mercredi, septembre 28, 2005

Lettre ouverte à Michel Gondry


Cher Michel Gondry,

Je viens de passer 2 soirées à me mater votre DVD, intitulé « The work of Director Michel Gondry – A collection of Music Videos, Short Films, Documentaries and stories », et je vous le dis tout net, je ne m’attendais pas à rester scotché en regardant des clips…

Resituons le contexte : c’est pas pour vous raconter ma vie, mais le matin, à l’heure du petit dej, il m’arrive de zapper sur M6 et de tomber invariablement, ou presque, sur la même soupe musicale, le même potage clippesque, qui donnerait à penser que le marché de la vidéo musicale en France se résume aux mêmes « œuvres » interchangeables : en vrac, citons n’importe quel rappeur surjouant le cliché « filles de sport – voitures super bonnes – plus de 3 barres de bijoux sur soi », n’importe quelle ballade au sirop concentré de Meuuuuuuuraillat Queuuuuuureillllllle, n’importe quel hit latino de l’été à base de Papi Chullo, n’importe chanson d’amûûûr de n’importe quel comédon musical…
Bref, le contexte en question, il est pas brillant : ce n’est pas tant la qualité musicale intrinsèque de ces chansons qui me fait réagir, mais plutôt l’insigne pauvreté créative de leur support vidéo, et leur manque chronique de génie…

Le mot est lâché…Parce que oui, cher Michel, c’est pour moi bien de génie qu’il s’agit. Et croyez-moi, regarder votre DVD après la bouillie clippeuse du matin produisit sur moi le même effet que ne l’aurait fait un Lyon – Real en Champion’s League après un obscur match de DH un dimanche pluvieux à 10h (en plein « Jour du Seigneur », merde !) sur un champ de patates…
Je m’emballe, je m’emballe, mais pourquoi exactement, et pour quoi exactement, me demanderez-vous, mon cher Michel, même si vous avez forcément une petite idée de la réponse…

Alors voilà, votre tableau de chasse est un premier élément qui parle en votre faveur : mettre en image les chansons d’artistes comme Björk, les White Stripes, les Chemical Brothers, Daft Punk, Beck ou encore Massive Attack, si après ça, ça ne s'appelle pas un a priori positif, c’est rudement bien imité !
Mais alors, avec des artistes aussi variés, on est en droit de se demander ce que tous ces clips ont en commun, et là, la réponse fuse : rien ! si ce n’est une créativité folle, une audace formelle exceptionnelle et une poésie incroyable ! Et là, vous vous dites certainement, cher Michel : « Fou you you, il n’a pas fait le voyage pour rien ! », et je suis bien d’accord…

D’ailleurs, pour être plus précis, voici quelques raisons de mon emballement pour votre œuvre :

* « Fell in love with a girl” des White Stripes, entièrement réalisé en légos: à 24 images par seconde, on imagine la somme de boulot pour une idée aussi simple…
* « Let forever be » des Chemical Brothers, et ses transitions diaboliquement invisibles entre plans intérieurs et extérieurs…
* « Sugar water » de Cibo Matto (obscur groupe japonais) : écran séparé en 2, avec 2 histoires se déroulant en plan séquence en parallèle, les 2 personnes faisant les mêmes actions dans des environnements différents, sauf qu’on s’aperçoit qu’à droite ça se passe à l’endroit, et à gauche à l’envers, et pour corser le tout les 2 personnages se rencontrent à mi-récit…Diabolique, y a pas d’autre mot…
* « Come into my world » de Kylie Minogue : cher Michel, vous avez réussi l’exploit de me faire mater au ralenti un clip de Kylie, non pas pour la reluquer tout mon saoûl, mais pour capter les ficelles de ce clip incroyable où, au fur et à mesure de tours d’une place de quartier, on a 2, puis 3, puis 4 Kylie qui évoluent ensemble dans le même plan…A en devenir chèvre !

Et ce n’est qu’un minuscule aperçu, tant chaque plan de chacun de vos clips recèle une créativité débordante !

D’ailleurs, quand on remonte un peu le fil de votre clipographie, on comprend mieux : c’est donc vous qui aviez réalisé ce drôle de clip de Jean-François Cohen, « La tour de Pise », qui m’avait déjà bluffé il y quelques années, sur un principe tout con : chaque mot de la chanson était illustré, en split screen, par l’image d’une enseigne, ou d’un bout d’enseigne de magasins parisiens, mis bout à bout pour que ça colle…
Et en remontant encore plus loin, apparaît ce qui finit par devenir évident : c’est donc bien vous qui avez réalisé « Le Mia » d’IAM…

Et quand on regarde un peu autour de vous, les artistes qui gravitent autour de votre univers, beaucoup de choses s’éclairent : votre premier film, « Human nature », grand film iconoclaste et humaniste à l’humour décapant, a été écrit avec Charlie Kaufman, scénariste génial et complètement barré, à qui on doit aussi, avec Spike Jonze, « Dans la peau de John Malkovitch », autre chef-d’œuvre complètement surréaliste, mais aussi « Eternal sunshine of the spotless mind », film bouleversant avec Jim Carrey et Kate Winslet, avec…vous aux manettes.

Bref, votre galaxie est fascinante, et plonger dans votre univers fait d’autant plus de bien que nous autres trentenaires (quand je dis « nous », cher Michel, c’est mes potes jbebs et moi) sommes rentrés dans l’adolescence avec des clips évènements qui nos ont marqués à jamais : je pense notamment à « Thriller » ou « Billie Jean » de Michael Jackson, avant sa grande quinzaine (d’années) du blanc (enfin, ça venait de commencer…), « Take on me » de A-Ha et son mélange dessins animés – images normales, ou encore « Land of confusion » de Genesis, avec les marionnettes façon Spitting Images (l’ancêtre anglais des Guignols)…

Pour conclure, cher Michel, je voudrais vous remercier encore une fois pour m’avoir fait rencontrer, le temps de votre DVD indispensable, créativité, poésie, humour (quand même, oser faire un court-métrage où un étron humain vous poursuit dans la rue en vous accusant d’avoir voulu le noyer dans la cuvette des WC, fallait oser…), audace, bonne musique et…génie (le mot a été lâché, plus question de le rattraper) !!!



Le Rouquin

Est-ce une mauvaise Blog ?

... arrivé à ce point de l'histoire, je souhaiterais faire une mise au point. Juste une mise au point, comme dirait Jackie Quartz...

Un blog, c'est bien, mais pour quoi faire ?

D'aucuns pourraient s'offusquer devant cet étalage de vagues à Lââm (copyright shooshoo), de roucasseries de deuxième main, de pantalonnades adolescentes, de ronds de jambes intellectuels, de joutes epistolaires de cour de récréation.

D'aucuns pourraient pouffer devant la vacuité des propos, l'inanité des débats, la pauvreté du niveau intellectuel. S'étrangler devant le style ampoulé des intervenants, le ton prétentieux de l'assemblée. Conchier d'un geste du séant ces gesticulations de nerds souffrant d'une hypertrophie de l'ego. Annihiler par le mépris ces tentatives maladroites de Béhachèlle de banlieue, d'enfonceurs de portes ouvertes...

D'aucuns pourraient arguer du fait qu'il faut un bac +12 en informatique pour parvenir à poster en ligne sa mégalomanie (forcément galopante).

D'aucuns auraient raison.

Mais d'aucuns salisseurs de jbeblog n'ont rien saisi. On pourrait les ventiler aux quat' coins de Paris façon puzzle, tiens.. Mais on le f'ra pas. Car d'aucuns oublient que le jbeblog c'est plus simplement :

  • L'occasion de couper les quelques cheveux restants en quatre, sur des sujets qui n'intéressent personne . Essayer de pondre, une fois de temps en temps, quelques lignes qui ne se résument pas à « Cordialement », « je vous remercie de bien vouloir » ou « pour faire suite à notre conversation téléphonique ».

  • Parler de navets. Se fendre la poire. Se prendre le choux. Raconter des salades. Ramener sa fraise. En bref, cultiver notre jardin, faire avancer le môôôle, mettre le cochon dans le maïs, faire tomber la cabane sur le chien. Partager. Communiquer. Et tout ça sans que ça coute un radis...

samedi, septembre 17, 2005

Les Charlots font la Toscane



Pour tous les Jbeblogeurs venus se perdre et lire ces quelques lignes : Mme Mitchell Capraro / Capraro Mitchell et moi-même partons dans quelques instants pour Florence. Une Honey Moon (rien à voir avec la secte) qui va faire du bien bien bien. Merci à tous !
Biz
M. Et Mme Jean Louis

PS : pour toute difficulté technique, veuillez vous adresser à M. Claude 'Poher' Limouson : claude.limousin@free.fr

vendredi, septembre 16, 2005

Sus aux métros !

Un cabinet de comm', de consultants ambigüs des hydres multinationales l'a décidé. Le ton est péremptoire, définitif. Les prescripteurs de tendances et autres salisseurs de mémoire ont tranché pour vous. Un peu comme Capri, le métrosexuel, c'est fini. Enterré, basta. Caput.

Pour ceux qui auraient raté un épisode, le « métrosexuel » ne consiste pas à s'astiquer la nouille dans les wagons de la RATP. Ou à plotter les miches de sa voisine dans le Hérreuherre. Le métrosexuel vanté dans les colonnes des magazines, c'est l'image du jeune éphèbe au torse défolié, de l'hétéro sophistiqué qui adopte les postures gays, du macho man qui se plait à être oint de crème antirides tout en faisant reluire les ménagères.



Selon mes recherches, le mot fait le tour de la planète quand il est repris, en juin 2003, par Marian Salzman (soeur de gilbert ?) « chief strategy officer » à l'agence de publicité Euro RSCG Worldwide, à New York. Rien que le nom m'amuse.
Cette grosse dame contente d'elle récidive en récupérant une nouvelle théorie qu'elle souhaite imposer comme un nouveau diktät à toutes les rédactions : l'übersexuel. Ne pas confondre ici avec le « Lubersexuel », partouzeur de la région comprise entre Avignon et Saint Rémy de Provence.



Übersuxual :

« über » meaning 'above' in german also english translation is 'Very' or 'Super' which means that ubersexual would stand for Super-sexual/Very-sexual implying that the user is extremely horny.

Adjective "Damn Im feeling Ubersexual tonight!"

"Yeah i am Ubersexual..."

Übersexual :

El übersexual será el nuevo perfil masculino que atraerá a las mujeres: cuida su apariencia, pero sin competir en vanidad con las mujeres y con look de maduro

El hombre del Futuro es un libro que refleja al nuevo arquetipo masculino que parece estar desplazando al metrosexual.


Depuis quelques années, on se fait déjà beurrer la raie sur le thème : « Les Bobos, qui sont-ils ? Leur vie ? Leurs goûts... ». Les cabinets de comm', les publicitaires sortent des concepts pour ranger dans des petites boites les tendances qui font vendre. Ainsi du « soft porn » à l'Übersexuel, il n'y a qu'un pas. C'est du langage publicitaire prémaché, du concept en bouillie, y'a plus qu'à faire avaler aux masses. Et traduction à effet immédiat sur le terrain : pour lever des belettes, des cailles, plus la peine de se la jouer efféminé à la sexualité ambiguë. Marian Salzman a des envies : faites péter les féromones, ressortez le Brut de Fabergé, le Musc, la chaine en or sur moquette pectorale. Ressortez les 205 Gti, les mocassins à glands et les guiboles à la Loïc Amisse.

Y'en a que ces gesticulations n'effleurent même pas. Prenez le Blaise, dont la seule coquetterie est de se faire appeler "le Bernard" : paysan emblématique de Molphey, petit village bourguignon : vieux garçon dont le bleu de travail tient tout seul . Sa toile cirée est réputée au niveau local pour servir de base à 1 bon centimètre de crasse, sa douche n'a plus été visitée depuis les années 70 et sert de lit pour les poules. Si vous buvez un coup chez lui, ses verres semblent fumés et vous en ramassez autant avec le nez qu'avec une pelle. C'est concept, non ? On appelle ça comment alors ? Mettez-ça entre les mains de Marian Salzman, et peut être qu'elle vous sort un bon truc, vendeur, efficace, une nouvelle tendance.... "Bernardsexuel" ?
Jean Louis Membruz

Non au spam !!!

Bon ben voilà, on peut même se faire spammer dans son blog. Génial. Bientôt du viagra ou des penis enlargers en one-click buy sur le jbeblog, juste en allant dans la rubrique "comments" ? Alalalala.

Mais dans quel monde vivons nous ?


The spam fucker

mercredi, septembre 14, 2005

Les enculés

Les enculés... Là ça commence à faire chier ! Désolé d'employer de telles tournures ordurières sur ce jbeblog tout en finesse et subtilité, mais la coupe est pleine, bordel ! Faire ça aux gens, c'est dégueulasse, à la limite de la correctionnelle. Surtout que c'est facile pour eux, ça descend !

La gratuité du procédé n'a d'égale que sa laideur abjecte. Mais va falloir qu'ils se méfient quand même : à pousser les gens à bout comme ça, à les rendre fous, on finit toujours par récolter ce qu'on a semé ! Et alors là, bonjour le retour de manivelle, la grosse claque dans la gueule ; ils vont tomber de haut ces infâmes salopards, c'est moi qui vous le dit. On sent déjà la révolte gronder. Ca se sent, ces choses-là, il y a de l'électricité dans l'air, l'ambiance est lourde et poisseuse. L'heure du paiement est proche. Ils vont bientôt se retrouver six pieds sous terre ! (-Keith, I had a blowjob today. -From who ? -The plumber)


Bon, ok. Je sais pas c'qui m'empêche de leur casser la gueule, tiens ! En attentant, une fois de plus ils auront gagné... Va falloir encore attendre, comme des chiens quémandant leur pitance, pendant de longues semaines de métro-boulot-dodo pour enfin savoir ce qu'il y a derrière cette putain de trappe que ces putains de naufragés incompétents sur leur île pourrie ont mis 25 épisodes à ouvrir ! LOST : les enculés...


Claude Locke

lundi, septembre 12, 2005

Boulet.com

Bon, dernier essai...Si ça foire, j'en tirerai les conclusions qui s'imposent en me retirant de la vie jblobique !


Au cas où...http://www.canalplus.fr/pid555.htm

Shelter from the storm

Bon, j'ai un peu foiré mon lien et mon titre, je retente le coup:

le Jbeblog

Je ne voudrais pas avoir l'air de couper les cheveux en 4 (je ne peux pas vraiment me le permettre, surtout...), jouer les fly-fuckers, encore moins me spécialiser sur les sujets d'ordre orthographique sur ce jblog...Mais quand même !!!
A croire que mon ascendance enseignante, renforcée par mon expérience de grand communiquant (si si !) me font avoir l'oeil sur les erreurs en la matière et traquer les boulettes...
Après ma diatribe visant Denis Brogniart et ses liaisons dangereuses, c'est à Canal+ que je m'attaque: sur la page ci-jointe le Jbeblog , vous constaterez qu'entre "gulf coast" et "gulf cost", il ne manque pas grand chose, mais en gros titre ça fait un peu désordre...
Enfin bon, là pour le coup, y a pas mort d'homme...

Le Rouquin

dimanche, septembre 11, 2005

Une promo en or!

J’ai lu une interview croisée de plusieurs des nouveaux membres de la Star’Ac. Quand on a envie de chier et qu’on est pas chez soi, on choisit pas ses lectures! A la question; “Avec quelles stars rêveriez vous de chanter?” Les réponses sont éloquentes; Liane Foly (qui vend du jambon), Mauranne (qui le mange), Bruel (seulement si il est casher), Jonnhy (avec des friites, une fois!) et Florent Pagny(ni)...
Encore une promo qui va nous régaler!! Ils ont tous l’air formidables. Je les ai tous trouvé très sympathiques, extraordinnaires. Je suis déjà sous le charme. Il faut préciser qu’en les lisant j’ai bien démoulé 500 grammes. Ca aide.
Jbebreizh

Rêveur de nuits blanches

…de toute façon,c’est comme avec mon nom d’usage,les gens ne comprennent pas que THOMAS,ce n’est pas mon prénom,et que RAYNAUD,c’est mon nom de jeune fille… Mais Le Rouquin « n’est pas les gens » : c’est un être à part et singulier,aux méandres impénétrables à pénétrer,vierge du 11 septembre et figure quasi apostolique des Valseurs(groupe d’éphèbes éphémère,éphémère sans ‘s’)…entre autres substabtifs élogieux.
Je le dis souvent :par les temps qui courent et les tours qui tombent,il est impératif de s’aimer et de célébrer ceux qu’on aime. Alors j’en profite ici pour placer un message personnel : « Rossif birsdav bobit ,rossif birsdav bobit,rossif birsdav bobit Pansement ,rossif birsdav Pansement !!! tintintin !(Renaud style). Que l’astuce soit avec toi,et le flux jbébique aussi.
Ca,c’est fait.
Je voudrais,avec un ‘s’, maintenant jouir de ce Jbeublog pour partager quelques réflexions avec vous,amis jbeb et/ou jbebs to be(pouf pouf). Pour en venir à ce qui me troue le plus le cul,il faut commencer par la notion de norme. Etre dans la norme n’est pas une mauvaise chose en soit : c’est grâce à elle que l’on évite de pisser sur son voisin , du moins pas sans raison . C’est elle qui nous dicte le savoir-vivre , le comportement que l’on doit adopter pour bien intégrer la société . C’est elle qui nous guide et nous évite de dérailler . Mais même si à l’intérieur de la norme la réflexion existe , elle se trouve limitée par le manque de perspective imposé et surtout par l’inflexibilité du sens commun . Certaines réflexions sortent effectivement du cadre de la norme , car elles impliquent , si l’on veut s’y intéresser , un éloignement du mode de pensée conventionnel . Je fais appel ici à votre sens jbébique le plus aïgu .S’interroger sur l’origine du monde ne date pas d’hier . Tenter de cerner les raisons pour lesquelles on est sur Terre , non plus . Il faut admettre que la rectitude de nos seuls principes et critères ancrés en nous , et auxquels se réfère constamment notre jugement , ne nous permettent pas d’y répondre . Pour y parvenir , ou du moins aboutir à une esquisse d’hypothèse , on doit aller plus loin , on doit faire travailler notre imagination , on doit rêver .
Quand j’étais gamin, j’avais la tête dans les étoiles . J’étais passionné par le ciel et l’espace. J’ai ainsi pratiqué l’astronomie de position , dite astrométrie , et surtout l’astronomie “ d’observation “ . La nébuleuse d’Orion , la galaxie d’Andromède , la galaxie M40 , l’amas d’Hercule , le nuage de Magélan , les anneaux de Saturne , l’Ouragan de Jupiter , les taches solaires … , et des centaines d’autres objets célestes étaient en ce temps-là mes compagnons nocturnes,mes murmureurs de mystères. Comme compagnon,j’avais aussi mon frangin. Il m’aidait à faire les réglages,les photos,les calculs…
Le ciel d’hiver est le plus généreux en étoiles , du fait du faible taux de particules carboniques suspendues dans l’atmosphère . On allait au fond du jardin de nos parents avec le téléscope , l’appareil photo et plusieurs épaisseurs de vêtements … Je me souviens de ces nuits comme si c’était hier . Quand j’y repense , des images , des odeurs et des sons reviennent à mes sens . L’odeur de l’air glacial , mélant les parfums de la végétation engourdie au blouson de cuir de mon frère . Mercure que l’on voyait disparaître derrière le grand cèdre des voisins , nous laissant très peu de temps pour l’observer Je me souviendrai de ces moments toute ma vie .
Vous êtes toujours là ?! Alors on continue ! Il y a des objets dans l’espace qui ne sont pas visibles à l’œil nu. Voici l’un des paramètres de l’astronomie qui allait me plonger dans un abîme de perplexité, sans le verbiage autour, me trouer le cul : la magnitude . La magnitude est un nombre qui caractérise l’éclat apparent d’un astre . Je vous épargnerai les détails mathématiques (sauf si special request de Powa !) , bien que très intéressants , mais cela dit , cette courte définition en dit long … En effet , le calcul de la magnitude permettra à l’astrophysicien d’en déduire la taille de l’objet , sa composition et son éloignement . Putain…,l’éloignement … Notre conception de la distance est naturellement fonction de notre échelle . On sait que Vancouver est à 9750 kilomètres de Paris à vol d’oiseau , si tant est qu’il y ait des oiseaux assez cons pour aller s’y geler (…!) . On comprend cette réalité . On a également calculé que la distance moyenne de la Terre à la Lune est de 300 000 kilomètres . Jusqu’ici , la majorité des esprits continuent sans grande difficulté d’envisager cet état de fait . On peut encore admettre que le Soleil caresse de ses rayons magnétiques les poufs de Koh Lanta à plus de 150 millions de kilomètres ( heureusement pour elles d’ailleurs … ) . Mais on perd cette fois-ci son sang froid lorsqu’il s’agit de l’étoile la plus proche de la Terre , répondant au doux nom de Rigil Kentarus et qui se situe à environ 5 années-lumière,bien plus loin que le camp de la Lune Noire… Pour les néophites , cela veut dire que la lumière qu’elle émet met 5 ans à nous parvenir , à raison d’une vitesse de 300 000 kilomètres par seconde . Etablir une distance en kilomètres serait grotesque !!!
Il y a donc des objets très éloignés , mais néanmoins visibles à l’oeil nu . Deneb est une étoile qui est à 3000 années-lumière et qui , pourtant , est l’une des plus brillantes de notre ciel . La photographie devient incontournable lorsqu’on veut observer des objets de faible magnitude , comme les nébuleuses ou les galaxies lointaines . Ainsi , grâce à une longue durée d’exposition , la pélicule dévoile l’imperceptible .
On entre dès lors dans les prémices de l’Infini .Notre “ chic planète “ fait partie d’un système planétaire , comprenant huit autres planètes , et évoluant autour d’une étoile , le Soleil ; cet ensemble forme notre système solaire ; celui-ci se trouve embarqué dans la rotation d’une spirale géante , la Voie Lactée ; notre Galaxie est un disque de 100 000 années-lumiere de diamètre et de 5000 d’épaisseur , entrainant dans sa course des centaines de milliards d’étoiles , et donc potentiellement des planètes ; il existe des milliards d’autres galaxies dans l’Univers , estimées à des distances allant jusqu’à 15 milliards années-lumières , qui elles-même contiennent des milliards d’étoiles … A ce sujet , la théorie selon laquelle l’Univers serait en expansion , légitimerait l’idée que les galaxies les plus lointaines dateraient de la naissance de ce dernier . On suppose qu’au delà , il n’y a rien . Mais s’il n’y a rien au bout , ce vide existe et par définition devient donc quelque chose … Et puis jusqu’où n’y a t-il rien ? Et dans quoi ce rien est-il contenu ? Le plus difficile n’est pas d’y croire , mais de se le représenter .
De plus, certains objets visibles dans le ciel d’aujourd’hui ont disparus depuis des millions , voire des milliards d’années , mais l’on continue de recevoir leur lumière , leur image . En d’autres termes , lorsque l’on regarde le ciel , on se tourne vers le passé …

Une vie sur Terre ne représente rien dans l’histoire de l’Univers , et pourtant est tout pour nous . Nous sommes des éphémères …mais qu’est-ce qu’on se sent vivant !! On fait des plans sur la comète, on fait des fendus à la lune, certains essayent de dormir à la belle étoile….Et vas-y qu’on se passe les anneaux au doigt, qu’on se croit sortis de la cuisse de Jupiter…
On vit sur un fragment d’étoile qui erre dans le vide intersidéral . Le jour , on fait partie de ce monde . Le ciel est bleu ou gris , comme une toile opaque , et tend à nous faire croire qu’ici-bas, tout se déroule , évolue , naît et meurt . La nuit , ce rideau qui sclérose la conscience tombe pour dévoiler l’ultime réalité .Pour faire un bout de chemin avec elle , on chevauche son imaginaire , laissant derrière notre condition humaine et autres télés réalités...

Je suis un rêveur et mes nuits sont blanches.
K.

vendredi, septembre 09, 2005

Lettre ouverte à Denis Brogniart (de la part d'un fils de profs de français)

Cher Denis,

J’aimerais commencer par un grand merci…avant de passer en mode « mauvaise foi caractérisée, mais c’est juste pour se mâââârer » !

D’abord, merci pour Kho-Lanta ! Eh oui, je suis atteint du même syndrome qu’un certain Powa, qui est venu courageusement exprimer ici son addiction à la real-TV décérébrante (courage, vieux !).
Il m’est donc aussi arrivé de tomber sous le coup du vide galactique des échanges entre les insulaires tenté(e)s et tentateurs(trices), avec une spéciale dédicace au très improbable couple formé par François (maximum respect pour avoir tenté de réhabiliter la port de la salopette à cru…) et sa copine (dont le prénom m’échappe : Powa, à l’aide !!! ), dont le fort accent du Chnord et le côté brave pucelle n’étaient pas sans évoquer de façon troublante Sandra du Loft 2 (celui où avaient sévi Félicien et Lesly…).
Cependant, c’est surtout pour Kho-Lanta que je me suis passionné tout l’été, et ça fait 5 années que ça dure…Autant dire que je vais avoir du mal à décrocher !
Ahhh, Mohamed et ses pulsions meurtrières quand il s’agit de dire haut et fort à ses collègues que cette chèvre enceinte, il va se la bouffer, et qu’il « cassera la bouche » à quiconque se risquerait à l’en empêcher (tout ça avec une machette à la main, au bord du fait divers…)
Ahhh, Pierre et sa rhétorique mielleuse, tirant sur le fielleux, contrebalancé par un physique à la Ghandi (surtout vers la fin du jeu, en mode « côtes apparentes »…)
Ahhh, Sakhone et son côté cyborg, du genre « les sentiments humains, je sais pas ce que c’est, j’ai pas été programmé pour », agrémenté d’un côté commercial-en-informatique-déjà-propriétaire-d’un-4-pièces-à-22 ans-« Serge ! T’es un gagnant ! » délicieusement caricatural…
Ahhh, Clémence et ses maillots 2 pièces…
Ahhh, les retournements d’alliance et le faux-culisme omniprésents pendant les votes du conseil, du genre « Je vote contre toi, parce que je t’aime beaucoup et que je pense que tu as hâte de rentrer chez toi et de ne pas gagner les 100000€ »…
Ahhh, votre style emphatico-lyrique dans les commentaires des épreuves…

Mais c’est là que le bât blesse…A force de jouer la surenchère pour créer de la tension et du suspens là où l’intérêt n’est pas forcément flagrant, le risque de déraper est grand…

Et soudain, c’est le drame !

L’objet du litige : vous avez fait une pub télé sur un jeu vidéo dérivé de l’émission, avec en accroche finale la phrase « Je serai z-impitoyable !!! »…

Eh bien oui, faire des fautes de français, confondre le futur et le conditionnel en parlant en direct, ça arrive à tout le monde…Mais que lors d’un enregistrement de pub, qui a dû être vue et revue, validée et revalidée par toute une chiée de chargés de communication à TF1, il ne se soit trouvé personne pour vous dire « Euh, Denis, essaie sans le « z » pour voir… », avouez que c’est tout de même surprenant !

Bon, d’accord, je fais un peu subir les derniers outrages anaux aux diptères, j’en conviens…mais c’est parce que je vous aime bien !

Allez, après m’être jeté r-à l’eau dans cette lettre ouverte, je vous salue bien !

Le Rouquin

jeudi, septembre 08, 2005

Cacher ce coq que je ne saurais voir

Le décor est planté, ce soir, nous sommes à Lansdowne Road, l’Equipe de France affronte la République d’Irlande.
Et c'est parti pour le show, Et c'est parti le stade est chaud, Et c'est parti bouge-toi sur ce floor, Et c’est parti…

8’ Le portier irlandais sort du soupirail droit de son but un ballon caressé avec amour par Zizou, il a la baraka tonight le Shay Given.
10’ Surgie de nulle part la voix de Christian Jeanpierre, préposé aux commentaires bords du terrain de TF1, annonce « Zidane vient de repositionner le milieu de terrain », Zizou en expert de la géométrie herbacée s’improvise Nicolas le Jardinier.
13’ Le montant droit du but de Greg Le Lyonnaire sauve la patrie en danger suite à un coup pas franc de Clinton «Jim » Morrison.
22’ Zizou harangue ses troupes d’un geste du bras pour leur demander de jouer plus haut, de monter au créneau, en bref de se sortir un peu les doigts du cul !

Thierry, Jean-Michel et Arsène usent de métaphores maritimes pour décrire la Marée verte, la vague qui tente d’ensevelir le bateau France (Ne m’appelez plus jamais France, la France, elle m’a laissé tomber …) ils vont jusqu’ à évoquer la maturité de l’équipe d’Irlande (pour une équipe qui joue en vert, la maturité c’est fort de Guinness !!!)

25’ La mine renfrognée, Willy (prononcé villy) voit jaune !
40’ Roy Keane, le bad boy mancunien, s’essuie les crampons « à l’ancienne » sur Titi Henry puis sur Claude Makelélé, Keane deux en un et les taches sur vos tibias disparaissent.
42’ Pat Vieira arme son grand pinceau gauche, raté, la balle s’éloigne du but défendu par Shay Given.
44’ Jean Alain décolle tel Saint Exupéry, en coucou, en biper, un aviateur.
45’ L’arbitre renvoie les 22 acteurs aux vestiaires.

Les chasses d’eau françaises fonctionnent à plein régime et les pubs pour l’Oréal innondent la cuvette des chiottes de TF1.

48’ On mentionne la qualité du banc français, hêtre, pin massif ou merisier auraient-ils raison d’un contreplaqué irlandais, I don’t know.
50’ Les feintes de Titi ne fonctionnent plus, c’est pas marqué Gros minet sur le maillot irlandais !
52’ William «Look like Seal » Gallas enchaîne un beau crochet du droit et un tir raplapla, fallait boire du Fruité gamin, c’est plus musclé !!!

Plan sur les tribunes, Gervais Martel remonte son bénouze’, avec sa gueule de patron de boite de transport routier nourri au Saindoux, la France de Pompidou retrouve une verdeur improbable.
Autour du terrain, Darmon a fait le métier, aux Paddy Power succèdent les banderoles Carrouf’, les Allez l’Irlande, Allez les Verts (de 1977, j’espère) et une spéciale dédicace au gros Capraro ‘Ultimate‘.

55’ Zizou éructe, replace ses coéquipier, vu de derrière « Chaussé aux moines » a le cou rouge, il demande qu’on renverse le jeu, c’est beau le langage du footeux.
61’ La température monte d’un cran quand Arsène Wenger tel un John B Root de circonstance demande à l’équipe de France de pénétrer, hou c’est chaud…
On annonce que l’heure du changement va bientôt sonner ou que celle du kitching, pardon je m’égare, que l’heure du coaching arrive…

64’ Andy Reid, gueule de petite frappe irish, cou de taureau, suinte la Guinness et gémit un « What » à l’arbitre qui le décore d’un blason jaune !!!
67’Carton jaune pastis de la Canebière pour l’idole des jeunes, pour le coup Zizou c’est viril mais pas correct, coup de vice façon Adèle Kenzoua à la sortie du collège Léon Blum d’Alfortville.
68’ Concert de jambons entre Sylvain et Titi, on s’emmêle les pinceau, Titi se saisit de la boule, mate la position du gardien , il shoote, la balle monte, retombe en feuille morte, juste «Fontaine, égalité en but entre les deux goléadors» comme il faut et c’est le but, la France respire, 1.0, la balle au centre.
70’ Zidane sort, il est blessé, on retient son souffle , Christian Jeanpierre panique et crie au micro « La France est à dix », quel est ce message, la patrie est elle en danger ? pas de panique gamin… Toafilou Malouda rentre enfin sur le pré.
76’Le buteur d’un soir sort, Cissé rentre.

Sur le banc, Titi fait des signes façon ‘Savoir aimer’ à un coéquiper sourd et muet .

78’ Le grand rouquin de Norwich, Gary Doherty, posté aux avants postes, est ,je cite, «Pris en sandwich » par un Sénégalais et un Guadeloupéen, United Color of Jbebitude.
86’ Corner irlandais, j’ai un mauvais feeling, ouf, Greg s’empare de la précieuse boule.
88’ Wiltord joue bien le coup en s’enfermant prés du poteau de corner irlandais, à l’ancienne, STP ne nous refait pas le coup de Ginola en 1993.
89’ Gaël « Jésus » Givet rentre et remplace Lilian le courageux, le Marius Trésor des années 2000.

On annonce 2 minutes de temps additionnels, Fort Alamo joue sa dernière séance. Coup de sifflet final.
On a gagné, la dernière fois en Irlande c’était en 1953, Raymond Domenech avait à peine 1 an .J’éteins mon poste de télévision, enivré des 3 points qui repousse l’instant de vérité à 1 mois, on en reparlera du côté du Lac Léman.

ShooShoo.


Y a pas que la chair

La chair est faible, diront les fans de la messe en Latin. "Eh ben y a pas que la chair, croyez-moi !", dira le consommateur d'ondes alpha devant la messe de la télé réalité, jouée presque chaque soir.

Celui-là même, qui, mort de honte (au début), a commencé par regarder Loft Story "jute pour voir ce que c'est". Celui qui, après avoir regardé par la serrure cette "pornographie télévisuelle", a ouvert en grand la porte. Il a fini par céder aux Castaldi, Brogniart et autres Nikos. Il s'est engouffré dans ce divertissement facile, qui ne nécessite que de mettre son cerveau sur "off" et de laisser béâtement sa bave couler au coin des lèvres.

Et puis c'est gratifiant : "qu'est-ce-qu'y faut être con pour passer dans une merde pareille !", dit-il en voyant Roberto s'engluer dans des explications fumeuses pour expliquer à Lalie : "t'inquiète pas, avec Maeva,c'était uniquement sexuel". On se sent foutrement intelligent de ne pas être à sa place !

Pourtant, il a bien essayé de se désintoxiquer : "ce soir, je regarde Arte". Mais comment résister à l'appel des exploits intellectuels de Roberto, Maeva et Lalie ? Comment ne pas succomber aux sirènes de la philosophie hors normes d'une blondasse siliconée folle de cul ou des phrases assassines de Manu Katché, face à une version roumaine du "Journal d'un curé de campagne" mal doublée ?

La chair est faible ? Eh ben y a pas que la chair : l'esprit aussi, mais putain, qu'est-ce-que c'est bon !


Powa

mercredi, septembre 07, 2005

Interview de Zim'dine Zim'dane à notre confrère Shoo²


Zidane: "Content d'en être"

mar 06 sep, 21h29

DUBLIN, 6 sept (AFP) - - Le capitaine de l'équipe de France de football Zim'dine Zim'dane a confié mardi, à shooShoo, à Lansdowne Road, son plaisir d'être présent à Dublin pour y casser du rouquin et du buveur de bière.


Q: Comment l'équipe de France aborde-t-elle cette rencontre ?

R: "On est bien, à l'aise, tranquilles, décontractés du zboub, on marquera quand on aura envie de marquer.

Q: Quel maillot pour ce match pour l'équipe de France ?

R: "bon ben, je pense que les irlandais vont jouer en vert. Mais il est aussi important pour nous que pour les Irlandais de mettre un maillot . Ils devront impérativement porter un short s'ils veulent continuer sur la même voie. Et nous de la même manière, si on veut espérer quelque chose dans ces qualifications, il faudra mettre un short. On est venu ici pour gagner, c'est sûr, mais il ne faut surtout pas perdre nos shorts.

Q: Comment doit se comporter l'équipe de France ?

R: "Il ne faudra à aucun moment, quoi qu'il arrive, faire les folles. On n'aura peut-être pas la liberté de se travestir comme on l'espère parce que les irlandais sont super cathos, mais il ne faudra jamais avoir la sensation de ne pas être gay."

Déclaration importante


"J'y pense, a déclaré mardi le champion dans l'Austin American-Statesman. Je pense que c'est le meilleur moyen d'emmerder (les Français)."
(Photo copyright FTDM !!)

mardi, septembre 06, 2005

"Dans un entretien accordé au quotidien texan The American Stateman, Lance Armstrong a confié qu'il envisageait de revenir sur le Tour de France en 2006. Enervé par les accusations de dopage à son encontre, le septuple vainqueur de la grande Boucle envisage de sortir de sa retraite pour tenter d'ajouter un huitième succès dans la Grande Boucle".

Dans une communiqué laconique, l'homme fort du Texas se dresse en Héraut de l'Amérique agenouillée . Tel le Minotaure, ce monstre hideux, au corps d'homme et à la tête de taureau, Lance va manger du journaliste franchouillard et avaller du kilométre de macadam ( Cowboy va...) pour laver l'affront qui lui est fait. Du lourd pour les scribouillards le " The Team" (excuse my french), ça c'est du scoop !!! Le retour du Paria, du Villipendé du Banni !!!! Quelle belle couv'. Quelles belles lignes ....

Lance Armstrong est un bon gars, un "redneck" de la plus pure espéce, nourri aux hormones de croissance, aux exploits des Joe Montana et des Pete Rose, emblèmes de l'Amérique blanche, républicaine, patriote....
Lance Armstrong, comme son patronyme l'indique, est un gars costaud , "stronger than the thunder", pourtant c'est un insuffisant rénal voire un anémique, du moins c'est ce que ses cures répétées d'érythropoïétine (EPO) suggérent.
Mais que nenni, quand le frenchy déblatére ( comme Sepp) sur l'idole, le reflexe canon du sextuple vainqueur du Tour c'est l'attaque, "le meilleur moyen d'emmerder les Français" dans le texte .

Nous, pauvres blaireaux, nourris aux secondes places des Poulidor et Thévenet, nous, braves conquérants bretons des grandes boucles des années 80, nourris au "Fruité c'est plus musclé" d'un Merçi Bernard providentiel, Hinault Héraut...

Nous, binoclards intellos, nourris aux exploits d'un "il a fait le trou "Fignon", nous autres disais-je n'avons pas attendu l'arrivée des supermarchés Seven Eleven, des Postiers amerloques, des Andrew Hampsten, des Greg Citron, pour nous esbaudir devant les exploits de Lance "Trop Fort", des ricains qui viennent faire vibrer les 40 dents sur l'asphalte de la DDE.

Un conseil , Lance, fais reluire ta Sherryl au coin du feu de ta jolie Penthouse espagnole, évite d'emprunter les "Widding Roads" de la Grande Boucle, et "if it's makes you happy " raconte tes exploits d'antan à tes mômes et le temps des rires et des champs où les organisateurs du Tour de France déroulaient le tapis rouge, couleur sang hematocryte, au pied de l'imposteur que tu resteras !

Ca fait 20 ans que je m' 'emmerde à regarder le Tour de France.Les vainqueurs depuis "le Blaireau" sont insipides, je regrette les envollées couillues de ce Breton, ces envollées qui étaient aussi fraîches que le lait qui accompagnait mais "Prince de LU", accessoires indispensables de mes aprés- midi adolescentes des mois de Juillet parisiens. Avec ça j'étais prêt à escalader le Galibier, prêt à bondir aux attaques d'un Jean-François Bernard, héritier improbable, mais dont je me souviendrais toute ma vie, plus encore que le fer de Lance .....

Shoo2


L'essence interdite ?


La coupe est pleine, les réservoirs sont vides, les Français ont le moral en berne, les bites sont molles : les femmes se plaignent.

Pas moyen d'y échapper : le routier, pourtant sympa, est outré. Le petit chef d'entreprise, pour le coup, connait la crise. Et surtout l'employé de base qui répète gentiment ce que le journaliste lui suggère, c'est pour le "20 heures" :
- "ah ben oui, c'est cher", un peu comme feu La Mère Denis (Dieu la parfume !) qui répétait à l'envi : "ça... c'est vrai ça !!".

Attention, révélation de premier ordre : l'essence, ça devient BONBON, et attention, ça va aller de Karim en Fodé Sylla.

Aussi loin que je me souvienne on nous bassinait déjà il y a... 30 ans sur les économies d'énergie. "On n'a pas de pétrole, mais on a des idées", qu'y disaient. Le grand philosophe humaniste Michel Sardou s'est même fendu d'un titre dispensable "ils ont le pétrole, mais c'est tout". Des malins prévoyaient la révolution pour le litre à 5 francs...
Ca fait 30 ans qu'on prévoit des scenarii pseudo réalistes, de MAD MAX à des travaux abracadabrantesques d'énarques pour l'après pétrole. Mais aujourd'hui, que dalle. Rien. Le litre : 10 balles. Et alors ?
On pompe comme des malades depuis plus d'un siècle. Les américains continuent à transporter leur gras dans des 4 x 4 V10 8L, 30 litres au 100.

C'est sûr, niveau sensations, c'est autre chose qu'un 103 SP guidon Z barre ! Et pour ramasser d'la mindje, rien de tel, c'est des "aspirateurs à gonzesses" (oui, la femme ne s'intéresse qu'à la voiture, c'est bien connu)...
Mais quand on se pose en exemple de société pour les peigne culs du monde entier qui sucent des pierres en rêvant d'Alerte à Malibu, forcément, ça fait mauvais genre. Idem quand des hydrocéphales (pardon Stéphane) se secouent la nouille à encourager Alonsi-alonso contre LarChoumi, cramant en deux heures de tourniquet débile de quoi chauffer une famille de Lituaniens pendant une décennie. Bref.

L'offre/la demande : certains vont encore jouer les rois du pétrole pendant quelques décénnies : qu'ils en profitent mais les événéments s'accélèrent, on a été assez prévenus.

En attendant, on ferait mieux de prendre exemple sur Lance, calomnié injustement ces derniers temps.

Lance n'est que le représentant des pétroliers texans : ils ont anticipé la fin du pétrole bien avant tout le monde. L'essence synthétique, le Diester, l'essence de thérébantine, l'EPO : tout ça, ça dépote !! En dosant bien, on peut même grimper le Tourmalet à vélo plus vite qu'en voiture !
Merci Saint Lance, nous voilà sauvés.
FTDM

Reporters Avec Frontières

Haro sur Lance Amstrong. Les grands reporters de “L’Equipe” ont interrogé sa vieille pisse. Et elle a parlé. Et comme les grands journalistes du quotidien sportif, elle n’a pas sa langue dans sa poche. Amstrong a triché. Il a prit de L’EPO. Il s’en ai mis plein la gueule. Dès le début de son ascension au panthéon des héros de la grande boucle. Quel scoop! C’est du lourd. Ca sent la révolution dans le monde de la bicyclette. Mais peu importe, à “L’Equipe” ont fait pas de cadeaux. La vérité, rien que la vérité, même si elle est amère. Amstrong salaud, “L’Equipe” aura ta peau.

Dans ses colonnes, le journal rapporte que la nouvelle a plongé les dirigeants, les directeurs de courses dans un état de choc et de stupeur sans précédents. Le dirlo du Tour se lamente “Et dire qu’on lui a fait confiance!” Cyril Guimard se dit “choqué!” Et ainsi de suite.

Du côté des coureurs, le profil est plus bas, ont réagi la tête dans le guidon, un peu gêné par la mascarade. Parce que les coureurs, ils leur reste un peu d’éthique.

Les coureurs savent que les directeurs de courses, les directeurs sportifs, les sponsors, les médias et eux mêmes, tous composent avec la vérité.

Les coureurs savent que Cyril Guimard est dans le vélo depuis un demi siècle et dans tous les témoignages scabreux d’anciens coureurs jouant les affranchis. Mais pas d’enquêtes approfondie sur son palto. Les journalistes lui demande toujours son petit avis d’expert. Jean-marie Leblanc n’est pas comme neuf dans le milieu mais rudement crédible dans le rôle du bon papa Tour abusé par les tricheurs.

Les coureurs savent aussi que les révélations scandaleuses sur Amstrong tombent à pic. Avant le Tour, il y avait le risque de décrédibiliser la course. Trop de blé à perdre du côté des sponsors, des télés, des journaux. Après le Tour c’est mieux. Ce qui est prit n’est plus à rendre. Amstrong; la fin d’une époque. L’enculé est parti, on se prépare un prochain Tour blanc comme neige. Ca c'est de la com'!

Les coureurs savent aussi que question dopage, le vélo c’est l’arbre qui cache la forêt. Ils savent qu’il y a quelques années, quand Zidane a avoué, au procès de la Juventus, qu’il tournait à la créatine, pratique courante dans le milieu, “L’Equipe” n’a pas titré “Zizou, chargé comme un cheval de course!!” On va quand même pas se couper les couilles, surtout si elles sont en or massif. Puis du côté des sponsors et des médias, le foot c’est pas de la petite reine, les enjeux dépassent de loin les sommets des montagnes du Tour.

Les coureurs savent aussi que dans les médias, la politique et le pouvoir en général, bon nombre de gus qui leurs font la morale gèrent leur stress et leur fatigue le nez dans la poudre. On se dope dans le show-buis, à la Bourse, dans les ministères, dans les rédactions, sur les plateaux télés. Mais là encore, silence, on tourne!

Les coureurs savent tout ça. Visiblement, pas les grands reporters de “L’Equipe!”

Jbebreizh

dimanche, septembre 04, 2005

Noir c'est noir..

Quand on réchauffe son café à la chaleur d’une bougie posée sur un carton, on peut craindre un départ de feu et l’arrivée de catastrophe. Quand on s’abrite d’un ouragan sur les bords d’un fleuve dans une petite maison en contre-plaquée, ça se peut qu’on ne revoit jamais le soleil. Quand on a que dalle à bouffer, on ne bouffe pas, et quand on ne bouffe pas, on en crève. Même combat pour la soif. Quand on fourre des culs à la chaîne sans se protéger le bout on peut se choper une saloperie, etc...
Rien de plus logique là dedans. Rien de plus vicieux que ce genre de cercles. Le problème, c’est que dans ces cercles, on y trouve surtout du black, de l’afro, du bamboulais.

D’un siècle à l’autre, la famine, la misère, la souffrance leur collent à la couleur de peau. Il faut pas généraliser. Tout n’est pas si noir. Mais quand même. Encore beaucoup trop d’entre eux, sur cette planète, ont le choix entre rien, le sport ou la musique, la Bible ou les gangs. C’est comme ça. C’est de la faute de personne et ça ne dérange pas tout le monde.

Hier soir, sur CNN, chez Larry King, en duplex, sur le parking d’un stade, une black, la voix serrée par l’émotion, le bambin qui lui reste au creux des bras. Si vous voyez où est situé le désespoir, elle est juste en dessous. L’interview tourne court. Les caméras ont foncé sur la pauvre femme comme des lapins sur les phares d’une voiture. Le choc est violent. Larry pose des questions; “Ca va? Il y a des gens pour vous aider? Vous avez de l’eau? Vous avez la clim?” La femme hoche la tête. Le bébé s’agite. Au moindre mot qu’elle prononce, elle fond en larmes. Larry est gêné. Il ne trouve plus les mots. Il ne sait pas quoi lui dire. Le révérend Jesse Jackson vient à sa rescousse et assène à la femme un énergique; “Don’t give up!” La femme se reprend aussitôt. Entre blacks, on se comprend.
Jbebreizh

samedi, septembre 03, 2005

Destin Farceur à la Niou Orlin'zz

Le Niou Orlin'zz a peut être perdu son âme. Pas de regrets, Kokoh, ce n'était pas, dans mes souvenirs, une ville, disons... ''familiale''.

Souvenirs de chaleur moite, de ventilateurs bruyants, de moiteur américaine, de débauche.
Souvenirs de Jazz Festival, pretexte à des agapes organisées, à des libations en règle, à un parfum d'orgie post puritaine dans ce bout de vieille France perdu dans le bayou et la ''Bible Belt".

Au programme musical de ce Jazz Festival : orchestres balloches, rock sudiste, jazzzz incertain et belouz crasseux.

Quelle importance ? L'amerloque moyen vient pour se décheniller, s'en j'ter un dans le cornet, et si possible, mater la gueuze à peu de frais.

Entre la rue et les balcons typiques en fer forgé du "French Quarter" s'organise un jeu peu subtil, dont les règles ne figurent nulle part : en échange de quelques colifichets, colliers de nouilles type farce et attrape, des quidams des deux sexes se désapent et dévoilent des parties de leur anatomie. L'occasion pour la jeune gourgandine red-neck en goguette ou la vieille "Beauty Pageant" libidineuse mais décatie de secouer leurs tchoutches sous l'oeil de badauds avinés.

Mais je m'égare; "Destin Farceur" annonçais-je, en guise de teasing...

La boisson coule à flots, la pisse d'âne met les vessies à rude épreuve, des effluves d'alcool bon marché et de la musique dissonnante sortent de tous les troquets. Mais il est UNE boisson qui caractèrise, plus que toute autre, La Nouvelle Orléans et sa région : un cocktail rouge, puissant, à base de rhum, d'épices, servi dans un verre haut et fin. Répandu dans tout le centre ville, et qu'il est possible d'acheter jusque dans la boutique attrape touriste de l'aéroport. Un cocktail emblématique : Le ''Hurricane''...


Le coeur de l'Ange.

A 3 blogs de là...

eh bien c'est du joli!!

le Jbeblog

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La patrie en danger !!!!

Chers concitoyens, la patrie est en danger !!! Notre chef de l'Etat vit des heures difficiles , victime de ce que certains appeleront " un accident cardio-vasculaire cérébral ". Cet incident provoque l'émoi de tout un peuple, à l'heure même où ce dernier, le peuple, s'apprêtait à suivre avec délectation le match de foootchball , France-Ile Féroé . La conséquence directe de cet accident, outre la rédaction en urgence des nécrologies d'usage, la conséquence directe , disais-je, est le rapatriement illico presto de Zinedine Zimmmmdann auprés du chef de l'Etat. Vikash "Bengali Pak Pak" Dhorassoho remplacera le sauveur de la Nation, celui par qui la luméire jaillit, tel une coulée séminale dans un tuyau Northien. Bien à vous, belle bande de JbebS. Max Havelaar

Je ne verrai plus jamais la Louisiane...

non, du moins la Vieille Louisiane. Moi qui voulais y emmener femme et zébulon.Manger cajun, écouter cajun,comme ça..., se laisser vivre.
Se laisser vivre... Blues du RER A.... où un train long et sec entre sur le quai humide.Où les gens se massent,où les gens s'entassent.Rien ne se distingue.Tout se confond. Mémoire d'une journée sans nom.Ineptie dans la trame des jours vivants. Un peu comme la Louisiane,on laisse derrière soi un temps à jamais perdu. Des morceaux de vie qui auraient pu être éloquents,faire des souvenirs,comme on dit... Qui sommes-nous vraiment aujourd'jui?
Amis jbebs, quelle merveilleuse idée que ce ...jbeu-Blog ! Copyright still to be determined... J'attends nez en moins davantage de l'atelier d'écriture du Pistile(ou de la Rondelle Fleurie). Je voudrais lire un peu de littérature jbébique,connaître vos profondeurs...
Le temps nous est compté.Alors que le petit garçon de la pub Herta construisait de brindilles un pont au dessus de l'eau en attendant que son père aimant lui dise de venir manger ses saucisses Knacki, nous,on ferait bien de se la faire cette soirée jbeb....Avant qu'on n'est plus aucun rêves.
A bon entendeur...
K.



le Jbeblog

Les jbebs parlent aux jbebs .....

Monaco,
28 degrés à l'ombre
C'est fou, c'est trop
On est tout seuls au monde
Tout est bleu, tout est beau.
Tu fermes un peu les yeux, le soleil est si haut.
Je caresse tes jambes, mes mains brûlent ta peau.

Les Féroés étaient fermés de l'intérieur

le Jbeblog
J'entends depuis ce matin que l'équipe de France va jouer contre les "Fairway"... Bizarre.
Surtout que mercredi, à Dublin, elle joue contre les "Green" d'Irlande.
Quoi d'autre ?
En continuant à capillotracter (pas trop, cause Chibro Proscar), on peut ajouter qu'en octobre, ce sera au tour des "Tee" Suisses ?
Euh... désolé.
Michel D. de Paris.

Mon nouvel ami Richard que j'ai

Il est train de devenir mon meilleur ami et pourtant je ne le connais pas.
Inlassablement, tous les jours, il m'écrit. Pour mon bien en plus !
Richard K. Lee qu'il s'appelle.

une fois c'est sous cette forme :
"Fast erection
Long duration of effects
No prescription asked"




une autre, et c'est encore mieux, on fait dans le qualitatif

"Perfect erection
No prescription required"



et pour terminer, puisqu'on est devenus presque intimes, dans son dernier message, ce sacré Richard, que je vais désormais surnommer "Dick", fait des métaphores de météorologiste :

"Rise and shine! ", suivi d'une liste de prix pour Viagra et autre Cialis, sous pli discret chez moi en moins de 48 heures. Les cons ! Avec ça si je finis par "bander souple", je saurai au moins qui blâmer.
'culé !