tournait ses films ont encore en mémoire les longues heures de nettoyage occasionnées par le flot de l’artiste.
Le très séminal Peter North est devenu au fil des années une des vrais stars masculines du genre, il a vite convergé vers les juteux profits de la net économie en créant un des plus lucratifs sites de boules sobrement nommé Peternorth.com (et pas cum comme certains auraient voulu l’écrire) sur lequel il propose ses réalisations les plus récentes, prouvant par là-même qu’à bientôt 50 ans il est toujours aussi prolifique.
Celui que les américains ont rebaptisés «Cum Master», celui qui a prêté sa vigoureuse anatomie à la confection de bâton de joie destiné aux dames (le fameux Peter North Ejaculation Cock), celui dont les traits physiques peuvent faire songer à un croisement entre Larry Manetti de Magnum et David Pujadas du Journal de 20 heures, est sans conteste une des seules icônes du X.
Le X du début des années 80, celui de la mythique San Fernando Valley californienne, temple des tournages où le silicone commençait à peine à fleurir aux balcons des prétendantes peroxydées, où les tatouages n'étaient portés que par quelques amazones avant-gardistes, un temps où la mode était aux marques de bronzage qui dessinaient des seins et des fesses à la blancheur cocaïne. Une cocaïne qui traînait sur des plateaux de tournages où l’on baisait à couilles rabattues et sans préservatif et où l'on ne savait pas que plusieurs des protagonistes de cette belle orgie finiraient six pieds sous terre , balayés par le Sida qui s’invitait au bal insidieusement.
Peter North est passé entre les gouttes de ce raz de marée bien moins sympathique que celui dont il gratifia ses complices du métier et il continue de faire reluire des partenaires qui ont l'âge d'être ses filles.Il déverse son sirop d'érable à tout bout de champs et a ,au fil des années, fait sienne la devise de Larousse, «Je sème à tout vent».
ShooShoo
* titre by courtesy of Le Rouquin (merci vieux partenaire d'écriture)
3 commentaires:
Enfin des noms sur des croupes. J'étais par-terre!!
Vivement le volume 2... On a quand même été élevé à autre chose que Harry Potter!
A quand la sortie du volume 2?
Au début des année 90 j'ai vu une vidéo où Peter North exécutait une DP vag avec une double ejac sur les parties des mme et m. C'etait une vrai orgie un peu ambiance cave. J'ai trouvé cette scène unique et vraiment très waouw mémorable mais impossible de la retrouver
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