Le Niou Orlin'zz a peut être perdu son âme. Pas de regrets, Kokoh, ce n'était pas, dans mes souvenirs, une ville, disons... ''familiale''.
Souvenirs de chaleur moite, de ventilateurs bruyants, de moiteur américaine, de débauche.
Souvenirs de Jazz Festival, pretexte à des agapes organisées, à des libations en règle, à un parfum d'orgie post puritaine dans ce bout de vieille France perdu dans le bayou et la ''Bible Belt".
Au programme musical de ce Jazz Festival : orchestres balloches, rock sudiste, jazzzz incertain et belouz crasseux.
Quelle importance ? L'amerloque moyen vient pour se décheniller, s'en j'ter un dans le cornet, et si possible, mater la gueuze à peu de frais.
Entre la rue et les balcons typiques en fer forgé du "French Quarter" s'organise un jeu peu subtil, dont les règles ne figurent nulle part : en échange de quelques colifichets, colliers de nouilles type farce et attrape, des quidams des deux sexes se désapent et dévoilent des parties de leur anatomie. L'occasion pour la jeune gourgandine red-neck en goguette ou la vieille "Beauty Pageant" libidineuse mais décatie de secouer leurs tchoutches sous l'oeil de badauds avinés.
Mais je m'égare; "Destin Farceur" annonçais-je, en guise de teasing...
La boisson coule à flots, la pisse d'âne met les vessies à rude épreuve, des effluves d'alcool bon marché et de la musique dissonnante sortent de tous les troquets. Mais il est UNE boisson qui caractèrise, plus que toute autre, La Nouvelle Orléans et sa région : un cocktail rouge, puissant, à base de rhum, d'épices, servi dans un verre haut et fin. Répandu dans tout le centre ville, et qu'il est possible d'acheter jusque dans la boutique attrape touriste de l'aéroport. Un cocktail emblématique : Le ''Hurricane''...
Le coeur de l'Ange.
1 commentaire:
à ce sujet : "La Nouvelle Orléans, ville de débauche", certains intégristes religieux ont bien entendu sous entendu que les événements récents portaient la marque du tout puissant punissant les mécréants...
FDTM
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