mercredi, décembre 14, 2005

Née sous X (Volume III) Deep Inside Traci

Cette année là, les Jeux Olympiques de Los Angeles consacraient le plus grand athlète de tous les temps, Frederik Carlton Lewis dit Carl Lewis, quadruple médaillé d’or, Michel Platini donnait l’occasion au portier ibère, Luis Arconada, de rentrer dans le glossaire des cagades footballistiques et à la France du Football de remporter son premier titre majeur dans une compétition internationale. En 1984, les magnétoscopes américains déroulaient fébrilement leurs bandes et offraient à l’Amérique pudibonde la plus grande star porno de tous les temps, Traci Lords.

Au beau milieu d’une industrie à peine sortie de l’artisanat laborieux du sexe, une véritable bombe sexuelle explosait. La croupe callipyge, des seins en forme de poire, des yeux maquillés comme une voiture volée, une crinière de lionne et une moue hargneuse, cette fille ressemblait à une voisine un peu vulgaire et très bandante que vous matiait en douce, vous, l’adolescent biactolisé, quéquete à l’équerre et sève prête à jaillir.

Traci Lords avait une bouille de salope, des yeux qui criaient braguette et un passé peu ordinaire qui, plus tard, ferait office de légende. Dans ses films, elle irradiait de plaisir, elle gémissait comme une possédée, petite sœur coquine du personnage interprété par Linda Blair dans l’Exorciste, éructant et vociférant, l’écume verdâtre aux lèvres remplacée ici par les giclées séminales de ses mâles partenaires.

Miss Lords chevauchait les étalons du X américain à la manière des solides cow-boys de rodéo. A de maintes reprises elle épuisait le frêle Tom Byron, éphèbe défolié au corps d’adolescent pré pubère mais au sexe de centaure .Ils formaient le couple hot du X business, avec pour eux l’atout de la jeunesse, le diable chevillé à leurs corps brûlants d’étreintes VHSiées par des producteurs douteux qui alignaient les lignes de coke pour garder sous pression leurs vaches à lait. Ainsi naquit au vu au su de l’Amérique reaganienne celle qui allait transformer à jamais le statut des actrices pornographiques.


Nora Louise Kuzma voit le jour dans l’Ohio en 1968, née d’un père immigré ukrainien, ouvrier alcoolique et violent, et d’une institutrice dénommée Patricia. Brutalisée par son époux, la mère de famille prend ses 4 filles sous le bras pour déménager direction Californie, à l’aube des années 80.Nora ne trouve pas la stabilité familiale dans cette migration puisque qu’elle est victime des assauts de son beau père, le dénommé Roger, revendeur de drogue de son état. Malgré ces mauvais traitements, elle reste sous la coupe de ce mec peu recommandable qui ne trouve rien de mieux que de profiter des atouts physiques de sa belle fille pour gagner un peu de maille en lui faisant faire des photos érotiques . Avec la complicité de son beau père, Nora s’invente une nouvelle identité qui la voit passer de 13 ans à 18 ans, âge légal pour disposer de son corps. Nora devient Kristie Nussmann. L' illusion ne fait que commencer.

Elle fait la rencontre de James M.Souter Jr alias Jim South, propriétaire d’une agence de mannequin un peu louche sur Van Nuys Boulevard dans la San Fernando Valley (temple californien du porno des années 80). Des photos de charme aux tournages porno, il n’y a qu’un pas que le peu scrupuleux Jim South se fait un plaisir de faire franchir à la jeune femme.

Nora/Kristie doit changer une fois de plus de patronyme et se trouver un nom d’artiste pour pénétrer derrière la porte X. Empruntant à la fois le nom de l’héroïne incarnée par Katharine Hepburn dans «The Philadelphia Story» de George Cukor et le nom de l’acteur vedette de sa série préférée «Hawaii, police d’état» , Nora Louise Kuzma devient Traci Lords.

Après avoir posée nue pour la page centrale du magazine pour hommes, Penthouse, en septembre 1984, Traci Lords tourne son premier film X intitulé « What Gets Me Hot ». Les films s’enchaînent alors, torrides témoignages de l’ardente flamme qui brûle entre les cuisses de la jeune femme.

En deux ans de 1985 à 1986, Traci Lords tourne des dizaines de films et gagne plusieurs oscars du porno. Elle se fait vite haïr de ses concurrentes du moment et trouble ses partenaires masculins au point que certains doutent de l’âge de la hardeuse, etonnés par la maturité sexuelle de cette jeune femme au corps d’adolescente mais au caractère de chienne du pieu. Jamie Gillis, un vieux de la vieille du porno témoigne encore aujourd’hui «elle avait l’expérience sexuelle d’une femme de 40 ans». L’acteur réalisateur Paul Thomas confirmera quelques années plus tard «Traci Lords était une des rares actrices qui ne s’arrêtait pas baiser une fois la caméra éteinte, elle voulait continuer, pour prouver qu’elle baisait mieux que n’importe qui».


Les films s’enchaînent et les dollars pleuvent, en 1986, avec un budget colossal pour le genre – 50 000 dollars – Traci part tourner à Paris ce qui devait être son chef d’œuvre "Traci I Love You". Le film est mauvais, mal réalisé, Traci semble absente comme dans cette scène improbable où elle se fait pilonner énergiquement par Alban Ceray (voir Né sous X (volume II)) à même le sol, dans un bureau improbable, avec comme seul décor au mur l’affiche du film Le Professionnel avec l’ami Bébel. Peroxydée, l’œil vitreux, Traci Lords n’est plus la sulfurante salope de ses débuts. Quelques jours après son retour de France, Traci Lords est arrêtée par le F.B.I pour avoir tournée 70 films avant sa majorité.


La belle était une usurpatrice de première, une maîtresse de l’illusion qui ferait passer David Copperfield pour José Garcimore. Nora Louise Kuzma alias Kristie Nussmann aka Traci Lords a tout juste 18 ans, elle vient de tourner en France son seul film à l’âge majeur et pendant prés de 3 ans l’Amérique chaste et conservatrice s’est gentiment polie le chibre sur les exploits sexuels d’une mineure élevée au rang de reine du X.

La carrière X de Traci Lords s’arrête d’un coup, elle échappe aux poursuites judiciaires et coopère avec les fédéraux, fait tomber les pervers producteurs qui ont fait fortune sur le cul d’une mineure. Les cassettes de ses films sont détruites pour cause de violation des lois sur la pornographie enfantine coûtant des millions de dollars à l’industrie du porno. La presse va étaler plusieurs versions de ce non-conte de fée, Traci Lords y est dépeinte en ado manipulatrice, en droguée incapable de se rendre compte de ses actes , baisant le X business pour devenir riche et célèbre.

Après une thérapie, une cure de désintoxication et quelques années de repos, Traci Lords engage un agent pour la représenter, prend des cours de comédie au Lee Strasberg Institute et débute une carrière de comédienne «classique » en tournant un nanar de science fiction intitulé « Not of This Earth » sous la houlette de Roger Corman, un rôle dans Cry Baby de John Waters et enchaîne les apparitions dans les séries Mac Gyver, Mariés, deux enfants, Melrose Place et Profiler.

Elle capitalise sur son nom en produisant des cassettes de remise en forme «Warm Up With Traci Lords », elle participe à une chanson que les Manic Street Preachers lui ont dédiée, "Sweet Baby Nothing" et enregistre les choeurs de "Somebody To Love" des Ramones.Elle enregistre un album techno pop intitulé « 1.000 Fires ». Elle écrit une autobiographie . Elle navigue aujourd’hui dans le show biz hollywoodien.

J’étais à peine au lycée que mes premiers émois sexuels se portaient sur quelques photos de Traci Lords, découpées à la va vite dans le magazine qui a constitué le saint fondement de ma modeste érudition pornographique, j’ai nommé Vidéo 7. Ce magazine avait la particularité de causer des dernières sorties ciné et vidéo, grand public j’entends par là, mais aussi d’avoir un encart consacré aux films de boules. Quelques chroniques bien senties sur les derniers films X à la mode, parsemées de quelques jaquettes coquines qui entraînaient l’œil à des nudités interdites, l’acquisition mensuelle de ce magazine constituait une quête du graal à peine troublé par le regard un peu soutenue de la dame du marchand de journaux, une quarantenaire un peu blondasse qui éveillait en moi certaines pensées érotiques.


Mon premier découpage de filles dénudées provient de ce magazine et d’une photo de Traci Lords, provocante et sensuelle. Elle est restée collé un bon bout de temps dans mon cahier rouge, cahier que je faisais reluquer à mes comparses adolescents dans la salle de bibliothèque du lycée Léon Blum de Créteil, lycée réputée pour ses sections voile et cinéma, mêlant amoureux de Godard et fan de Robbie Naish (j’avais choisi le côté cinéma, ayant peu de prédisposition pour tenir debout sur un bout de planche en fibre de verre).

Les photos de cette fille étaient de véritables viatiques pour le plaisir, elles étourdissaient la zone limbique de mon cerveau pendant que je rêvais de voir Traci en chair et en os sur bande (!) vidéo.

Jamais au grand jamais je ne pus à l’époque louer quelques vidéos coquines de la reine du X .Tous les vidéos club avaient retiré les cassettes de Traci suite aux épisodes narrés plus haut. Un premier samedi du mois renseigné par mon programme TV mentionnant la programmation d’un film avec Traci Lords sur Canal Plus., j’attendais patiemment l’heure à laquelle Cendrillon perd ses groles et voit sa caisse remplacée par un cucurbitacée pour mater Traci,. Excité comme une puce, fébrile comme il se doit, j’étais posté devant Canal Plus en crypté (mon daron n’avait pas encore le plaisir d’être un abonné à la chaîne cryptée!). Minuit résonna et là stupeur et tremblement, le film annoncé fut remplacé au dernier moment par un film danois à la con ou d’augustes scandinaves s’envoyaient en l’air dans une campagne improbable au nord de Copenhague . Après l’épisode des vidéos club, j’étais victime de l’interdiction faite à la chaîne de télévision de diffuser des films mettant en scène l’adolescente non majeure.

Bien des années plus tard j’accédais au visionnage de quelques scènes tournées par la Scandaleuse, la légende n’était pas usurpée, Traci Lords avalait les sabres jusqu’à la garde, elle gémissait comme personne, hantées par les démons qui l’habitaient, elle était unique.

L’émoi sexuel que j’éprouvais pour cette enragée du cul venait sans doute de ce que cette fille avait bon an mal an le même age que moi. Elle se démarquait irrémédiablement de mes collègues de collèges et lycées improbables Isabelle Lambert ou Sandrine Girard dont les passions conjuguées pour Morten Harket, (leader des A-Ha) et les bracelets brésiliens n’attisaient pas les feux qui brûlaient en moi ...


Traci Lords restera à jamais dans mon souvenir d’adolescent niaiseux comme elle restera encore longtemps dans les annales du porno ou les Savannah et les Jenna Jameson ne l’ont jamais remplacé. Malgré tout, je n’oublie pas que cette jeune femme, violée par son père à l’âge de 10 ans, aillant avortée à l’âge de 15 ans et droguée tôt dans son adolescence, n’est pas une icône adulte à sanctifier mais un ange déchu qui fort heureusement à retrouver l’équilibre à l’âge adulte.

ShooShoo

Le jeu du Pandour

Insulter ses amis jbebs, c'est une chose... et c'est pas joli joli.
Le faire avec classe et originalité, c'est mieux.
Désormais, et grâce au jbeblog, il convient de tancer ses amibes sans vulgarité mais avec une once de fatuité.
Voici donc quelques mots de vieux "françois" glânés ci et là...
Bande de Grippeminauds !

Pandour. (n.m.). À l'origine, soldat hongrois membre d'un corps francs réputé pour certains « excès ». Par analogie, homme brutal et grossier. "Hongrois" en plus ? Tiens, ça rappelle quelqu'un...

Soudard. (n.m.). Homme de guerre à sa plus basse expression, brute fruste et primitive.

Jocrisse. (n.m.) benêt qui se laisse duper.

Jean-foutre. (n.m. inv.) homme incapable, sur qui on ne peut pas compter. Fréquemment utilisé par le Rouquin.

Bélître. (n.m.) Par extension, vaurien, importun, sot.

Satrape. (n.m.) Puissant despote.

Madré. Adjectif. En son sens figuré, rusé sous une apparence débonnaire, bon enfant, quasi simplette. Le substantif : madrerie.

Ægipan. (n.m.) Synonyme de satyre, divinité de l'Antiquité, mi-homme mi-chèvre. Capraro. Au sens figuré : personne d'aspect grotesque et répugnant.

Foutriquet. (n.m.) Minus habens, minus, incapable, bon à rien, gâcheur, inapte, bon à rien, pied-plat, incompétent. Sale, nul, deux.

Scorie. (n.f) Au figuré ou par métaphore, déchet, chose ou (plus rarement) personne médiocre, sans valeur. On dira, par exemple : il inondait la foule de ses scories coutumières. Au sens propre, le mot est tiré du vocabulaire de la métallurgie et de la géologie, où il désigne le plus souvent un résidu.

Grippeminaud : (n.m.) Homme fin et hypocrite.

Cauteleux. Adjectif. Rusé, méfiant et d'un naturel hypocrite.

Galapiat : (n.m.) vaurien.

Rodomont. (n.m) et adjectif. Fanfaron, vantard, crâneur, hâbleur. À noter également : rodomontade (fanfaronneries, vantardises, crâneries, voire "crâries" !)

Oligophrène. (n.m) Terme médical désignant un individu atteint d'arriération mentale.

Mirmidon ou myrmidon. (n.m). Personne de petite taille (ou, par extension, de peu d'importance)

Argousin : (n.m.) bas officier des bagnes, chargé de la garde des forçats. Agent de police.

Reître. (n.m.). Par extension, homme qui se vautre dans la violence, la barbarie et la mufflerie.

Pouacre. (n.m.) ou adjectif. Personne très laide, très sale, répugnante.

Poussah (ou poussa). (n.m.) Petit homme gros et ventru. (pas d'illustration pour celui là, sinon, ça va facher)

Homuncule ou homoncule : (n.m.) Petit être doué d'un pouvoir surnaturel, que les alchimistes prétendaient fabriquer à partir de sperme et de sang. A travers une partie de sa filmographie "gay"Peter North a donc énormément contribué à créer des euh.. .homoncules donc.

Céladon : (n.m.). Au sens figuré, assaisonné d'un soupçon d'ironie : amoureux loyal et plutôt platonique (au sens propre : vert tirant sur le gris) (ndlr : coloris fort usité chez Décathlon)

Succube. (n.m.). Succube. Diablesse qui, la nuit venue, se livre aux plaisirs charnels avec un homme, commettant ainsi le succubat (une poétique solution de rechange à péripatéticienne). En version mâle, on dira incube. Mot semblant tout droit sorti du vocabulaire de Saint John Perse.

Pallaque : (n.f.) dans l'antiquité grecque, concubine, courtisane de bas étage. Rien à voir donc avec le meneur de jeu de la Mannschaft.

Roquentin : (n.m) vieillard ridicule qui veut faire le jeune homme (exemple : "ce Shooshoo, quel Roquentin !")

Gendelettre. (n.m.) Écrivain qui a tous les défauts. Véhicule des images de prétention à l'esprit et de médiocrité satisfaite (dixit Grand Robert, expression née de la plume de Balzac, rien de moins). La littérature a aussi vu passer gendelettrerie (Léautaud) et gendelettreux (Colette). Peu de gendelettreux sur le jbeblog.

Cacographe. . Féminin ou masculin, selon le cas. Individu qui écrit fort mal. On dira aussi cacographie pour désigner l'horrible crime de plume.zmtr_çèaàru=)a'ç(upzek !

Jouereau : (n.m.) celui qui ne joue pas bien, oui qui joue petit jeu. (voir aussi : "épicier"!)

Gourgandine : (n.f.) corsage de femme laissant voir la chemise. Femme de mauvaise vie, de petite vertu.

Fesse-mathieu. . (n.m.). Usurier, et par extension, avare. Aussi liardeur ou pince-maille. Au Québec (familier), suce-la-cenne ou baise-la-piastre. Pour les intellos : thésauriseur... Ecureuil... Banquier !

Margoulin : (n.m.) commerçant, homme d'affaires peu scrupuleux. Banquier.

Et pour finir... Fatuité : La fatuité est une satisfaction de soi-même qui s'étale de façon insolente, déplaisante et ridicule. L'adjectif correspondant est fat.
Je suis donc... euh... triplement « fat » à la fin de ce post... ayant de surcroit beaucoup trainé à la fatuité de Paris XII.
Désolé.

Signé : Le Galapiat.

lundi, novembre 28, 2005

La vie rêvée d'Andrew Fletcher

Le pied sur un de ses retours, Dave Gahan baritonne tout en ondulant comme un ver. Torse poil, tatovages soignés, arranguant la foule, il fait le show devant plus de 10,000 fans en pamoison.
Tintin ébouriffé à la guitare agile, son compère Martin Gore arpente la scène du Pacific Coliseum, glisse des harmonies vocales subtiles.
Un salmigondis électronique, élaboré, vomit des décibels derrière les deux vedettes. Les besogneux sont à l'oeuvre : batteur, claviers, et ce qui ressemble plus à un ingénieur du son, planqué quelque part afin de lancer les nombreux samples caractéristiques de Depeche Mode.



Au beau milieu de cet agencement, derrière son synthé, Andrew Fletcher.


Osant des pas de danse retenus, plaquant quelques accords à des moments jugés opportuns, frappant dans ses mains, souriant à la foule, récoltant sa part dans la moisson d'applaudissements... Comme perdu, gauche, mais content d'être là. Avec une conviction toute mesurée, une assurance limitée.


Prêtant attention à son manège, une observation s'impose alors comme une évidence : Andrew, le nerd binoclard rouquin, affable, est en plein playback. Certes, la musique de Depeche Mode n'impose pas de déplacer un philarmonique au grand complet. Au début des années 80, pour lancer tout le barnum électronique, il ne suffisait même que d'un doigt sur un orgue bontempi : ''on/off''. Mais le bougre est planté là, mystifiant tout son monde.

En marge de sa figuration lors des concerts, Andrew ne compose pas. Il ne chante pas. Il n'écrit jamais, n'a jamais écrit la moindre mélodie pour le groupe. Il n'est crédité nulle part. Il gratouille la guitare, sait placer des accords sur un piano. Sur le dernier dévédé du groupe, on le voit, en studio, manger des pommes, filmer ses petits camarades, écouter les maquettes, l'air inspiré.
Avant tout, et avant tout le monde, "Andy" fait partie du groupe, depuis les prémices en... 1976 ! Certains sont passés, ont revendiqué, ont ralé, ont claqué la porte. Lui est là. Simplement.

Concrètement, il fait quoi alors ?
A défaut de couper les citrons, il coupe la coke, à la rigueur. Coupait la coke. Plus maintenant. Fini, ça.
Andrew ambiance. Andrew fait nombre : un groupe, eh ben... c'est mieux à trois qu'à deux. Mais Andrew est aussi bon camarade, il répond patiemment aux questions des journaleux. Andrew fait le diplomate entre les deux grands fauves aux egos boursouflés. Le sien, il se le garde bien au chaud. Alors ... Partir ? Droper le Djébel ? Invoquer les fameuses "divergences musicales" ?

Pour quoi faire ? Pointer à l'usine, habiter une petite maison d'une grise banlieue anglaise comme le gros de ses contemporains ? Pouvoir se pinter tranquille au pub deux fois par semaine pendant que "maman" garde la marmaille dans le HLM ?
En jouant les utilités avec calme, en étant un « fonctionnaire » de DEPECHE MODE, Andrew mène une vie de rock star, et prend de l'oseille, du blé, de la fraîche. Et personne ne crie à l'injustice.

Dans un même ordre d'idées, Stéphane Guivarc'h, Bernard "petit bonhomme" Diomède ou Lionel Charbonnier ont une jolie médaille de champion du monde qui trône sur leurs cheminées. Ringo Star est, au bas mot, un des deux derniers BEATLES vivants... Et si on va par là, quelques chômeurs palestiniens ne seraient pas devenus apôtres puis saints sans l'intervention -divine- de Jésous Christ.

Les Jésus, Lennon et autres Zidane sont d'une autre planète. Une caste très fermée. Pour tous les besogneux, les peigne-culs qui ont pu approcher un de ces specimens, le vrai talent consiste tout simplement à prendre conscience de sa propre chance. Et à tirer avantage. Hardi petit !





Andrew s'en carre bien qu'un funeste enculeur le mouche le perce à jour. Qu'il soit la risée des attachées de presse, de la standardiste ou de quelques happy fews. De ne pas faire fantasmer les nanas. D'être souvent flou, ectoplasmique sur les photos. De s'être résigné à jouer les seconds conteaux. De vivre une gloire de raccroc, presque par procuration. Cela ne lui donne pas mauvaise conscience. Cela ne l'empêche pas de dormir. Tout au plus cela lui gache un peu le goût de ses plaisirs...

mercredi, novembre 09, 2005

Né sous x (Volume II) : Alban et ses frères

Je vous parle d’un temps (X) que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître, le X en ce temps là, accrochait les gambettes de ses actrices jusque sous nos mirettes ...

Je vous parle d’un temps où les hardeurs étaient d’honnêtes besogneux, la quéquette à la main mon cousin, flirtant avec des croupes naturelles et callipyges, avec des tabliers de forgerons généreux et luxuriants comme de profondes forêts tropicales. Dans un monde épargné par le danger du sida, les années 70 étaient un festin érotique, un buffet à volonté de la baise où on limait tranquille, décontracté du gland et de la fouff’, pour le plaisir voyeur de nombreux spectateurs qui s’agglutinaient dans les cinémas de quartier diffusant des films pornos à tire-larigot.

Une époque bénie pour le cul, où les films X étaient autorisés. Il y avait plus de films X que de films normaux. Les films étaient de qualité, la production française avait de la gueule, des films en 35 mm avec des scénarios et des dialogues, pas des gonzos d’aujourd’hui filmés en DV avec des râles plaintifs d’actrices DPisées et des répliques salaces d’acteurs décervelés.

Les années dorées du porno à la papa étaient peuplées de figures, de clichés et de stéréotypes : la maison de notaire, la soubrette vicieuse, le domestique débonnaire, le chauffeur à la conduite sportive, surtout quand ses mains gantées de cuir caressaient, non pas le volant, mais les cuisses résillées d’une Marilyn Jess ou d’un Brigitte Lahaye, belles au dargeot collé à la tôle glacée d’une Rolls-Royce à l’arrêt dans l’allée d’une demeure de maître.
Les héros de l’époque se prénommaient Alban Ceray, Jean-Pierre Armand, Richard Allan, Piotr Stanislas, plus connus sous le surnom des "Quatre mousquetaires du X".

C’étaient des «Messieurs Tout Le Monde», pas des gravures de mode, pas des bêtes de foires aux sexes surdimensionnés. Ils baisaient tranquille, la gourmette et la chevalière bien en évidence, ils avaient le prose poilu, il ne se rasaient pas les boules, ils limaient utile, la main posée sur la croupe de la coquine qui s’appelait Claudine ou Cathy.

Ils donnaient des surnoms aux copains de travail, «La Chignole», «Queue de béton», «L’Elégant», ils étaient du milieu et vivaient en marge d’un société pompidolienne qui s’évertuait à créer des ligues anti-porno pendant que eux faisaient reluire les soubrettes et les bourgeoises dans des films aux titres aussi évocateurs que :
« Je suis à prendre », « le sexe qui parle », « Les suceuses », « La grande mouille », « Lèvres gloutonnes », « Déculottez-vous mesdemoiselles », « Charlotte, mouille sa culotte », « Le majordome est bien monté » …


A tout seigneur, tout honneur, commençons notre panégyrique par le seul acteur du X français dont le prénom suffit à déclencher louanges et maximum respect, permettez moi de vous présenter Alban.
Alban Ceray est de l’avis de tous les fans l’acteur emblématique du cinéma X français. Physiquement le « Alban » est une sorte de mélange entre Pierre Arditi et Bernard Pivot jeune, cheveux poivre et sel, carrure de Français moyen, portant une moquette pectorale de bon aloi, une chevalière au petit doigt, il a des poils aux fesses et est équipé d’un calibre classique loin des Monsters of Cocks Ricains. Le brushing à la Maniatis vient souligner une élégance très parisienne. La gourmette portée au poignet de la main droite résonne tranquillement lors des coups de boutoirs prodigués par le queutard hexagonal.

Tantôt maître d’hôtel, tantôt châtelain, Alban personnifie l’homme viril mais correct, qui baise en douceur, loin des postures sadomaso dont l’illustre Rocco se fera le chantre quelques années plus tard. Laissant à son comparse Jean-Pierre Armand le soin de démonter de la poule à coup de marteau-pilon, Alban joue dans la cour des grands seigneurs du sexe, il pratique la chignole tranquille, la lime efficace. Il aura accroché à son tableau de chasse les plus belles actrices de l’époque, Brigitte Lahaye, Seka, Olinka et autres Marilyn Jess. Reconverti taulier d’un club échangiste très en vue fut un temps (le Clos Palissy – Paris 6), Alban est resté le Grand Monsieur, l’Acteur Porno à la sauce française.

Richard Lemieuvre, plus connu sous le patronyme de Richard Allan, jouit dans le cinéma X du doux surnom de « Queue de béton ». Pourvu d’un beau gourdin, Richard, reconverti dans la chocolaterie érotique, personnifiait le bon vivant, le jouisseur. Costaud mais pas trop, barbe et cheveux bien fournis, son rôle-phare restera sans doute celui d’un homme ayant d'immenses besoins sexuels qui "fabrique" tel un Frankenstein en herbe une "femme objet" pour assouvir ses besoins. Il réalise ainsi sous nos yeux le plus vil de nos fantasmes.


Jean-Pierre Armand personnifie, pour sa part, le beauf macho de l’époque. Tatoué à l’encre des taulards, plus bel athlète de France entre 1970 et 1973, acteur de péplum et de western spaghetti, autoproclamé idole du X, Jean-Pierre va labourer les actrices des 70’s avec une belle réputation de bandeur fou au popaul insatiable. Il traînera son accent héraultais outre-Rhin et outre-Atlantique pour revenir culbuter de la jeunette française, quelques années plus tard. Tel un Colt Seaver de l’anal, JPA s’aventurera dans des chemins interdits et réalisera des cascades sodomites audacieuses pour l’époque. Il donne encore de sa personne dans de nombreux films amateurs et est devenu une icône des rappeurs actuels qui louent le côté macho du bonhomme.


L’Europe, au milieu des années 70, n’était encore qu’une limbe attendant des soleils prometteurs pour s’éveiller au grand monde. Néanmoins, le X était précurseur, qui accueillait un avant-goût du désormais célèbre plombier polonais en la personne de Piotr Stanislas. Sa souplesse légendaire lui permettait, vous me permettrez l’expression, de s’auto-sucer. Le bien membré polonais faisait des tours de magie avec son calibre et certains ont encore en mémoire une scène particulièrement improbable où Piotr, déguisé en curé pour échapper aux forces de police, prend place dans le compartiment voyageur d’un Orient Express du plaisir, puis, caché dans une couchette et alors que rien ne l’y oblige, se met à se pratiquer une bonne vieille auto-pipe des familles, démontrant qu’il est aussi habile avec son engin que son compatriote Zbigniew Boniek l’était avec son pied. Dans la scène suivante, Piotr butine sa camarade de couchette, pour finir par un tapissage séminal de la vitre dudit compartiment dans la plus pure tradition du Windows or Glasses Cumshots.
Tous ces acteurs illustres se retrouveront, en 2003, dans l’excellent « Les Tontons Tringleurs », sous la direction d’Alain Payet aka John Love (tradition française du trouvage de nom à l’américaine). Réunis pour la 1ère fois dans un seul film, les célèbres Mousquetaires de l'âge d'or du Cinéma Erotique Français feront l'explosive et ultime démonstration de leur art du savoir-faire jouir avant de passer le relais phallique à leurs très prometteurs neveux tringleurs.


Comme dans le cinéma traditionnel révélant des François Berléand et des Jean-Pierre Daroussin, le X révèle des seconds couteaux au riche talent comme le méconnu Dominique Aveline. Doté d’un physique somme toute assez quelconque, un frisé à moustache atteignant péniblement les 1m70 sous la toise, notre Dominique jouait les utilités, comprendre ici le maître d’hôtel ou le garçon de café dans les productions des 70’s, il lutinait sévère les actrices de second rôle comme lui, mais parfois il pouvait goûter aux charmes amènes d’une Brigitte Lahaye qui subissait les coups de boutoirs du sous-fifre. Il exerça son art dans des films comme « Les bas noirs » ou « Les ballets roses ».


Les quatre mousquetaires du X des années 70’s et leurs compagnons de travail transmettront épées et glaives aux gladiateurs du sexe des années 80, Christopher Clark, sa biroute coudée et son accent du Sud qui lui valait un doublage franco-français à chacun de ses films, Richard Lengin le bien nommé, Alain Deloin dont la troublante ressemblance avec l’inoubliable interprète de « Rocco et ses frères » s’arrêtait à partager une même couleur de cheveux et d’yeux, Alain Lyle, sorte de clone de Robin Williams tant au niveau de la ressemblance physique qu’ au niveau du sens de l’humour, sans oublier le légendaire Yves « Mushroom » Baillat, professeur à la faculté de Montpellier, infatigable laboureur sodomite muni d’un champignon magique entre les cuisses.

Se succéderont dans des temps plus proches, Titof, pas le comique marseillais fan de chips, mais l’acteur aux deux facettes (pile et face), un acteur généreusement membru, qui donne et sait recevoir, dont la particularité physique incongrue est d’être « mono-boule » de naissance !, Sébastian Barrio, ex-pompier reconverti dans l’éteindage de feux de foufounes, sorte de JPA des années 2000, tatoué et musclé de surcroît, Ian Scott (grand chibre mais jeu d’acteur famélique), Kevin Long (un pote de Robert Menaudiére, muni d’un double décimètre avantageux), Greg Centauro (ex Monsieur Clara Morgane) …

Malgré la relève, les mousquetaires de la Biroute des Années Folles restent à part dans l’histoire du Porno. Artisans de la culbute, ils ont emporté avec eux une certaine idée des films pour nous, une idée de liberté, de plaisir sain, sans arrière-pensées. Chapeau bas (de soie) à ces tringleurs de joie.

ShooShoo.

mercredi, octobre 19, 2005

La loi des Séries ?




Juin 1982, cour de récréation, à l'ombre d'un marronnier, paquet de Panini en main :
- J't'échange la 192, "Marius Trésor" contre la 001, ton écusson argenté Espana 82 ?
- Eh non, euh l'aut' eh ! Ca "vaut pas"... Espèce de "Pédé Sexuel" !


Octobre 2005, discussion MSN :
- Tu ouvres Grouper ce soir, que je puisse te pomper ?
- Ouais, toi t'as mis quoi en partage ?
- Euh, la saison 4 de "24h" et la 5 de "6 Feet Under".
- Ptain, t'as rien, tu fais chier ! "Ca vaut pas !!". 'culé !


Une tribu de Nerds ?
Depuis quelque temps, une question revient, comme une obsession :
« Eh, eh, eh... t'en es où de Desperate ? .... et et et et... t'as vu l'épisode 15 de 24 h ???
non...
... alors j'vais te raconter...!
TA GUEULE !

A l'époque de l'ORTF, quand ça passait dans le "poste", on appelait ça des "feuilletons". Thierry la Fronde, Jacou le Croquant, Belphégor et consorts tenaient la France en haleine. En noir et blanc.

Aujourd'hui, plus besoin d'allumer son poste comme une âme en peine et espérer tomber sur une énième rediff' de "La Croisière s'amuse", des "Rues de San Francisco". Avec un peu de chance, scotcher, nostalgique, sur un bon "Columbo" mité, un "Chips" délavé, un "magnum" décrépit...


Non.

Tel le geek moyen, on zone sur le cable à des heures indues, on surfe, on furette, on farfouille sur internet pour dénicher sa dose quasi quotidienne de séries les plus fraîches. Son "fix" du jour. On tance vertement ses amibes pour qu'ils ouvrent tout grands leurs ports 80; plus question d'attendre l'été prochain, quand TF1 diffusera, péniblement, au compte gouttes et mal doublées, les "Six Feet Under", "24h", "Lost", "Desperate Housewives", "Nip/Tuck", "Les Experts", "Alias", "The Shield", "West Wing" et autres "4400".

Alors pourquoi cet acharnement sur ces nouvelles séries ? Le genre aurait-il évolué ? On s'ennuie ? On n'a plus d'amis ? Ou alors, il faut se rendre à l'évidence, ces séries ont tout simplement "un truc en plus" ?

Essai d'explication...

Dans les années 60, 70, 80, la série américaine type est à base :
de ferrari rouge et chemises hawaiennes, de chauve à sucette, de voiture (et pas le sexe) qui parle, de couteau suisse et coupe "muletta", d'imperméable cradingue, de cascades qui tombent à pic, de bons tuyaux, de justiciers milliardaires, etc.

Autant de souvenirs attachants car truffés de gimmicks, de repères. (" bonjour Michael !", " Zeus, Appollllllon !"... "euh, attendez, c'est pour ma femme !" Mais au niveau de l'intrigue, pas de quoi s'énerver, c'est kif kif avec un épisode de Scoubidou : à la fin de chaque épisode, le méchant, le plus souvent dealer chicanos, motherfucker à la petite semaine, se fait choper à la suite d'une poursuite en voiture, suivie d'une course à pied (en option : sur les toits). Il finit par ramasser quelques mornifles, sur-sonorisées au moyen de bruitages type "steak sur la table". A la fin de l'épisode, il se fait enchrister, et du coup, les gens se sentent en sécurité, chez nous, en amérique.
(Variante allemande : la même chose, mais après opération de la prostate et les yeux globuleux, poursuite en chaise roulante)


Portrait robot du héros (exception faite des "Drôles de dames" !) :

Il a les pantalons courts et le torse velu, fait fantasmer la belle pépé de service. S'il n'est pas bellâtre, il a au moins du charme. Il aime la castagne et n'a pas peur de prendre un pain. Batchelore courtisé, il est divorcé, veuf, mais toujours très hétéro. Il est politiquement correct, pro-républicain. Il a souvent servi au Vietnam. Il aime les valeurs traditionnelles de l'Amérique : il est fan de base ball ou de foot américain. Il est incollable sur les aptitudes comparées du Colt et du Beretta. Flic, ou "privé", il ne recule pas devant une Budweiser ou un Jack Daniel's, et tient rudement bien la biture. A l'occasion, il peut même défier le mafieux local au concours de boisson, et apparaître déchenillé à l'écran. En revanche, pas de drogue, ohhhh non.

Autre style qu'il serait dommage d'omettre... Une pierre angulaire de la culture télévisuelle : la Telenovela. La série traditionnelle, fleuve, rose bonbon, digestive et soporifique. Dans la lignée " Ca te Barbera", "Les fous d'l'amour", "Amour, Gloire et débats d'idées".. etc. Un genre où Pamela-la-péroxydée est amoureuse de Steve-j'aime-ton-brushing, mais celui-ci a une aventure avec Cynthia-couche-toi-la, et tout cela se règle dans une effusion d'Ultrabrite. Le tout au ralenti pour que la ménagère ne fasse pas de faux plis tout en regardant sa télé (avec, posé dessus, le naperon brodé en point de croix en option)

Evolution
Dans les années 90, les choses bougent. "Friends" et ses saillies drôlatiques, sous entendus volontiers subversifs, "X-Files" ou surtout "Urgences" marquent une évolution notoire. On fouille un peu plus la psychologie des personnages, il y a du sang, des drames et des coups de putes. Les équipes d'auteurs sortent des sentiers battus, et abandonnent leur manichéisme de supermarket. On ne choisit plus des scénaristes de seconde zone, la série devient simplement une nouvelle voie d'expression, un format permettant de développer moult "plots", de creuser la psychologie des personnages. Le créateur de "6 Feet Under" est ainsi le scénariste Oscarisé pour "American Beauty".

Pour un pays marqué comme conservateur, puritain, tintin, les 'St'azinis se permettent également une liberté de ton enviable. C'est vrai surtout pour une chaine cablée comme HBO fait tomber pas mal de tabous sur la mort ou l'homosexualité (6 feet, encore), la vie sessuelle débridée de célibataires (" Sex and the City") etc. Ou FX qui se lance, avec "Nip/Tuck" dans un environnement " Bret Easton Elissien" pas forcément grand public.

Mais le phénomène est global, et ne concerne pas que les intellectuels de gauche, les chaines cablées, les horaires tardifs, les homos ou les nantis. Avec "24h", la FOX a tout loisir d'exposer des idées beaucoup plus conservatrices. Au début de la saison 4, une charge lourde et frontale est ainsi lancée sur Michael Moore...
ABC, chaine pourtant « grand public » du groupe Disney, glisse également dans « Desperate Housewives » un message plus insidieux et subversif sur l'amérique bourgeoise, les apparences trompeuses d'une vie de banlieue trop bien réglée, d'une vie de couple gnan-gnan, l'infidélité larvée.

Quelle que soit l'orientation politique, la tendance est à l'originalité, à la qualité. La réalisation se permet des fantaisies tant le marché est important, entre pubs, export, DVD... c'est la ruée.
Y'a d'la pub derrière, donc, on lésine plus sur les moyens : le pilote de "Lost" est tout simplement le plus cher de l'histoire. (y'a quoi dans ce "hatch", bordel !)

Tous les ans, des dizaines de projets voient le jour. Parfois ne dépassent pas le stade du fameux "pilote". Parfois ne traversent pas l'Atlantique. Ce n'est plus un problème, il semblerait que les frankaouis s'y mettent aussi : dernier essai en date, Arte, qui pond sa série "Venus et Apollon" », à renfort de moult guests stars (Jean Marc Barr, Anémone, Bouchitey, Cluzet)...
N'importe quoi. C'est "ZEUS et Apollon". Demandez à Higgins. (qui n'est autre que Robin Masters ??)
Obsédé, moi ?
JLM

Je renvoie les courageux qui sont venus à bout de cet article indigeste vers le très documenté www.serieslive.com...


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jeudi, octobre 13, 2005

GRAVER LES CORSES JUSQU'A SAIGNER…

Voilà l’instant est solennel, je vais me lancer surLe Jbeblog après tant de grands noms de la plume mais je n’ai ni la poésie d’un Khokho, ni la culture métrosessuel d’un Rouquin, ni la prose imagée d’un bon Jbeb, ni le style ampoulé et passionné d’un Shoo². Cependant, je vais profiter de la tribune qui m’est offerte pour pousser un coup de gueule. Coup de gueule qui, ça ne vous étonnera pas, sera sur un sujet qui m’énerve au plus haut point : j’ai nommé La SNCM.

Tout commença par une énième grève du personnel SNCM fomenté par les sombres syndicats CGT et STC. Rappelez-vous en effet que l’année dernière un conflit dit « social » avait déjà éclaté sur l’île de beauté pour une raison irréelle : le STC demandant un % minimum imposé d’employés d’origine corse. On croit rêver !! Si je comprends bien, ceci correspond à une discrimination à l’embauche : « Monsieur Dupont, vous avez toutes les qualifications pour ce poste mais malheureusement je suis navré le STC exige que vous soyez corse. Vous n’auriez pas un lien de parenté avec Ivan Colonna ou Tino Rossi ? Non ! Désolé retourner aux ASS & DICK. »
Heureusement, cette requête pour le moins inepte ne fut pas adoptée mais provoqua une grève pour le moins catastrophique pour l’image et les finances de la SNCM déjà peu reluisante.

Donc, ce qui devait arriver arriva, l’Etat, ayant déjà recapitaliser la SNCM, ne peut pas le faire de nouveau (loi européenne) et donc afin de sauver l’entreprise propose une privatisation partielle. Corollaire immédiat : nouvelle grève.

Jusque là rien de bien nouveau sous le soleil méditerranéen. Mais où ça devient énorme, c’est quand le STC détourne le Pasqual Paoli (rien avoir avec un aïeul de notre Caskos), mais un bateau fleuron de la SNCM au nom du célèbre libérateur de ce fier peuple corse.

Qui dit détournement dit intervention du GIGN. Logique ! Enfin pour moi et pour tout républicain et démocrate qui se respecte. Et là, quelle ne fut pas ma surprise d’entendre des gens (notamment de la LCR et autres forces de gauche progressiste) s’indigner de l’intervention du GIGN : ces salauds à la solde d’un Etat totalitaire et policier qui empêchent de braves travailleurs de clamer leurs revendications. Hallucinant ! Donc chers employés d’Air France si vous souhaitez une augmentation, n’hésitez pas détourner un 747 !

Mais ça ne s’arrête pas là car les cagoules rentrent en scène : Le FLNC canal historique du 22/10 (à ne pas confondre avec le FLNC du 12/12 ou le FLNC canal des unijambistes amateurs de bobsleigh à 4) menace de mort les repreneurs potentiels de la SNCM.
Alors, je m’interroge le FLNC est bien un mouvement pour l’indépendance de la Corse et là si je comprends bien, il s’oppose au retrait partiel de l’Etat français du capital de la SNCM : c’est plutôt positif ?
Je ne veux pas plaindre les repreneurs de la SNCM, qui ne font acte de philanthropie, mais quand même investir dans une société au bord de la faillite, rongé par les syndicats et infestés d’employés corses à coté du quel Stakhanov est une grosse feignasse, c’est déjà courageux mais en plus risquer sa peau : je serais corse je dirais merci de sauver la boite plutôt que de mettre tout le monde au chomdu.
Au fait, STC vous savez ce que ça veut dire ? Syndicat des Travailleurs Corses…..Je me gosse ! Ne serait ce pas antinomique ? Travailleurs & Corses ?

Voilà j’en termine pour ma première contribution en disant que la Corse c’est magnifique et j’adore cet endroit et j’y retournerai (en avion !). Mais qu’elle est quand même peuplée de quelques têtes de cons de haut niveau, je dirais même de classe mondiale !

Jean-Michel Enervé MENAUDIERE

lundi, octobre 10, 2005

Ma chanson leur a pas plu

A ceux qui craignent encore un blabla cosmique, une épreuve alambiquée aux mille et un tiroirs, je vous épargnerai cette fois-ci. Sujet concret, donc : la chanson. Parmi nous, et pour ne citer que lui, il y a bien entendu le Grand Jbeb, qui a vécu un temps de sa plume et de son talent. Mais il y en a aussi d’autres au potentiel qui n’est plus à démontrer. On a tous dans le cœur un vieux scooter de rêve… et une chanson à faire exister. On a tous en nous un parolier. Ca me turlupinait depuis une conversation au cours de laquelle un ami jbeb me faisait part de ses difficultés à se confier au papier dès lors qu’il s’agissait d’un texte de chanson. Il existe tant de types de chansons différents, tant de manières de développer un thème, une histoire, une atmosphère, qu’aucune recette, aucune façon idéale ne peuvent être sérieusement dégagées pour ‘théoriser’ l’écriture. Alors une chanson, ça s’écrit comment ?

De la forme traditionnelle couplet-refrain à la litanie ponctuée par un leitmotiv, en passant par le rap ou le poème mis en musique façon « Si » de Lavilliers, il existe moult façons de marier les mots et les mélodies. Et ce, dans tous les styles: pop, gothique, porn ballade ( Magalie), groove éthnique ou flower pop. En réalité, une chanson réussie relève d’une sorte d’alchimie mystérieuse qui nous échappe. On peut cependant observer quelques règles élémentaires.
Tout d’abord, le respect de la valeur sonore du mot sur la musique. Je veux parler du fameux accent tonique. Et par extension, le fait d’assumer la sonorité du mot à travers l’interprétation. On se souvient de ce texte laborieux du baryton (pouf pouf) Sir Pagny: « Presse qui roule, pas vraiment cool, presse qui roule me casse les couilles …» Aïe aïe aïe… Pour le coup, il en fallait pour chanter ce texte au lyrisme bovin… Il y a des mots, des phrases, qui ne sont pas chantables, tout simplement.
Ensuite, il faut refuser de se soumettre systématiquement à la rime du genre AABB, ABAB, BAAB ou pourquoi pas ABBA ! : « Elle suce ma pine derrière l’usine » est une rime facile et n’est pas digne d’un grand auteur … (mais quelle interprétation !!)
On doit également tenter de varier les métriques et ne pas user à tour de bras de l’octosyllabe et de l’alexandrin, ces techniques scolaires dont on nous a abreuvés. Se mettre en danger sur le plan de la forme est une exigence souvent salutaire. Prenons l’exemple de Souchon : il fait preuve d’une superbe « nonchalance métrique », il y a des ruptures de rythme dans ses textes. Il surprend. Il nous émeut par son apparente naïveté d’écriture.
« Quand j'serai K.O
Descendu des plateaux d'phono,
Poussé en bas
Par des plus beaux, des plus forts que moi,
Est-ce que tu m'aimeras encore
Dans cette petite mort ? »
Enorme…
Il faut aussi, me semble-t-il, éviter les mots tourbés (gimmick coléoptère…), flous, éthérés ou abstraits. Dire le maximum de choses dans le minimum de temps… Admirable dans cet exercice, monsieur Goldman maîtrise l’art d’économiser les mots.
« Coule la pluie, cheveux et veste
Mouille ce qui ne pleure pas
Marcher le long de rues désertes
Où tu me manques pas à pas »
Là où Goldman est passé, inutile de s’y essayer: il a tout dit, et de la plus belle façon qu’il soit.
Enfin, il faut mettre de la vie dans les chansons.L’auditeur doit pouvoir toucher, sentir, ressentir, voir et imaginer.
« Le cœur bien au chaud
Les yeux dans la bière
Chez la grosse Adrienne de Monthalant ».
Là, on y est…Là, on voyage! Mais bon, c’est Brel… Faire simple sans faire banal. Ne pas être trop précieux, ampoulé ou sophistiqué et éviter le jeu gratuit des figures de style dans le simple but d’épater la galerie.
« Quand il me prend dans ses bras
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose
Il me dit des mots d’amour
Des mots de tous les jours
Et ça m’fait quelque chose »
Autodidacte sans dispositions particulières, la Piaf, il paraît et pourtant…Sur le papier, ça n’a l’air de rien, mais en réalité, c’est l’air de tout le monde qu’elle chante là. C’est de l’amour qui prend la parole.

Comment écrire une chanson ? Je me le demande à chaque fois que je m’y atèle. Et le processus n’est jamais le même. Ecrire est un acte violent en soi, car personnel, introspectif. Et ceux qui se sont prêtés à l’exercice le savent. Coucher son âme ou son humeur sur le papier, même s’il s’agit d’un texte ‘léger’, en seulement quelques lignes, revient à travailler sans filet.
A part ça, si tant est que l’on veuille gagner sa vie en cultivant ce vieux rêve, au-delà de la difficulté d’écrire, il y en a une autre, celle de bénéficier des fruits de sa création. Il est de bon ton en ce moment de prétendre que refuser l’exploitation gratuite des œuvres de l’esprit est liberticide. Un collectif d’artistes français dans le vent s’était réuni il y a quelque temps pour défendre cette idée qu’il est viscéral de protéger l’industrie musicale du piratage et de préserver de fait la rémunération des créateurs et autres métiers dérivés. Moi qui télécharge parfois chez mes amis jbebs des musiques et des films, j’en conviens qu’il est paradoxal d’accuser ces mêmes artistes, sans lesquels les œuvres n’existeraient pas, d’être des ‘empêcheurs de culture’ alors qu’ils la créent ! Divagations contemporaines…
Il faut espérer que le bon sens l’emportera et qu’un jour, moi aussi, sans recette, ni piston, et sans trop de savoir-faire, mais avec beaucoup de volonté et d’amour, je réussisse à faire vivre une belle chanson et pourquoi pas commencer et continuer à en vivre…Si ce n’est pas moi, ce sera un autre, mais pourvu que ça dure! Sinon on aura plus qu’à jeter nos crayons et déposer nos larmes sur la portée du bon vieux temps.

Et Mozart, Hendrix et Brel seront morts une deuxième fois.

Koh-Koh.

mardi, octobre 04, 2005

Né sous X* (volume 1)

Je vous propose de brosser quelques portraits d’hommes et de femmes qui ont fait l’industrie du X, acteurs et actrices de films pour Nous. Mon premier invité nous vient tout droit du Canada (terre de plaisirs à ce que l’on rapporte !), il n’est pas aussi célèbre que Rocco Siffredi, mais possède une filmographie aussi longue que la star transalpine. J'ai l'honneur de vous présenter, Peter North. «Entre ici sémillant étalon au Panthéon des cascadeurs de la biroute».

Ma première rencontre avec le hardeur a eu lieu au détour du matage d’une bonne vieille cassette de boules, louée avec l’accord tacite de Patrice, employé au Vidéo Club d’Alfortville, qui n’émettait aucune réserve à la location de films pourtant prohibés aux moins de 18 ans car lui aussi en mater toute la sainte journée en loucedé. J'avais pris soin de louer ladite vidéo accompagnée des deux grands succès du moment à savoir «Retour vers le Futur» et «Le flic de Beverly Hills», précaution qui évite de passer pour un gros pervers ! Cette location était rendue possible par la bonne idée qu'avait eu mon paternel d'acheter son premier magnétoscope afin de pouvoir suivre avec assiduité la Coupe du Monde de Football 1986. Je me contentai pour ma part, bien que fan de football, de m'esbaudir devant les croupes mondiales que le gentil VHS allait pouvoir me permettre de regarder.

Cette vidéo, dont le titre était «Sky Foxes» (que l’on peut traduire approximativement par «Les Chiennes de l’Air»), mettait en scène les turlupinades de stewards et d’hôtesses s’envoyant en l’air au (pas) propre comme au figuré. Du bien nommé (big)cock-pit à la (grosse) queue de l’avion , tout en passant par les toilettes, Peter North enfilait ,indifféremment, collègues de travail (les fameuses P.N.C «Pénétrées Notoirement Cochonnes») et passagères soignant gaillardement leur aéroacrophobie.

Il sortait son double décimètre aussi vite que le commandant de bord (qui se faisait joyeusement astiqué le manche) sortait le train d’atterrissage de son gros avion. Le film était joyeux et festif, les acteurs prenaient beaucoup de plaisir, et quelques prises de vue effectuées prés d’un aéroport au moment du décollage de beaux avions permettaient de meubler entre les scènes. En bref, du bon film de boules des années 80, à l’ancienne avec quelques doggy et quelques missionnaires.

Peter North se distinguait des hardeurs de l'époque par un physique avantageux composé d'un torse défolié soumis aux rudes lois du Bodybuilding, d’abdominaux tablettes de chocolat, d'un teint halé et d'un brushing tirant parfois vers la coupe de cheveux «joueur de football ouest-allemand période Littbarski», court sur les côtés et nuque longue.

Le look était très California Style, il contrastait avec celui des stars de l'époque comme Ron Jeremy dont le physique ingrat et l'apparence homme de Cro-Magnon avec torse et épaule «option moquette», bedaine du leveur de coude et moustache de beauf, lui avaient valu, dans le métier, le doux surnom de The Hedgehog (le porc-épic en français dans le texte).

Peter North ne ressemblait à aucun autre camarade de travail, ni à Joey Silvera dont le physique de voisin de palier et la ressemblance avec Rudi Voller était troublante aux yeux du fan de foot que j’étais déjà, ni à Tom Byron dont le look d’éternel adolescent acnéique n’était compensé, à mes yeux, que par la gloire d’être le boy friend officiel de Traci Lords dont nous aurons l’occasion de reparler (de Traci, pas de Tom …).

Peter North enquilla films et partenaires féminines, à une époque où, autant la consommation de jeunes femmes était galopante, autant le bataillon des centurions du sexe était congru. Notre ami bien membré devint une des valeurs sûres de l’industrie du X et tous les (a)mateurs de films «pour nous» l’auront aperçu, au moins une fois, au détour d’une DP ou d’une éjac’ faciale. Nous passerons sous silence, faute d’intérêt et d’information, sur son époque films Gay, elle n’est pas restée dans les annales (sauf peut être dans celles de ses partenaires), époque où l'on peut penser qu'il a plus donné que reçu.

Mais l’originalité de notre homme ne tient pas tant dans la perfection d’un pectoral amoureusement sculpté ou d’un brushing résistant aux 69 les plus torrides que dans une particularité physique que l’on peut qualifier de niagaresque.

Muni d’un mandrin de taille réglementaire, toujours dressé aux quatre vents, Peter North, une fois le coït venu, possède la plus jaillissante et débordante livraison séminale du métier. On peut considérer notre homme comme le premier producteur mondial de sirop de corps d’homme.
Ce sont des torrents, que dis-je, des chutes abondantes qui s’abattent sur ses partenaires féminines. Cette propension à l’ouragan séminal lui vaut, chez les initiés, le surnom de Geyserman, et d’avoir noyé des collègues de boulot, cassé les paires de lunettes d’actrices placées trop près de l’objectif et douché (!) les (h)ardeurs de jeunes débutantes. Les assistants de plateaux où notre héros tournait ses films ont encore en mémoire les longues heures de nettoyage occasionnées par le flot de l’artiste.

Le très séminal Peter North est devenu au fil des années une des vrais stars masculines du genre, il a vite convergé vers les juteux profits de la net économie en créant un des plus lucratifs sites de boules sobrement nommé Peternorth.com (et pas cum comme certains auraient voulu l’écrire) sur lequel il propose ses réalisations les plus récentes, prouvant par là-même qu’à bientôt 50 ans il est toujours aussi prolifique.

Celui que les américains ont rebaptisés «Cum Master», celui qui a prêté sa vigoureuse anatomie à la confection de bâton de joie destiné aux dames (le fameux Peter North Ejaculation Cock), celui dont les traits physiques peuvent faire songer à un croisement entre Larry Manetti de Magnum et David Pujadas du Journal de 20 heures, est sans conteste une des seules icônes du X.

Le X du début des années 80, celui de la mythique San Fernando Valley californienne, temple des tournages où le silicone commençait à peine à fleurir aux balcons des prétendantes peroxydées, où les tatouages n'étaient portés que par quelques amazones avant-gardistes, un temps où la mode était aux marques de bronzage qui dessinaient des seins et des fesses à la blancheur cocaïne. Une cocaïne qui traînait sur des plateaux de tournages où l’on baisait à couilles rabattues et sans préservatif et où l'on ne savait pas que plusieurs des protagonistes de cette belle orgie finiraient six pieds sous terre , balayés par le Sida qui s’invitait au bal insidieusement.

Peter North est passé entre les gouttes de ce raz de marée bien moins sympathique que celui dont il gratifia ses complices du métier et il continue de faire reluire des partenaires qui ont l'âge d'être ses filles.Il déverse son sirop d'érable à tout bout de champs et a ,au fil des années, fait sienne la devise de Larousse, «Je sème à tout vent».

ShooShoo

* titre by courtesy of Le Rouquin (merci vieux partenaire d'écriture)

mercredi, septembre 28, 2005

Lettre ouverte à Michel Gondry


Cher Michel Gondry,

Je viens de passer 2 soirées à me mater votre DVD, intitulé « The work of Director Michel Gondry – A collection of Music Videos, Short Films, Documentaries and stories », et je vous le dis tout net, je ne m’attendais pas à rester scotché en regardant des clips…

Resituons le contexte : c’est pas pour vous raconter ma vie, mais le matin, à l’heure du petit dej, il m’arrive de zapper sur M6 et de tomber invariablement, ou presque, sur la même soupe musicale, le même potage clippesque, qui donnerait à penser que le marché de la vidéo musicale en France se résume aux mêmes « œuvres » interchangeables : en vrac, citons n’importe quel rappeur surjouant le cliché « filles de sport – voitures super bonnes – plus de 3 barres de bijoux sur soi », n’importe quelle ballade au sirop concentré de Meuuuuuuuraillat Queuuuuuureillllllle, n’importe quel hit latino de l’été à base de Papi Chullo, n’importe chanson d’amûûûr de n’importe quel comédon musical…
Bref, le contexte en question, il est pas brillant : ce n’est pas tant la qualité musicale intrinsèque de ces chansons qui me fait réagir, mais plutôt l’insigne pauvreté créative de leur support vidéo, et leur manque chronique de génie…

Le mot est lâché…Parce que oui, cher Michel, c’est pour moi bien de génie qu’il s’agit. Et croyez-moi, regarder votre DVD après la bouillie clippeuse du matin produisit sur moi le même effet que ne l’aurait fait un Lyon – Real en Champion’s League après un obscur match de DH un dimanche pluvieux à 10h (en plein « Jour du Seigneur », merde !) sur un champ de patates…
Je m’emballe, je m’emballe, mais pourquoi exactement, et pour quoi exactement, me demanderez-vous, mon cher Michel, même si vous avez forcément une petite idée de la réponse…

Alors voilà, votre tableau de chasse est un premier élément qui parle en votre faveur : mettre en image les chansons d’artistes comme Björk, les White Stripes, les Chemical Brothers, Daft Punk, Beck ou encore Massive Attack, si après ça, ça ne s'appelle pas un a priori positif, c’est rudement bien imité !
Mais alors, avec des artistes aussi variés, on est en droit de se demander ce que tous ces clips ont en commun, et là, la réponse fuse : rien ! si ce n’est une créativité folle, une audace formelle exceptionnelle et une poésie incroyable ! Et là, vous vous dites certainement, cher Michel : « Fou you you, il n’a pas fait le voyage pour rien ! », et je suis bien d’accord…

D’ailleurs, pour être plus précis, voici quelques raisons de mon emballement pour votre œuvre :

* « Fell in love with a girl” des White Stripes, entièrement réalisé en légos: à 24 images par seconde, on imagine la somme de boulot pour une idée aussi simple…
* « Let forever be » des Chemical Brothers, et ses transitions diaboliquement invisibles entre plans intérieurs et extérieurs…
* « Sugar water » de Cibo Matto (obscur groupe japonais) : écran séparé en 2, avec 2 histoires se déroulant en plan séquence en parallèle, les 2 personnes faisant les mêmes actions dans des environnements différents, sauf qu’on s’aperçoit qu’à droite ça se passe à l’endroit, et à gauche à l’envers, et pour corser le tout les 2 personnages se rencontrent à mi-récit…Diabolique, y a pas d’autre mot…
* « Come into my world » de Kylie Minogue : cher Michel, vous avez réussi l’exploit de me faire mater au ralenti un clip de Kylie, non pas pour la reluquer tout mon saoûl, mais pour capter les ficelles de ce clip incroyable où, au fur et à mesure de tours d’une place de quartier, on a 2, puis 3, puis 4 Kylie qui évoluent ensemble dans le même plan…A en devenir chèvre !

Et ce n’est qu’un minuscule aperçu, tant chaque plan de chacun de vos clips recèle une créativité débordante !

D’ailleurs, quand on remonte un peu le fil de votre clipographie, on comprend mieux : c’est donc vous qui aviez réalisé ce drôle de clip de Jean-François Cohen, « La tour de Pise », qui m’avait déjà bluffé il y quelques années, sur un principe tout con : chaque mot de la chanson était illustré, en split screen, par l’image d’une enseigne, ou d’un bout d’enseigne de magasins parisiens, mis bout à bout pour que ça colle…
Et en remontant encore plus loin, apparaît ce qui finit par devenir évident : c’est donc bien vous qui avez réalisé « Le Mia » d’IAM…

Et quand on regarde un peu autour de vous, les artistes qui gravitent autour de votre univers, beaucoup de choses s’éclairent : votre premier film, « Human nature », grand film iconoclaste et humaniste à l’humour décapant, a été écrit avec Charlie Kaufman, scénariste génial et complètement barré, à qui on doit aussi, avec Spike Jonze, « Dans la peau de John Malkovitch », autre chef-d’œuvre complètement surréaliste, mais aussi « Eternal sunshine of the spotless mind », film bouleversant avec Jim Carrey et Kate Winslet, avec…vous aux manettes.

Bref, votre galaxie est fascinante, et plonger dans votre univers fait d’autant plus de bien que nous autres trentenaires (quand je dis « nous », cher Michel, c’est mes potes jbebs et moi) sommes rentrés dans l’adolescence avec des clips évènements qui nos ont marqués à jamais : je pense notamment à « Thriller » ou « Billie Jean » de Michael Jackson, avant sa grande quinzaine (d’années) du blanc (enfin, ça venait de commencer…), « Take on me » de A-Ha et son mélange dessins animés – images normales, ou encore « Land of confusion » de Genesis, avec les marionnettes façon Spitting Images (l’ancêtre anglais des Guignols)…

Pour conclure, cher Michel, je voudrais vous remercier encore une fois pour m’avoir fait rencontrer, le temps de votre DVD indispensable, créativité, poésie, humour (quand même, oser faire un court-métrage où un étron humain vous poursuit dans la rue en vous accusant d’avoir voulu le noyer dans la cuvette des WC, fallait oser…), audace, bonne musique et…génie (le mot a été lâché, plus question de le rattraper) !!!



Le Rouquin

Est-ce une mauvaise Blog ?

... arrivé à ce point de l'histoire, je souhaiterais faire une mise au point. Juste une mise au point, comme dirait Jackie Quartz...

Un blog, c'est bien, mais pour quoi faire ?

D'aucuns pourraient s'offusquer devant cet étalage de vagues à Lââm (copyright shooshoo), de roucasseries de deuxième main, de pantalonnades adolescentes, de ronds de jambes intellectuels, de joutes epistolaires de cour de récréation.

D'aucuns pourraient pouffer devant la vacuité des propos, l'inanité des débats, la pauvreté du niveau intellectuel. S'étrangler devant le style ampoulé des intervenants, le ton prétentieux de l'assemblée. Conchier d'un geste du séant ces gesticulations de nerds souffrant d'une hypertrophie de l'ego. Annihiler par le mépris ces tentatives maladroites de Béhachèlle de banlieue, d'enfonceurs de portes ouvertes...

D'aucuns pourraient arguer du fait qu'il faut un bac +12 en informatique pour parvenir à poster en ligne sa mégalomanie (forcément galopante).

D'aucuns auraient raison.

Mais d'aucuns salisseurs de jbeblog n'ont rien saisi. On pourrait les ventiler aux quat' coins de Paris façon puzzle, tiens.. Mais on le f'ra pas. Car d'aucuns oublient que le jbeblog c'est plus simplement :

  • L'occasion de couper les quelques cheveux restants en quatre, sur des sujets qui n'intéressent personne . Essayer de pondre, une fois de temps en temps, quelques lignes qui ne se résument pas à « Cordialement », « je vous remercie de bien vouloir » ou « pour faire suite à notre conversation téléphonique ».

  • Parler de navets. Se fendre la poire. Se prendre le choux. Raconter des salades. Ramener sa fraise. En bref, cultiver notre jardin, faire avancer le môôôle, mettre le cochon dans le maïs, faire tomber la cabane sur le chien. Partager. Communiquer. Et tout ça sans que ça coute un radis...

samedi, septembre 17, 2005

Les Charlots font la Toscane



Pour tous les Jbeblogeurs venus se perdre et lire ces quelques lignes : Mme Mitchell Capraro / Capraro Mitchell et moi-même partons dans quelques instants pour Florence. Une Honey Moon (rien à voir avec la secte) qui va faire du bien bien bien. Merci à tous !
Biz
M. Et Mme Jean Louis

PS : pour toute difficulté technique, veuillez vous adresser à M. Claude 'Poher' Limouson : claude.limousin@free.fr

vendredi, septembre 16, 2005

Sus aux métros !

Un cabinet de comm', de consultants ambigüs des hydres multinationales l'a décidé. Le ton est péremptoire, définitif. Les prescripteurs de tendances et autres salisseurs de mémoire ont tranché pour vous. Un peu comme Capri, le métrosexuel, c'est fini. Enterré, basta. Caput.

Pour ceux qui auraient raté un épisode, le « métrosexuel » ne consiste pas à s'astiquer la nouille dans les wagons de la RATP. Ou à plotter les miches de sa voisine dans le Hérreuherre. Le métrosexuel vanté dans les colonnes des magazines, c'est l'image du jeune éphèbe au torse défolié, de l'hétéro sophistiqué qui adopte les postures gays, du macho man qui se plait à être oint de crème antirides tout en faisant reluire les ménagères.



Selon mes recherches, le mot fait le tour de la planète quand il est repris, en juin 2003, par Marian Salzman (soeur de gilbert ?) « chief strategy officer » à l'agence de publicité Euro RSCG Worldwide, à New York. Rien que le nom m'amuse.
Cette grosse dame contente d'elle récidive en récupérant une nouvelle théorie qu'elle souhaite imposer comme un nouveau diktät à toutes les rédactions : l'übersexuel. Ne pas confondre ici avec le « Lubersexuel », partouzeur de la région comprise entre Avignon et Saint Rémy de Provence.



Übersuxual :

« über » meaning 'above' in german also english translation is 'Very' or 'Super' which means that ubersexual would stand for Super-sexual/Very-sexual implying that the user is extremely horny.

Adjective "Damn Im feeling Ubersexual tonight!"

"Yeah i am Ubersexual..."

Übersexual :

El übersexual será el nuevo perfil masculino que atraerá a las mujeres: cuida su apariencia, pero sin competir en vanidad con las mujeres y con look de maduro

El hombre del Futuro es un libro que refleja al nuevo arquetipo masculino que parece estar desplazando al metrosexual.


Depuis quelques années, on se fait déjà beurrer la raie sur le thème : « Les Bobos, qui sont-ils ? Leur vie ? Leurs goûts... ». Les cabinets de comm', les publicitaires sortent des concepts pour ranger dans des petites boites les tendances qui font vendre. Ainsi du « soft porn » à l'Übersexuel, il n'y a qu'un pas. C'est du langage publicitaire prémaché, du concept en bouillie, y'a plus qu'à faire avaler aux masses. Et traduction à effet immédiat sur le terrain : pour lever des belettes, des cailles, plus la peine de se la jouer efféminé à la sexualité ambiguë. Marian Salzman a des envies : faites péter les féromones, ressortez le Brut de Fabergé, le Musc, la chaine en or sur moquette pectorale. Ressortez les 205 Gti, les mocassins à glands et les guiboles à la Loïc Amisse.

Y'en a que ces gesticulations n'effleurent même pas. Prenez le Blaise, dont la seule coquetterie est de se faire appeler "le Bernard" : paysan emblématique de Molphey, petit village bourguignon : vieux garçon dont le bleu de travail tient tout seul . Sa toile cirée est réputée au niveau local pour servir de base à 1 bon centimètre de crasse, sa douche n'a plus été visitée depuis les années 70 et sert de lit pour les poules. Si vous buvez un coup chez lui, ses verres semblent fumés et vous en ramassez autant avec le nez qu'avec une pelle. C'est concept, non ? On appelle ça comment alors ? Mettez-ça entre les mains de Marian Salzman, et peut être qu'elle vous sort un bon truc, vendeur, efficace, une nouvelle tendance.... "Bernardsexuel" ?
Jean Louis Membruz

Non au spam !!!

Bon ben voilà, on peut même se faire spammer dans son blog. Génial. Bientôt du viagra ou des penis enlargers en one-click buy sur le jbeblog, juste en allant dans la rubrique "comments" ? Alalalala.

Mais dans quel monde vivons nous ?


The spam fucker

mercredi, septembre 14, 2005

Les enculés

Les enculés... Là ça commence à faire chier ! Désolé d'employer de telles tournures ordurières sur ce jbeblog tout en finesse et subtilité, mais la coupe est pleine, bordel ! Faire ça aux gens, c'est dégueulasse, à la limite de la correctionnelle. Surtout que c'est facile pour eux, ça descend !

La gratuité du procédé n'a d'égale que sa laideur abjecte. Mais va falloir qu'ils se méfient quand même : à pousser les gens à bout comme ça, à les rendre fous, on finit toujours par récolter ce qu'on a semé ! Et alors là, bonjour le retour de manivelle, la grosse claque dans la gueule ; ils vont tomber de haut ces infâmes salopards, c'est moi qui vous le dit. On sent déjà la révolte gronder. Ca se sent, ces choses-là, il y a de l'électricité dans l'air, l'ambiance est lourde et poisseuse. L'heure du paiement est proche. Ils vont bientôt se retrouver six pieds sous terre ! (-Keith, I had a blowjob today. -From who ? -The plumber)


Bon, ok. Je sais pas c'qui m'empêche de leur casser la gueule, tiens ! En attentant, une fois de plus ils auront gagné... Va falloir encore attendre, comme des chiens quémandant leur pitance, pendant de longues semaines de métro-boulot-dodo pour enfin savoir ce qu'il y a derrière cette putain de trappe que ces putains de naufragés incompétents sur leur île pourrie ont mis 25 épisodes à ouvrir ! LOST : les enculés...


Claude Locke

lundi, septembre 12, 2005

Boulet.com

Bon, dernier essai...Si ça foire, j'en tirerai les conclusions qui s'imposent en me retirant de la vie jblobique !


Au cas où...http://www.canalplus.fr/pid555.htm

Shelter from the storm

Bon, j'ai un peu foiré mon lien et mon titre, je retente le coup:

le Jbeblog

Je ne voudrais pas avoir l'air de couper les cheveux en 4 (je ne peux pas vraiment me le permettre, surtout...), jouer les fly-fuckers, encore moins me spécialiser sur les sujets d'ordre orthographique sur ce jblog...Mais quand même !!!
A croire que mon ascendance enseignante, renforcée par mon expérience de grand communiquant (si si !) me font avoir l'oeil sur les erreurs en la matière et traquer les boulettes...
Après ma diatribe visant Denis Brogniart et ses liaisons dangereuses, c'est à Canal+ que je m'attaque: sur la page ci-jointe le Jbeblog , vous constaterez qu'entre "gulf coast" et "gulf cost", il ne manque pas grand chose, mais en gros titre ça fait un peu désordre...
Enfin bon, là pour le coup, y a pas mort d'homme...

Le Rouquin

dimanche, septembre 11, 2005

Une promo en or!

J’ai lu une interview croisée de plusieurs des nouveaux membres de la Star’Ac. Quand on a envie de chier et qu’on est pas chez soi, on choisit pas ses lectures! A la question; “Avec quelles stars rêveriez vous de chanter?” Les réponses sont éloquentes; Liane Foly (qui vend du jambon), Mauranne (qui le mange), Bruel (seulement si il est casher), Jonnhy (avec des friites, une fois!) et Florent Pagny(ni)...
Encore une promo qui va nous régaler!! Ils ont tous l’air formidables. Je les ai tous trouvé très sympathiques, extraordinnaires. Je suis déjà sous le charme. Il faut préciser qu’en les lisant j’ai bien démoulé 500 grammes. Ca aide.
Jbebreizh

Rêveur de nuits blanches

…de toute façon,c’est comme avec mon nom d’usage,les gens ne comprennent pas que THOMAS,ce n’est pas mon prénom,et que RAYNAUD,c’est mon nom de jeune fille… Mais Le Rouquin « n’est pas les gens » : c’est un être à part et singulier,aux méandres impénétrables à pénétrer,vierge du 11 septembre et figure quasi apostolique des Valseurs(groupe d’éphèbes éphémère,éphémère sans ‘s’)…entre autres substabtifs élogieux.
Je le dis souvent :par les temps qui courent et les tours qui tombent,il est impératif de s’aimer et de célébrer ceux qu’on aime. Alors j’en profite ici pour placer un message personnel : « Rossif birsdav bobit ,rossif birsdav bobit,rossif birsdav bobit Pansement ,rossif birsdav Pansement !!! tintintin !(Renaud style). Que l’astuce soit avec toi,et le flux jbébique aussi.
Ca,c’est fait.
Je voudrais,avec un ‘s’, maintenant jouir de ce Jbeublog pour partager quelques réflexions avec vous,amis jbeb et/ou jbebs to be(pouf pouf). Pour en venir à ce qui me troue le plus le cul,il faut commencer par la notion de norme. Etre dans la norme n’est pas une mauvaise chose en soit : c’est grâce à elle que l’on évite de pisser sur son voisin , du moins pas sans raison . C’est elle qui nous dicte le savoir-vivre , le comportement que l’on doit adopter pour bien intégrer la société . C’est elle qui nous guide et nous évite de dérailler . Mais même si à l’intérieur de la norme la réflexion existe , elle se trouve limitée par le manque de perspective imposé et surtout par l’inflexibilité du sens commun . Certaines réflexions sortent effectivement du cadre de la norme , car elles impliquent , si l’on veut s’y intéresser , un éloignement du mode de pensée conventionnel . Je fais appel ici à votre sens jbébique le plus aïgu .S’interroger sur l’origine du monde ne date pas d’hier . Tenter de cerner les raisons pour lesquelles on est sur Terre , non plus . Il faut admettre que la rectitude de nos seuls principes et critères ancrés en nous , et auxquels se réfère constamment notre jugement , ne nous permettent pas d’y répondre . Pour y parvenir , ou du moins aboutir à une esquisse d’hypothèse , on doit aller plus loin , on doit faire travailler notre imagination , on doit rêver .
Quand j’étais gamin, j’avais la tête dans les étoiles . J’étais passionné par le ciel et l’espace. J’ai ainsi pratiqué l’astronomie de position , dite astrométrie , et surtout l’astronomie “ d’observation “ . La nébuleuse d’Orion , la galaxie d’Andromède , la galaxie M40 , l’amas d’Hercule , le nuage de Magélan , les anneaux de Saturne , l’Ouragan de Jupiter , les taches solaires … , et des centaines d’autres objets célestes étaient en ce temps-là mes compagnons nocturnes,mes murmureurs de mystères. Comme compagnon,j’avais aussi mon frangin. Il m’aidait à faire les réglages,les photos,les calculs…
Le ciel d’hiver est le plus généreux en étoiles , du fait du faible taux de particules carboniques suspendues dans l’atmosphère . On allait au fond du jardin de nos parents avec le téléscope , l’appareil photo et plusieurs épaisseurs de vêtements … Je me souviens de ces nuits comme si c’était hier . Quand j’y repense , des images , des odeurs et des sons reviennent à mes sens . L’odeur de l’air glacial , mélant les parfums de la végétation engourdie au blouson de cuir de mon frère . Mercure que l’on voyait disparaître derrière le grand cèdre des voisins , nous laissant très peu de temps pour l’observer Je me souviendrai de ces moments toute ma vie .
Vous êtes toujours là ?! Alors on continue ! Il y a des objets dans l’espace qui ne sont pas visibles à l’œil nu. Voici l’un des paramètres de l’astronomie qui allait me plonger dans un abîme de perplexité, sans le verbiage autour, me trouer le cul : la magnitude . La magnitude est un nombre qui caractérise l’éclat apparent d’un astre . Je vous épargnerai les détails mathématiques (sauf si special request de Powa !) , bien que très intéressants , mais cela dit , cette courte définition en dit long … En effet , le calcul de la magnitude permettra à l’astrophysicien d’en déduire la taille de l’objet , sa composition et son éloignement . Putain…,l’éloignement … Notre conception de la distance est naturellement fonction de notre échelle . On sait que Vancouver est à 9750 kilomètres de Paris à vol d’oiseau , si tant est qu’il y ait des oiseaux assez cons pour aller s’y geler (…!) . On comprend cette réalité . On a également calculé que la distance moyenne de la Terre à la Lune est de 300 000 kilomètres . Jusqu’ici , la majorité des esprits continuent sans grande difficulté d’envisager cet état de fait . On peut encore admettre que le Soleil caresse de ses rayons magnétiques les poufs de Koh Lanta à plus de 150 millions de kilomètres ( heureusement pour elles d’ailleurs … ) . Mais on perd cette fois-ci son sang froid lorsqu’il s’agit de l’étoile la plus proche de la Terre , répondant au doux nom de Rigil Kentarus et qui se situe à environ 5 années-lumière,bien plus loin que le camp de la Lune Noire… Pour les néophites , cela veut dire que la lumière qu’elle émet met 5 ans à nous parvenir , à raison d’une vitesse de 300 000 kilomètres par seconde . Etablir une distance en kilomètres serait grotesque !!!
Il y a donc des objets très éloignés , mais néanmoins visibles à l’oeil nu . Deneb est une étoile qui est à 3000 années-lumière et qui , pourtant , est l’une des plus brillantes de notre ciel . La photographie devient incontournable lorsqu’on veut observer des objets de faible magnitude , comme les nébuleuses ou les galaxies lointaines . Ainsi , grâce à une longue durée d’exposition , la pélicule dévoile l’imperceptible .
On entre dès lors dans les prémices de l’Infini .Notre “ chic planète “ fait partie d’un système planétaire , comprenant huit autres planètes , et évoluant autour d’une étoile , le Soleil ; cet ensemble forme notre système solaire ; celui-ci se trouve embarqué dans la rotation d’une spirale géante , la Voie Lactée ; notre Galaxie est un disque de 100 000 années-lumiere de diamètre et de 5000 d’épaisseur , entrainant dans sa course des centaines de milliards d’étoiles , et donc potentiellement des planètes ; il existe des milliards d’autres galaxies dans l’Univers , estimées à des distances allant jusqu’à 15 milliards années-lumières , qui elles-même contiennent des milliards d’étoiles … A ce sujet , la théorie selon laquelle l’Univers serait en expansion , légitimerait l’idée que les galaxies les plus lointaines dateraient de la naissance de ce dernier . On suppose qu’au delà , il n’y a rien . Mais s’il n’y a rien au bout , ce vide existe et par définition devient donc quelque chose … Et puis jusqu’où n’y a t-il rien ? Et dans quoi ce rien est-il contenu ? Le plus difficile n’est pas d’y croire , mais de se le représenter .
De plus, certains objets visibles dans le ciel d’aujourd’hui ont disparus depuis des millions , voire des milliards d’années , mais l’on continue de recevoir leur lumière , leur image . En d’autres termes , lorsque l’on regarde le ciel , on se tourne vers le passé …

Une vie sur Terre ne représente rien dans l’histoire de l’Univers , et pourtant est tout pour nous . Nous sommes des éphémères …mais qu’est-ce qu’on se sent vivant !! On fait des plans sur la comète, on fait des fendus à la lune, certains essayent de dormir à la belle étoile….Et vas-y qu’on se passe les anneaux au doigt, qu’on se croit sortis de la cuisse de Jupiter…
On vit sur un fragment d’étoile qui erre dans le vide intersidéral . Le jour , on fait partie de ce monde . Le ciel est bleu ou gris , comme une toile opaque , et tend à nous faire croire qu’ici-bas, tout se déroule , évolue , naît et meurt . La nuit , ce rideau qui sclérose la conscience tombe pour dévoiler l’ultime réalité .Pour faire un bout de chemin avec elle , on chevauche son imaginaire , laissant derrière notre condition humaine et autres télés réalités...

Je suis un rêveur et mes nuits sont blanches.
K.

vendredi, septembre 09, 2005

Lettre ouverte à Denis Brogniart (de la part d'un fils de profs de français)

Cher Denis,

J’aimerais commencer par un grand merci…avant de passer en mode « mauvaise foi caractérisée, mais c’est juste pour se mâââârer » !

D’abord, merci pour Kho-Lanta ! Eh oui, je suis atteint du même syndrome qu’un certain Powa, qui est venu courageusement exprimer ici son addiction à la real-TV décérébrante (courage, vieux !).
Il m’est donc aussi arrivé de tomber sous le coup du vide galactique des échanges entre les insulaires tenté(e)s et tentateurs(trices), avec une spéciale dédicace au très improbable couple formé par François (maximum respect pour avoir tenté de réhabiliter la port de la salopette à cru…) et sa copine (dont le prénom m’échappe : Powa, à l’aide !!! ), dont le fort accent du Chnord et le côté brave pucelle n’étaient pas sans évoquer de façon troublante Sandra du Loft 2 (celui où avaient sévi Félicien et Lesly…).
Cependant, c’est surtout pour Kho-Lanta que je me suis passionné tout l’été, et ça fait 5 années que ça dure…Autant dire que je vais avoir du mal à décrocher !
Ahhh, Mohamed et ses pulsions meurtrières quand il s’agit de dire haut et fort à ses collègues que cette chèvre enceinte, il va se la bouffer, et qu’il « cassera la bouche » à quiconque se risquerait à l’en empêcher (tout ça avec une machette à la main, au bord du fait divers…)
Ahhh, Pierre et sa rhétorique mielleuse, tirant sur le fielleux, contrebalancé par un physique à la Ghandi (surtout vers la fin du jeu, en mode « côtes apparentes »…)
Ahhh, Sakhone et son côté cyborg, du genre « les sentiments humains, je sais pas ce que c’est, j’ai pas été programmé pour », agrémenté d’un côté commercial-en-informatique-déjà-propriétaire-d’un-4-pièces-à-22 ans-« Serge ! T’es un gagnant ! » délicieusement caricatural…
Ahhh, Clémence et ses maillots 2 pièces…
Ahhh, les retournements d’alliance et le faux-culisme omniprésents pendant les votes du conseil, du genre « Je vote contre toi, parce que je t’aime beaucoup et que je pense que tu as hâte de rentrer chez toi et de ne pas gagner les 100000€ »…
Ahhh, votre style emphatico-lyrique dans les commentaires des épreuves…

Mais c’est là que le bât blesse…A force de jouer la surenchère pour créer de la tension et du suspens là où l’intérêt n’est pas forcément flagrant, le risque de déraper est grand…

Et soudain, c’est le drame !

L’objet du litige : vous avez fait une pub télé sur un jeu vidéo dérivé de l’émission, avec en accroche finale la phrase « Je serai z-impitoyable !!! »…

Eh bien oui, faire des fautes de français, confondre le futur et le conditionnel en parlant en direct, ça arrive à tout le monde…Mais que lors d’un enregistrement de pub, qui a dû être vue et revue, validée et revalidée par toute une chiée de chargés de communication à TF1, il ne se soit trouvé personne pour vous dire « Euh, Denis, essaie sans le « z » pour voir… », avouez que c’est tout de même surprenant !

Bon, d’accord, je fais un peu subir les derniers outrages anaux aux diptères, j’en conviens…mais c’est parce que je vous aime bien !

Allez, après m’être jeté r-à l’eau dans cette lettre ouverte, je vous salue bien !

Le Rouquin

jeudi, septembre 08, 2005

Cacher ce coq que je ne saurais voir

Le décor est planté, ce soir, nous sommes à Lansdowne Road, l’Equipe de France affronte la République d’Irlande.
Et c'est parti pour le show, Et c'est parti le stade est chaud, Et c'est parti bouge-toi sur ce floor, Et c’est parti…

8’ Le portier irlandais sort du soupirail droit de son but un ballon caressé avec amour par Zizou, il a la baraka tonight le Shay Given.
10’ Surgie de nulle part la voix de Christian Jeanpierre, préposé aux commentaires bords du terrain de TF1, annonce « Zidane vient de repositionner le milieu de terrain », Zizou en expert de la géométrie herbacée s’improvise Nicolas le Jardinier.
13’ Le montant droit du but de Greg Le Lyonnaire sauve la patrie en danger suite à un coup pas franc de Clinton «Jim » Morrison.
22’ Zizou harangue ses troupes d’un geste du bras pour leur demander de jouer plus haut, de monter au créneau, en bref de se sortir un peu les doigts du cul !

Thierry, Jean-Michel et Arsène usent de métaphores maritimes pour décrire la Marée verte, la vague qui tente d’ensevelir le bateau France (Ne m’appelez plus jamais France, la France, elle m’a laissé tomber …) ils vont jusqu’ à évoquer la maturité de l’équipe d’Irlande (pour une équipe qui joue en vert, la maturité c’est fort de Guinness !!!)

25’ La mine renfrognée, Willy (prononcé villy) voit jaune !
40’ Roy Keane, le bad boy mancunien, s’essuie les crampons « à l’ancienne » sur Titi Henry puis sur Claude Makelélé, Keane deux en un et les taches sur vos tibias disparaissent.
42’ Pat Vieira arme son grand pinceau gauche, raté, la balle s’éloigne du but défendu par Shay Given.
44’ Jean Alain décolle tel Saint Exupéry, en coucou, en biper, un aviateur.
45’ L’arbitre renvoie les 22 acteurs aux vestiaires.

Les chasses d’eau françaises fonctionnent à plein régime et les pubs pour l’Oréal innondent la cuvette des chiottes de TF1.

48’ On mentionne la qualité du banc français, hêtre, pin massif ou merisier auraient-ils raison d’un contreplaqué irlandais, I don’t know.
50’ Les feintes de Titi ne fonctionnent plus, c’est pas marqué Gros minet sur le maillot irlandais !
52’ William «Look like Seal » Gallas enchaîne un beau crochet du droit et un tir raplapla, fallait boire du Fruité gamin, c’est plus musclé !!!

Plan sur les tribunes, Gervais Martel remonte son bénouze’, avec sa gueule de patron de boite de transport routier nourri au Saindoux, la France de Pompidou retrouve une verdeur improbable.
Autour du terrain, Darmon a fait le métier, aux Paddy Power succèdent les banderoles Carrouf’, les Allez l’Irlande, Allez les Verts (de 1977, j’espère) et une spéciale dédicace au gros Capraro ‘Ultimate‘.

55’ Zizou éructe, replace ses coéquipier, vu de derrière « Chaussé aux moines » a le cou rouge, il demande qu’on renverse le jeu, c’est beau le langage du footeux.
61’ La température monte d’un cran quand Arsène Wenger tel un John B Root de circonstance demande à l’équipe de France de pénétrer, hou c’est chaud…
On annonce que l’heure du changement va bientôt sonner ou que celle du kitching, pardon je m’égare, que l’heure du coaching arrive…

64’ Andy Reid, gueule de petite frappe irish, cou de taureau, suinte la Guinness et gémit un « What » à l’arbitre qui le décore d’un blason jaune !!!
67’Carton jaune pastis de la Canebière pour l’idole des jeunes, pour le coup Zizou c’est viril mais pas correct, coup de vice façon Adèle Kenzoua à la sortie du collège Léon Blum d’Alfortville.
68’ Concert de jambons entre Sylvain et Titi, on s’emmêle les pinceau, Titi se saisit de la boule, mate la position du gardien , il shoote, la balle monte, retombe en feuille morte, juste «Fontaine, égalité en but entre les deux goléadors» comme il faut et c’est le but, la France respire, 1.0, la balle au centre.
70’ Zidane sort, il est blessé, on retient son souffle , Christian Jeanpierre panique et crie au micro « La France est à dix », quel est ce message, la patrie est elle en danger ? pas de panique gamin… Toafilou Malouda rentre enfin sur le pré.
76’Le buteur d’un soir sort, Cissé rentre.

Sur le banc, Titi fait des signes façon ‘Savoir aimer’ à un coéquiper sourd et muet .

78’ Le grand rouquin de Norwich, Gary Doherty, posté aux avants postes, est ,je cite, «Pris en sandwich » par un Sénégalais et un Guadeloupéen, United Color of Jbebitude.
86’ Corner irlandais, j’ai un mauvais feeling, ouf, Greg s’empare de la précieuse boule.
88’ Wiltord joue bien le coup en s’enfermant prés du poteau de corner irlandais, à l’ancienne, STP ne nous refait pas le coup de Ginola en 1993.
89’ Gaël « Jésus » Givet rentre et remplace Lilian le courageux, le Marius Trésor des années 2000.

On annonce 2 minutes de temps additionnels, Fort Alamo joue sa dernière séance. Coup de sifflet final.
On a gagné, la dernière fois en Irlande c’était en 1953, Raymond Domenech avait à peine 1 an .J’éteins mon poste de télévision, enivré des 3 points qui repousse l’instant de vérité à 1 mois, on en reparlera du côté du Lac Léman.

ShooShoo.


Y a pas que la chair

La chair est faible, diront les fans de la messe en Latin. "Eh ben y a pas que la chair, croyez-moi !", dira le consommateur d'ondes alpha devant la messe de la télé réalité, jouée presque chaque soir.

Celui-là même, qui, mort de honte (au début), a commencé par regarder Loft Story "jute pour voir ce que c'est". Celui qui, après avoir regardé par la serrure cette "pornographie télévisuelle", a ouvert en grand la porte. Il a fini par céder aux Castaldi, Brogniart et autres Nikos. Il s'est engouffré dans ce divertissement facile, qui ne nécessite que de mettre son cerveau sur "off" et de laisser béâtement sa bave couler au coin des lèvres.

Et puis c'est gratifiant : "qu'est-ce-qu'y faut être con pour passer dans une merde pareille !", dit-il en voyant Roberto s'engluer dans des explications fumeuses pour expliquer à Lalie : "t'inquiète pas, avec Maeva,c'était uniquement sexuel". On se sent foutrement intelligent de ne pas être à sa place !

Pourtant, il a bien essayé de se désintoxiquer : "ce soir, je regarde Arte". Mais comment résister à l'appel des exploits intellectuels de Roberto, Maeva et Lalie ? Comment ne pas succomber aux sirènes de la philosophie hors normes d'une blondasse siliconée folle de cul ou des phrases assassines de Manu Katché, face à une version roumaine du "Journal d'un curé de campagne" mal doublée ?

La chair est faible ? Eh ben y a pas que la chair : l'esprit aussi, mais putain, qu'est-ce-que c'est bon !


Powa

mercredi, septembre 07, 2005

Interview de Zim'dine Zim'dane à notre confrère Shoo²


Zidane: "Content d'en être"

mar 06 sep, 21h29

DUBLIN, 6 sept (AFP) - - Le capitaine de l'équipe de France de football Zim'dine Zim'dane a confié mardi, à shooShoo, à Lansdowne Road, son plaisir d'être présent à Dublin pour y casser du rouquin et du buveur de bière.


Q: Comment l'équipe de France aborde-t-elle cette rencontre ?

R: "On est bien, à l'aise, tranquilles, décontractés du zboub, on marquera quand on aura envie de marquer.

Q: Quel maillot pour ce match pour l'équipe de France ?

R: "bon ben, je pense que les irlandais vont jouer en vert. Mais il est aussi important pour nous que pour les Irlandais de mettre un maillot . Ils devront impérativement porter un short s'ils veulent continuer sur la même voie. Et nous de la même manière, si on veut espérer quelque chose dans ces qualifications, il faudra mettre un short. On est venu ici pour gagner, c'est sûr, mais il ne faut surtout pas perdre nos shorts.

Q: Comment doit se comporter l'équipe de France ?

R: "Il ne faudra à aucun moment, quoi qu'il arrive, faire les folles. On n'aura peut-être pas la liberté de se travestir comme on l'espère parce que les irlandais sont super cathos, mais il ne faudra jamais avoir la sensation de ne pas être gay."

Déclaration importante


"J'y pense, a déclaré mardi le champion dans l'Austin American-Statesman. Je pense que c'est le meilleur moyen d'emmerder (les Français)."
(Photo copyright FTDM !!)

mardi, septembre 06, 2005

"Dans un entretien accordé au quotidien texan The American Stateman, Lance Armstrong a confié qu'il envisageait de revenir sur le Tour de France en 2006. Enervé par les accusations de dopage à son encontre, le septuple vainqueur de la grande Boucle envisage de sortir de sa retraite pour tenter d'ajouter un huitième succès dans la Grande Boucle".

Dans une communiqué laconique, l'homme fort du Texas se dresse en Héraut de l'Amérique agenouillée . Tel le Minotaure, ce monstre hideux, au corps d'homme et à la tête de taureau, Lance va manger du journaliste franchouillard et avaller du kilométre de macadam ( Cowboy va...) pour laver l'affront qui lui est fait. Du lourd pour les scribouillards le " The Team" (excuse my french), ça c'est du scoop !!! Le retour du Paria, du Villipendé du Banni !!!! Quelle belle couv'. Quelles belles lignes ....

Lance Armstrong est un bon gars, un "redneck" de la plus pure espéce, nourri aux hormones de croissance, aux exploits des Joe Montana et des Pete Rose, emblèmes de l'Amérique blanche, républicaine, patriote....
Lance Armstrong, comme son patronyme l'indique, est un gars costaud , "stronger than the thunder", pourtant c'est un insuffisant rénal voire un anémique, du moins c'est ce que ses cures répétées d'érythropoïétine (EPO) suggérent.
Mais que nenni, quand le frenchy déblatére ( comme Sepp) sur l'idole, le reflexe canon du sextuple vainqueur du Tour c'est l'attaque, "le meilleur moyen d'emmerder les Français" dans le texte .

Nous, pauvres blaireaux, nourris aux secondes places des Poulidor et Thévenet, nous, braves conquérants bretons des grandes boucles des années 80, nourris au "Fruité c'est plus musclé" d'un Merçi Bernard providentiel, Hinault Héraut...

Nous, binoclards intellos, nourris aux exploits d'un "il a fait le trou "Fignon", nous autres disais-je n'avons pas attendu l'arrivée des supermarchés Seven Eleven, des Postiers amerloques, des Andrew Hampsten, des Greg Citron, pour nous esbaudir devant les exploits de Lance "Trop Fort", des ricains qui viennent faire vibrer les 40 dents sur l'asphalte de la DDE.

Un conseil , Lance, fais reluire ta Sherryl au coin du feu de ta jolie Penthouse espagnole, évite d'emprunter les "Widding Roads" de la Grande Boucle, et "if it's makes you happy " raconte tes exploits d'antan à tes mômes et le temps des rires et des champs où les organisateurs du Tour de France déroulaient le tapis rouge, couleur sang hematocryte, au pied de l'imposteur que tu resteras !

Ca fait 20 ans que je m' 'emmerde à regarder le Tour de France.Les vainqueurs depuis "le Blaireau" sont insipides, je regrette les envollées couillues de ce Breton, ces envollées qui étaient aussi fraîches que le lait qui accompagnait mais "Prince de LU", accessoires indispensables de mes aprés- midi adolescentes des mois de Juillet parisiens. Avec ça j'étais prêt à escalader le Galibier, prêt à bondir aux attaques d'un Jean-François Bernard, héritier improbable, mais dont je me souviendrais toute ma vie, plus encore que le fer de Lance .....

Shoo2